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 Entre deux chaises [Alec]

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MessageSujet: Entre deux chaises [Alec]   Dim 26 Juin - 22:48

Sa directrice de maison lui avait bien tapé sur les doigts. Jamais il n’avait vu le professeur Chourave dans cet état là. Il avait baissé les yeux. Et écouter le sermon, comme le bon petit chrétien devant le prêtre, dans une quelconque église.

Sa petite balade n’était pas passé inaperçue. Pourtant, il avait cru que si. La veille il était rentré dans le château… et avait parcouru le moindre couloir à pas de loup jusqu’à sa chambre commune à qui il murmura le mot de passe. Heureusement qu’il n’avait pas besoin de grimper six ou sept étages. Sain et sauf dans le dortoir, Louis monta les escaliers… et s’étendit sur son lit, vide comme une moule. Allongé, il pensa aux événements de la soirée… le regard vide. Le souvenir de la douleur restait intact en lui. Elle parcourait le moindre centimètre de sa peau, lui rappelant sa bêtise. Tout le trajet le séparant de ses draps et de Morphée, Louis s’était sentit mal. Quelques tremblements manquèrent de trahir sa vive émotion. Il se mordit le poignée et s’efforça de ne pas lacher de sanglots, bien que quelques larmes coulèrent doucement. Elles fuyaient ce encore trop endolori et marqué par un tel sortilège. S’il n’en tenait qu’à lui, il aurait hurlé une nouvelle fois. Mais il avait des camarades Poufsouffles qui dormaient dans la même chambre que lui. Il ne devait pas les réveiller. Il ne s’endormit que très tard, forcé de repasser tous ces moments passés avec le mangemort dans sa tête. Cela lui fit plus mal qu’autre chose. Sa nuit ne fut pas facile et peu longue. Quelques heures et encore. Le lendemain, arrivé à la grande salle, il s’était assis aux côtés de ses sœurs. Il ne remarqua pas Louise… mais toute deux durent se rendre compte d’un truc avec lui bien qu’il s’efforça de leur sourire. La douleur ne l’avait pas encore quitter.
- Louis… tu es passé devant ? demanda Lou, la voix douce.
Il ne la regarda pas tout de suite. Il fronça les sourcils. En temps normal, il l’aurait entrainer dans un coin et lui aurait tout dit. Pleurs et sanglots auraient suivit. Mais aujourd’hui il ne pouvait rien avouer. Le Pouffsouffle hocha… positivement la tête. Après tout c’était vrai, vu le comportement de Sirius Black… Sirius… Sirius. Pense à Sirius Louis. A personne d’autre. Oublie Alec et ses doloris.
- C’est qui ? Demanda t-elle.
Il ne répondit pas. Il fit non de la tête signe qu’il ne répondrait pas tout de suite. Il regarda le contenu de son assiette et commença à manger. Pense à Sirius. Sois en colère Louis. Pique une crise s’il le faut. Mais rien à faire… il restait aussi inexpressif que son professeur d’histoire de la magie. Il regarda Lou et s’apprêta à lui parler lorsqu’une voix sévère retentit derrière son dos. La sous directrice du château, Mrs Mcgonagall ainsi que sa directrice de Maison, Mrs Chourave le regardait fixement. Lou lui jeta un regard interrogateur. Qu’avait donc fait son frère. Louis se leva devant eux et les fixa.

- De Rothschild. Dans mon bureau s’il vous plait, siffla la sous directrice.
Cette dernière semblait s’être levé du mauvais pied. Il émit un petit sourire et hocha la tête tout en répondant poliment.

- Tout de suite, Professeur, dit-il en hochant la tête.
Louis prit ses affaires, tout en ignorant les questions de ses sœurs. Il ignora les regards des étudiants sur lui. Cela lui passait au dessus de sa tête.


- Vous avez sécher les cours, promener la nuit dans le parc, pré au lard ainsi que les couloirs et vous vous en fichez comme de votre première robe !
Il ne répondit pas, affalé sur le bureau, le regard ailleurs. Il semblait ignorer les vociférations de Mcgonagall. Chourave en rajoutait parfois.
- De Rothschild, tenez vous droit. Ne faites pas l’effronté… ! Vous allez beaucoup trop loin !
- Pourtant, je suis toujours dans votre bureau, soupira t-il.
- Ne répondez pas ! Clama Mcgonagall en abbattant son poing sur son bureau.
Louis ne sursautta pas et détourna la tête. Chourave soupira et attira son attention d’une voix plus calme.

- Il ne vous ai rien arrivé tout de même. Vous nous diriez si quelque chose vous
- Rien du tout. Merci beaucoup. Je n’avais pas envie d’aller en cours. Je ne me sentais pas bien, répondit-il en tripotant sa baguette.
- Vous vous referez une santé en retenue dans ce cas.
- Si ça vous chante ,
répliqua t-il de mauvaise humeur.
Les deux professeurs le regardèrent les yeux ronds.

- … oui professeur, dit-il, en cessant ce petit jeu.
- Je vous enverrais un courrier pour votre retenue. En attendant, retournez en classe. Vous avez cours je suppose.
- Oui… mais je n’irais pas… pas aujourd’hui ni demain, je veux… je veux partir, murmura t-il, plus pour lui-même.
L’avait-il vraiment dit ? Il releva la tête. Il parut assez pâle. Il pria silencieusement que cette requête soit respectée. Il voulait… partir un moment. Tout allait de travers et les regardes des étudiants le taraudaient.
- Vous êtes sur que vous allez bien… ?
- Oui, je veux juste rentrer chez moi. Si cela ne vous ennuie pas.

Il n’était jamais rentré chez lui dans ce genre de contexte. Si Poudlard devait représenter une seconde famille, il voulait la fuir au plus vite et l’oublier un peu.

Deux jours plus tard, il fut content d’être de retour au bercail. Son père était toujours aussi accro à ses patients. Lors de sa première journée chez lui, sa main avait saisis une bonne poignée de la poudre de cheminette et hop. Une promenade au chemin de Traverse lui ferait le plus grand bien. Aussi, ce fut vêtu d’une cape noire et d’une écharpe aux couleurs de sa maison que Louis se baladait parmi les boutiques. Le froid le glaçait plus que d’habitude. Lorsque son regard se posa sur la ménagerie magique, il pensa aussitôt à son rat, Splinter, qui mériterait bien une petite friandise. Le jeune étudiant fit quelques autres amplettes. Il se sentit un peu mieux finalement. Il n’y avait pas tous ces… regards. Ces yeux qui le fixaient lorsqu’il avait le dos tourné. Prendre du recul n’avait rien de mal. Et puis cela faisait quand même un moment qu’il n’était pas sorti de Poudlard. Au bout d’un moment, il se rendit au Chaudron Baveur pour rentrer chez lui… mais lorsqu’il vit au loin un homme qu’il connaissait que trop bien, il sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Les parois de sa cage thoracique devait être bien propre…. Allez Alice, nettoie tout ça.
Etait-ce une impression ou la douleur revenait… ? Lui qui voulait oublier tout ça…
Louis resta en retrait. Mais finit par avancer... peut-être qu’en le suivant, il en connaitrait plus sur lui. Imprudemment, ses pieds franchirent une ligne interdite. Le capuchon sur la tête depuis qu’il s’était mis à pleuvoir, il misa sur la chance qu’on ne le reconnaisse pas. Il marcha donc à une distance respectueuse d’Alec. Il l’observait de loin. Dingue qu’il soit là, comme ça, normal, et qu’il ne semble pas regrette le moins du monde ses actes sur lui… mais bon, c’était un mangemort. Et les mangemorts sont vides de sentiment. Ce sont tous des cinglés ! Louis le fila sans problème jusqu’à un tournant de rue… mais déjà son attention se porta sur une vitrine de cette allée sombre. Curieux comme une chouette, il posa son doigt sur la vitre et observa les objets qui avaient retenus son attention. Hésitant, il fit quelques pas vers l’entrée, fixé sur ces objets. La main sur la poignée, Louis hésita. Etait-ce vraiment une bonne idée ? Il était en terrain inconnu. Mais il avait déjà hésité à entrer dans cette allée. Et pourtant, il était là. Doucement, il abaissa la poignée de la porte…

… qui s’ouvrit brusquement sur le vendeur. Louis fit un pas en arrière mais le vendeur l’attira dans la boutique, tout joyeux qu’il était. Blême, Louis l’observa. Dans quel pétrin s’était-il fourré. Un coup d’œil circulaire sur toute la boutique l’informa de la nature de l’endroit. Des objets, des reliques, des statues. Des objets décoratifs en somme. Tous posés sur des dizaines d’étagères et autres armoires pleines à craquer. L’endroit n’aurait pas pu être plus sombre…. Mais vraiment propre. En effet, aucun grain de poussière ne couvrait les planches de bois fixés sur le mur. Louis semblaient être captivé par tous ces trucs. Surtout par cette collection de dague plantée au mur. Décoration bien originale…

- Bonjour mon garçon ! Salua l’homme en abatant sa main squelettique sur son dos, tu semblais vouloir entrer. Ne sois pas timide !
Curieux pour un marchand de l’allée des embrumes d’être aussi amical. Cet endroit était de plus en plus flippant. Louis le fixait, alerté par sa présence illégale en ces lieux. Il regarda le vendeur qui retourna au comptoir. Il lui fit signe de regarder ce qui lui plaisait. Au fond, le Poufsouffle était curieux. Mais pour faire plaisir au vendeur, il observa une des vitrines… puis une autre… rien que des vieilleries. Chacune devaient enfermer un secret… mais lequel ? Dangereux ? Sans doute. Le vendeur s’occupait de range d’autres objets. De temps à autres, il sentait son regard sur lui. Ce mec devait sans doute être sur la paille. Alors il espérait peut-être que lui, jeune étudiant, descendant d’une famille décadente, allait sans doute faire un achat.
C’était mal le connaitre. Louis était persuadé qu’il sortirait d’ici sans rien dans ses poches. Il prit un air désintéressé… et regarda le vendeur pour lui sourire.

- Je ne souhaite rien. Peut-être une autre fois ?
L’autre avait l’air déçu. Mais lui accorda un sourire « amical ». Et surtout édenté. Louis sortit alors de la boutique. Lorsqu’il fut hors de vue, il ne sut pas que le vendeur, exaspéré, il prit un couteau dans son bureau et le lança avec une précision déconcertante sur le mur, parmi les autres armes blanches.

Le jeune homme se retrouva dans la rue… enfin. Quelle idée de venir ici. Il fallait dire que depuis cette soirée, Louis se sentait légèrement… étrange. D’où venait cette fascination pour le monde des ténèbres ? Pourquoi avait-il demandé à être mangemort. Il n’avait pas été sérieux. Qu’il pouvait devenir cinglé quelques fois… son face à face avec la mort avait hanté ses cauchemars… pourtant, il en restait toujours aussi attiré. Un peu. Adossé contre le mur, Louis reprit sa respiration et mis ses mains dans ses poches. Mais soudain, ses yeux s’écarquillèrent de surprise. Que… sa main droite avait touché un objet. Un objet qui ne lui appartenait pas du tout. Ses doigts se refermèrent sur une sorte de chaine… et la tira de sa poche.
Il n’en crut pas ses yeux. Dans sa main, se tenait une espèce de serpent en un métal assez foncé. La crasse recouvrait la moindre de ses écailles en une couche de poussière accumulée avec le temps. Cependant, il devina l’argent qui devait se cacher derrière lorsqu’il l’essuya avec la manche de sa chemise bleue foncée. Et en considérant les deux opales qui faisaient offices d’yeux au serpent, Louis dut reconnaitre la richesse de la relique et sans doute l’histoire fameuse qu’elle devait enfermer. Allait-il la garder ? Ou devait-il la rendre à son propriétaire. Voler comme ça, dans un tel magasin… il ne pouvait avoir que des ennuis. Il ne s’était pas rendu compte du moment où sa main avait touché une vitre ou un tiroir. Peut-être que lorsqu’il avait jeté un coup œil dans cette boite… cela ne servait à rien, il valait mieux y retourner et jouer la carte de l’honnêteté… mais lorsqu’il fit un pas vers la boutique à nouveau, il se heurta à quelqu’un. Il recula, grognant quelques excuses… mais se figea devant l’identité de l’homme en face de lui. Alec ?
Louis recula d’un pas, mais… ne partit pas pour autant. Figé d’intérêt, Louis ne bougea pas. Devait-il dire quelque chose ? Ou pas ?
Quant au serpent… il s’en occupera plus tard. D’ailleurs, il sentit un glissement autour de son poignet. Comment… ? L’« animal » avait pris son aise. Heureusement que sa manche le cachait ! Il serait fin si quelqu’un remarquait son méfait.

Le jeune homme ne partit pas. Il préféra ne pas bouger. Après tout, il y avait des gens sensés partout. Même… dans cette allée. N’est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Lun 27 Juin - 13:35

« Bagne ! Franchement t’as pas autre chose comme bouquin ! Ce n’est pas vraiment ce que je t’avais demandé … »

Le dénommé Bagne sorti de l’arrière boutique brusquement. Il était grand, plus grand qu’Alec, mais large, très large. Il portait une petite moustache de la même couleur que sa robe, noire. Le mangemort n’était pas du tout impressionné par sa stature, au contraire. Cet homme était d’une débilité légendaire, des rumeurs courraient comme quoi il n’était même pas capable de faire un Lumos. Alec était venu dans sa boutique pour dénicher un livre sur la magie noire en Asie centrale, le genre de bouquin qu’on ne trouvait pas à la bibliothèque. Le libraire lui en avait préparé quelque uns mais après les avoir feuilleté, Alec se dit qu’il n’y avait rien d’intéressant… Bagne avait l’air désolé mais aussi apeuré, sans doute avait-il peur que le mangemort se fâche. Pourtant Alec n’était pas d’humeur. Il referma les livres et les rempila. Bagne se décida enfin à parler…

« Je suis vraiment désolé Mr Easton … Mais je ne pense pas me tromper en pensant que vous avez bien ce genre de livre dans votre département au … »

Il s’arrêta face au regard insistant d’Alec. Il y avait bien sûr de nombreuse chose au département des mystères mais le mangemort n’était pas du genre à parler de ça ouvertement. Fallait pas pousser non plus … Il remit son chapeau, salua le libraire d’un coup de main et quitta la boutique.

Il n’y avait pas grand monde dans l’allée des embrumes aujourd’hui. Il était pourtant une heure raisonnable mais Alec se dit que c’était peut être ça qui rendait la rue vide. Certains commerces étaient fermés. Devant ce vide, Alec se décida à rejoindre le chemin de Traverse pour passer à Gringotts chercher de la monnaie. Il bouscula une jeune fille qui n’avait décemment rien à faire ici mais il s’en fichait. A propos du meurtre qu’il avait commis l’autre soir, personne n’avait retrouvé le suspect. D’ailleurs, la gazette, infiltré par quelques mangemorts n’en avait absolument pas parlé. Alec, lui, en avait touché quelque mot à son maitre celui-ci lui avait répondu que son travail, comme toujours, était irréprochable. Le mangemort était donc de bonne humeur.

Soudain, quelque chose l’arrêta. Un gamin se tenait en face de lui. Alec semblait le connaitre, mais il ne savait plus d’où … Il réfléchi un instant, sa tête lui revint enfin. Il rigola intérieurement tout en s’approchant de lui. Il ne savait même pas son nom mais il semblait figé. Alec se souvint du Doloris. Ouai bon … Faut dire aussi qu’il était tombé au mauvais moment au mauvais endroit alors c’était normal qu’il se soit un peu énervé. Le mangemort jouait bien les modestes … Alors qu’il fut à distance convenable de son interlocuteur, Alec lui lança un petit coup de tête.

« Toujours là ou il ne faut pas ?! »

Il disait plutôt ça amicalement. En faite il s’amusait bien du fait que le garçon semble avoir peur de lui et comme toujours, Alec n’avait pas prévu de faire dans la dentelle…

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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Lun 27 Juin - 14:32

C’était ça, la manière de dire bonjour des Mangemorts ? Louis le regarda donc. Il n’allait tout de même pas partir en courant n’est ce pas ? Le souvenir du Doloris restait encore intact. Il se souvint de la petite crise de nerf qu’il avait piqué d’ailleurs peu après. Juste avant de rentrer de sa petite ballade. Comme il n’avait jamais connu pareille douleur, une telle réaction ne pouvait qu’être normal. Personne n’en saurait rien de toute façon. Mais il se tint à distance respectueuse tout de même. On ne sait jamais. Ces mangemorts… tous des pourritures. Hautains et très souvent imbus d’eux même. Pourtant celui qui se tenait devant lui, semblait être un homme tout à fait… normal et convenable. D’ailleurs, quelque chose que Louis n’avait pas tilté aux premiers abords était cette effroyable ressemblance avec… Edward. Cet homme qu’il avait connu durant une bonne partie de son enfance. Il ne répondit pas tout d’abord, se demandant bien comment il avait fait pour ne pas le remarquer. Lou lui aurait sauté dessus c’était sur. Mais ce n’était pas lui qui avait couché avec. (Mal)heureusement.
Louis regretta de ne pas avoir de sécateur sur lui. On ne sait jamais. D’ailleurs, tentative ratée. Peu avant de partir chez lui, il avait tenté de remettre le sécateur en place. Manque de bol, Chourave l’avait aperçu. Ses retenues dureraient jusqu’à noël aux serres de botaniques. Et n’oublions pas les nombreuses heures qu’il passerait dans la salle de trophée pour se refaire une santé. Les elfes de maisons se la couleraient douce.
Le jeune Poufsouffle croisa les bras et le regarda, une attitude qu’il avait lorsqu’il devait rester sérieux. Bien que détendu. Ses manches recouvraient son poignet, celui où le serpent reposait. Il n’était pas visible et c’était tant mieux.


« Rassure moi, cette fois ci rien de trop illégale j’espère… »
Dit-il en souriant non sans serrer la mâchoire.

Et c’était lui qui parlait d’illégalité ? Laissez-moi rire. Cependant, il ne remarqua aucune agressivité ou violence chez lui. Mais méfiez vous de l’eau qui dort. Il réalisa ensuite qu’il connaissait le prénom de son ancien bourreau. Alors que lui non. Devait-il se présenter ici ? Non, non, non, fausse bonne idée. Il ne dit rien, après tout, s’il voulait le savoir, il n’avait qu’à le demander. Cependant, une question lui brula les lèvres, au point d’entrouvrir la bouche pour la poser mais il ne dit rien. Au sujet d’Alec, il en avait des chose à lui demander. Mais il ne demanda rien, préférant le regarder. En réponse au tout amical de son vis-à-vis, il demanda gentiment :


« Est-ce que j’ai le droit de te parler, de te poser des questions ou… tu vas m’épingler sur place ? »

Avec le sarcasme en plus. Mais sans élever la voix ni en devenant méchant ou autre. Il se comporta naturellement. Rien à voir avec le jeune homme apeuré de l’autre soir. En de telles circonstances, Louis savait encore rester très calme. Ce n’était pas dans une allée comme celle-ci qu’il allait l’attaquer. Mais c’était un endroit mal famé tout de même.
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Lun 27 Juin - 16:57

C’était bien le garçon de l’autre coir et il semblait beaucoup moins apeuré et crispé. Peut être parce qu’il ne se trouvait pas dans une ruelle sombre et déserte en face d’un mangemort qui venait de tuer un homme honnête. Peut être … Alec était aussi détendu. En faite, il s’amusait bien de le voir ici. Il se doutait que ce garçon devait avoir eu la peur de sa vie l’autre soir mais il n’en mesurait pas les conséquences, il espérait juste bien s’amuser. L’étudiant lui lança même une boutade sur l’illégalité ou non de sa présence. Alec ne pu s’empêcher de sourire. Même si ses souvenirs étaient vagues, il avait bel et bien à faire à un garçon qui avait pas mal de culot. Ca lui plaisait bien lui d’avoir à faire à quelqu’un qui a du caractère. S’il avait été énervé, il aurait pu lui répondre d’aller se faire voir mais bon, il était plutôt de bonne humeur. Il répondit avec légèreté, comme s’il s’adressait à un ami de longue date …

« Tu parles trop, les murs ont des oreilles et si je me souviens bien tu m’as fais une promesse … »

Il faisait bien entendu allusion aux menaces qu’il avait proféré à l’encontre de sa famille, promesse forcé entre autre …C’était justement pour lui rappeler que, non, il n’était pas un ami de longue date mais quelqu’un qui en savait trop. Tout de même, il l’aimait bien c’petit. Audacieux, surprenant, un brin de bravoure. Le garçon lui envoya une autre boutade à propos de ce qu’il avait le droit de dire ou non. Cette fois ci, Alec explosa de rire. Il avait l’impression de se trouver face à un gamin qui voulait comprendre plein de chose mais faisait tout de travers. Il trouvait ça tout particulièrement intéressant de voir comment il réagissait. Il utilisa le ton de l’ironie…

« T’épinglé ? Mais d’où peut bien provenir cette idée là ? Tu n’as rien fait de mal, toi … »

Il insista sur le dernier mot. Ce garçon avait vu George Miltendon mourir et il savait qu’il en garderait quelque séquelle. Après tout, lui aussi ne s’était jamais vraiment remis de la mort de sa mère, la preuve. Alec glissa une main dans les poches de sa veste. Il fumait beaucoup trop en ce moment …Il tendit son paquet à l’adolescent tout en allumant sa cigarette. Il avait toujours le sourire aux lèvres, un fin sourire, presque sadique …

« Une cigarette ? »
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Lun 27 Juin - 17:52

Leur entrevue d’aujourd’hui semblait bien plus calme que la dernière fois. C’était étrange… cet homme lui avait envoyé un doloris en pleine tête. Et aujourd’hui, ils discutaient comme… normalement. Comme s’il n’était qu’un homme parmi d’autres. C’est à un moment que celui-ci où l’on pouvait penser à tout va. Sans craindre se faire tuer. Il pensa alors au jeune Alec, celui qu’il avait que très peu côtoyer. Sans doute par crainte et aussi au vu de la différence d’âge. Le moment où Louis l’avait vu de très près, était ce moment où il s’était fait attraper à se venger d’un de ses camarades de classe. Manque de bol il l’avait raté. Il fut alors condamné à nettoyer les trophées. D’ailleurs, ces derniers temps, c’était LUI et LUI seul qui nettoyait ces trucs. Il les connaissait par cœur. Et puis ce jour là, paf. Alec était sans doute entré dans cette salle pour on ne sait quoi. Louis s’était alors retourner et l’avait regardé, arrêtant son geste. C’était quelque chose de grisant. Comme si quelqu’un d’important était rentré. Un être riche et « vide » à la fois. Une sensation étrange l’avait titillé. Pourquoi cet adolescent émanait quelque chose d’aussi grave et doux à la fois. C’était sans doute cette manière de regarder les gens. A cette époque là, Louis ne savait pas que le regard d’une femme le laissait indifférent. Le garçon lui avait accordé un regard… et il était parti. Sans doute pour regagner sa salle commune. Il devait être là pour vérifier un nom ou une date sur les trophées, c’était courant. Louis avait apprécié cette présence, admirer cette façon de marcher avec nonchalance. Mais il en avait aussitôt rougit. Puis s’était sentit bête. Il en avait entendu des vertes et des pas murs à son propos. Alec en a montrer des facettes de sa personnalité. Mais bon, ce n’était pas comme si il se souviendrait d’un petit Poufsouffle comme lui… bon dieu, pourquoi s’arrêter aux noms des maisons quelques fois.
C’était étrange de se retrouver comme ça, devant une connaissance. Avait-il l’air admiratif ? Peu en fait. Il ne le montrait pas bien que ses yeux semblaient briller quelque fois. Juste un peu. Tout en restant fixe.
Cependant, il ne put s’empêcher de répondre avec un certain panache :


« Ha bon, j’ai promis quelque chose, moi ? »

Etait-ce pour rire ? Sans doute. Même s’il avait dit cela d’un ton interpellé. Mais il savait de quoi il parlait bien sur. Il acquiesça tout de même. Bien sur. Il était fidèle. Mais lorsqu’il continua sur sa lancée, le rire d’Alec le fit reculer d’un pas. Lorsqu’un mangemort riait, mieux valait se méfier. Il y avait encore une certaine méfiance. Dès qu’un geste de sa part lui paraissait trop déplacé ou même brutal, le jeune étudiant se braquait. Mais s’efforçait de s’ouvrir. C’était comme devant un hyppogriffe. Mieux valait ne pas montrer trop de peur. On ne savait jamais.
Il sourit cependant…


« Lorsque je t’ai demandé pourquoi tu… »

Il laissa sa phrase en suspense, mais il savait que le mangemort comprendrait. Il sous entendait bien sur sa raison personnelle de basculer du côté du mal.

« Hé bien… » Hésita t-il tout en réfléchissant « tu t’es... énervé. D’où ma prudence sur certaines interrogations sur ton compte »

Il lui jeta un coup d’œil lorsqu’il entendit qu’il n’avait « rien fait de mal ». Pas encore, voulut-il répondre. Mais c’était inutile. Il sursauta au geste qu’eut Alec en mettant sa main dans sa poche. Il eut un geste de recul mais se rassura aussitôt. S’il en voulait une ? Louis acquiesça tout en répondant :

« Je ne fume pas… »
Dit-il en en prenant tout de même une qu’il roula sous ses doigts. « Mais j’aime bien l’odeur. »

Tendit qu’il tendit la main pour en prendre une, sa manche s’enleva quelque peu pour laisser découvrir la fine queue du serpent. Il pensa que cet objet était un peu sale… la suie recouvrait son corps d’une couche noire et poussiéreuse. Il se promit de le nettoyer une fois rentré. Louis prit sa baguette et alluma la clope qui se consuma immédiatement. Il passa l’objet entre ses lèvres et tira une bouffée, juste histoire de renifler l’odeur. Il la tenait entre ses doigts et humait le parfum qui s’en dégageait. De temps en temps, le De Rothschild achetait un paquet et le passait entièrement en l’espace d’une semaine. Il avait de biens étranges gouts. Tout en humant, il murmura :

« Louis De Rothschild ».

Au moins, ils étaient à égalité.
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Mar 28 Juin - 13:11

Louis devait s’étonner de voir un Alec aussi détendu et paisible que ça. Rien à voir avec celui qu’il avait croisé par malheur l’autre soir. En même temps, il vaut mieux s’attendre au pire de la part d’un homme qui avait tué un innocent si froidement. Le déranger dans son travail n’était pas la meilleure façon de faire connaissance avec le mangemort. Il nota tout de même le malaise de Louis à lui parler avec humour … Normal. Mais celui-ci fit l’effort de lui répondre avec un certain humour. Alec lui lança un regard fixe, très sérieux, mais avec un léger sourire, ce qui s’signifiait : « de l’humour ok, mais tu as intérêt à la tenir cette promesse ! ». Il nota que Louis recula lorsque le mangemort rigola. La peur ? Surement … Mais que pouvait donc faire Alec dans cette rue ? Ou plutôt, y avait-il un cœur dans ce corps de mangemort ? En effet, on pouvait se poser la question … Ceux qui connaissait Alec savaient que tout ce qu’il faisait été dans un but précis, même de rire aux éclats dans une rue malfamée …

Il trouva Louis bien insistant. A nouveau, il sembla réitérer sa question sur la raison de son statut de mangemort. Mais cette fois ci, Alec ne lui envoya pas un Doloris, valait mieux éviter. Il préférait être pédagogue, enfin à se manière bien sûr …

« Tu ne poses pas les bonnes questions … Tu devrais plutôt te demander ce qui pousse un adolescent à tuer sa propre mère à l’âge de 15 ans … »

Il restait évasif, non il n’en parlerait pas. C’était une autre manière de rappeler à Louis qu’il devait se méfier mais pas seulement … Selon Alec, on n’entre pas chez les mangemorts pour servir les forces du mal, pas uniquement, ni pour ne servir que le seigneur des ténèbres … Il existe d’autre raisons bien plus obscures et plus personnelles, propre à chacun… Elles dérivent souvent de la peur. La peur de décevoir, de l’échec, de la mort … On ne pouvait pas résumer ça à un simple désir, au simple mot de « mangemort ». C’est un groupe de gens qui viennent du même endroit pour un même but… Il sentit le malaise du garçon et lui jeta un regard qui signifiait : « Ca aussi, ça ne sort pas d’ici… » A force, il devait avoir saisi le sens de tous ces signes …

Louis tendit le bras pour saisir une cigarette. Quelque chose brilla autour de son poignet. Cela n’échappa au directeur du département des mystères mais il ne dit rien. Il attendit que le garçon eu allumé sa cigarette en tirant à nouveau sur la sienne. Enfin, enfin il se présenta. Le garçon dont il ne connaissait pas le nom en avait un, et pas des moindres, les De Rothschild … Il en avait vaguement entendu parler, peut être pas une fille plus âgée que lui … En tout cas il connaissait ce nom. Des sang-pur sans doute … Alec souri à Louis, plutôt sincèrement.

« Enchanté … Et qu’est ce qu’un garçon de bonne famille fait-il dans cette rue malfamée … »

Il marqua une courte pose élargissant son sourire …

« Avec un serpent d’Eichernoff autour du bras ? … »

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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Mar 28 Juin - 14:41

Lui il posait trop de question ? Oui c’était vrai. Mais il était curieux. Selon lui, ce n’était pas un vrai défaut. Sauf lorsqu’elle était mal utilisée. Il fallait s’interesser à son prochain pour le découvrir. Il sourit un peu… et répondit tout de même :

« Je m’arrête alors. Dommage j’aurais voulu savoir de quelle marque était ton chapeau. »


Mais la suite de la phrase fut bien plus terrible. Il rata un battement de cœur. Ses doigts tenaient toujours la cigarette mais il fixait Alec. Etait-ce vrai… ? L’odeur de cigarette emplissait ses narines. Si Alec voulait qu’il arrête de poser des questions, hé bien c’était réussi. Il fit un signe de tête positif. Il ne répondrait pas de toute manière et c’était normal. Faussement agacé, Louis leva les yeux au ciel, écarta les bras avec lassitude mais légèrement en faisant mine de dire « Très bien, man, je me tais ». Mais il resta amical malgré tout. Après tout, en temps normal, le jeune homme n’avait rien de méchant. Il discutait tant qu’on lui parlait, et riait tant qu’on l’amusait. Mais aujourd’hui, les seules fois où il rirait, ce n’était sans doute pas pour être amusé. Mais il sourit lorsqu’Alec le regarda avec cet œil inquisiteur. Il fit non de la tête discrètement. Il ne trahirait jamais ce genre de chose. On lui faisait confiance pour ça après tout. C’était l’une de ses grandes qualités.
Il abandonna les questions pour le moment. Depuis la dernière fois, il ne cessait de penser à sa probable mort et cela le minait plus qu’il ne voulait l’avouer. Mais il restait le même. D’humeur légère et égale. Mais pourquoi lui avait-il dit cela ? Louis pencha la tête de côté songeur. Il l’avait vu tuer un homme, savait qu’il était un mangemort et mis au courant d’un meurtre tout de même grave. D’ailleurs, il ne montra pas d’horreur. L’avait-il remarqué ? Devant un mangemort, Louis suivait une règle primordiale : limiter le plus possible les débordements d’émotions. Ce fut sans doute pour cela qu’il le regarda en souriant légèrement.


Il se demanda ce que c’était d’être mangemort. Avait-il de bonnes raisons de le devenir lui ? Se laisserait-il avoir ? Il parait que Voldemort « recrute » les jeunes étudiants. La preuve que oui. Comment basculait-on la dedans ? Il n’en savais rien. Pourtant cet univers le fascinait. Toutes ces choses qu’on cachait aux gentils sorciers tout innocents. Ces livres qu’on censurait. Ces sortilèges qu’on interdisait. Et ces objets que l’on abandonnait dans un grenier, apeuré par ses pouvoirs et ses dangers. C’était l’aspect qui attirait Louis…
Mais parfois, il s’imaginait devant ceux qui s’étaient déjà moquer de lui plus ou moins ouvertement. Comme Sirius Black. Intérieurement, il se méfiait de lui. Il savait qu’au fond, toute l’école connaissait ses petits secrets. La population sorcière « acceptait » l’homosexualité. Mais légalement. Cependant, ce n’était pas bien vu. Sa vie pourrait prendre un tournant négatif si l’on connaissait son orientation. La vengeance serait-elle suffisante ? D’un côté, il ne voyait pas pourquoi rester dans un tel camp si la plupart des gens étaient moqueurs et intolérants. Il n’accepterait qu’une seule direction : celle qui l’accepterait tel qu’il est.
Il tourna la tête vers Alec qui avait enfin entendu son nom. Lorsqu’il murmura « Enchanté », Louis fit de même. Et comme il faisait partie d’une « bonne famille », il montra la politesse que l’on lui avait inculquée de force. Il tendit alors la main, pour serrer celle du mangemort.


« Enchanté », dit-il avec politesse.

Bien sur qu’il le connaissait déjà. Mais c’était pour la forme. Et faire un pacte. Il ne dirait jamais rien, puisqu’il craignait peut-être pour son silence. A moins que… après tout, il lui avait dit qu’il avait tuer sa mère. Il sentit un frisson le parcourir mais l’ignora. Mais tendit qu’il avait la main tendit, il entendit une remarque sur le… serpent d’Eichernoff ?
Croirait-il qu’il l’avait trouvé dans sa poche ? Etait-il un voleur au fond ? Il se demanda si les litiges entre marchands des embrumes étaient pris en compte. Il bougea un peu les doigts, ce qui força l’animal à sortir doucement sa petite tête et observer Alec de ses deux opales. Louis l’observa, haussant le sourcil. Et regarda un peu partout. Personne pour le moment. Mais c’était imprudent.
Il se rendit compte de la saleté qui devait recouvrir l’argent. Et du mal que le serpent avait à se tordre dans tous les sens, comme s’il ressentait de la douleur lorsqu’il bougeait.

« Je l’ai trouvé dans ma poche. Comme le sécateur. »

Il rit un peu.


« D’ailleurs, je me demande ce que j’ai encore dans ma poche aujourd’hui… » se demanda t-il, songeur. Mais il s’interessa plus au mot qu’avait prononcé. « Eichernoff… ? »
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Mar 28 Juin - 18:15

Louis semblait avoir pris conscience que certaines informations ne se donnent qu’en gage de confiance. Alec ne le connaissait pas. Jamais il ne parlerait de ce genre de chose à un inconnu… Le garçon ne put s’empêcher de lui envoyer une boutade. Alec répondit par un sourire. L’humour n’était quand même pas sa tasse de thé. Il serra amicalement la main du garçon, comme s’ils venaient juste de se rencontrer… Il remarqua à nouveau le serpent. Il semblait serré sur son bras… Que faisait cet objet en sa possession ? Alec était curieux… Il avait toujours eu une passion pour les objets magiques issus de la magie noire et connaissait un peu ce serpent. Mais ce garçon n’avait franchement rien à faire avec…

Alec rigola à sa réponse. Dans sa poche … mais bien sûr … Le coup du sécateur lui fit se souvenir de cette nuit là. Louis semblait s’en rappeler comme si c’était hier mais pour Alec, c’était plus vague. Après avoir tué le médicomage, il avait été dans une sorte d’état presque second. Bien sûr il se contrôlait mais … Certains de ses souvenirs sont flous, notamment le sécateur … Tant pis, il ne releva pas la blague … Il s’empara du poignet du garçon, assez fermement et attrapa l’objet par la tête, comme si c’était un vrai serpent. Mais celui-ci semblait engourdi par la crasse. Sans attendre la moindre protestation de Louis, il tira sa baguette. Celle-ci alla toucher le front du serpent. Alec marmonna une incantation douce comme une mélodie et toute la rouille de l’objet disparu. Entre temps le serpent s’était figé…

« Ne me fait pas croire que ce genre d’objet a atterri dans ta poche comme par magie ! Je déteste les mensonges … »

Le serpent fixa Alec d’un regard noir, ce dernier semblait tout à fait à l’aise.

« Les serpents d’Eichernoff sont les reliques d’un mage noir de l’est, j’en ai déjà vu passer un, au ministère. Autant te prévenir tout de suite, ces objets n’ont pas été créés pour te tenir compagnie… »

Il y a un an, au ministère, Alec avait vu une copie de cet objet. D’apparence inoffensive, il avait déduit des recherches des langues de plomb que le plus dangereux était contenu dans leur venin. L’affaire était ensuite remontée au département de la justice magique qui classa l’objet dans la catégorie la plus dangereuse … Il fixa à nouveau le serpent d’un air septique … Comme s’il cherchait à lire dans ses pensées. Il marmonna, plus à lui-même qu’autre chose …

« Le plus étonnant, c’est qu’il soit régit par une forme de magie indépendante de la volonté d’un homme … Je me demande si … »

Il se reprit. Releva la tête et s’adressa à Louis.

« Ne viens pas te plaindre si un jour tu te fais tuer à cause de ça … »

Il lui tendit le serpent, comme s’il avait fini de l’examiner … L’objet l’avait intrigué et lui avait totalement fait oublier qu’il se trouvait face à Louis. Il n’était pas au département des mystères pour rien …
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Mar 28 Juin - 19:23

Louis ouvrit grand les yeux lorsque la main d’Alec le saisit. Pourtant, le geste était amical lorsqu’ils s’’étaient serré la main. Mais peu après, son poignet se retrouva prisonnier dans ses serres, intéressé par ce serpent. Louis commençait à se braquer. Il soupira silencieusement mais ne dit rien, se contentant de pincer les lèvres. L’objet déjà serré autour de son poignet, comme s’il avait peur de tomber, était déjà bien assez désagréable. Mais cette main. Il sentit son autre poing se serrer mais cela ne dura qu’une seconde. Tactilement, il était sensible. Et s’irritait à la moindre indélicatesse. Pas étonnant que son humeur puisse être massacrante depuis ce jour. Alec prit l’animal dans sa main et le décrassa. Il haussa le sourcil lorsque sa couleur vint frapper ses yeux. Cet argent, cette richesse… il n’en croyait pas ses yeux. Il fixa l’objet, qui lui retourna son regard. La suie se volatilisa dans un tourbillon noir, ce qui libéra toute les écailles.
Alec parla à son propos. Il ne dit rien car n’appréciait déjà pas qu’on lui coupe la parole. Mais c’est qu’il aurait voulu le faire ! Que lui arrivait-il d’un coup ? Il était pourtant de bonne humeur au début de leur entrevue. Quoique juste apeuré. C’était officiel, Louis était d’humeur changeante. Il se braqua encore plus lorsque le mangemort parla de mensonge.
Mais Louis ne parla pas encore. Il s’intéressa plus qu’il n’en avait envie à ce qu’il disait. Il avalait ses paroles comme s’il s’agissait du professeur Shelton à Poudlard. Il aimait écouter les gens qui savaient de quoi il parlait. Louis le regarda de temps en temps mais restait figé devant le serpent. Comment savait-il toutes ces choses ? Pourquoi parlait-il comme s’il travaillait au ministère ? Que faisait-il dans la vie ? Quel était son métier ? Sa langue voulait se délier mais il se retint et ne dis rien. A quoi pouvait-on s’attendre de quelqu’un qui ne répondrait pas de toute façon. Voilà des pensées bien optimistes… Il avait des questions à poser là aussi. Il était curieux, très curieux… trop curieux. Mais il la retint cette curiosité. Il parut frustré de ne pouvoir demander ce qu’il voulait. Peut-être plus tard.
Attendez… il n’allait tout de même pas chercher à rester dans l’entourage de cet homme tout de même ? Il était un peu forcé mais le mangemort pouvait le contrôler à distance. Ce qui le frustrait aussi, était surtout de n’être qu’un gamin curieux à ses yeux. Que voulait-il au juste ? Valoir quelque chose ? Etrange venant de sa part. L’homme lui rendit l’objet. Louis soupira. Il aurait voulu paraitre plus… exaspéré. Mais il semblait curieux d’en savoir davantage.


« Il va falloir t’y faire avec mes « mensonges ». C’est la vérité », répondit le Poufsouffle, quelque peu irrité. « J’ai plongé ma main dans ma poche, il était là. »

Il se tut un moment. Son ton était-il acceptable ? Il n’en savait rien. Il avait l’impression de parler à un… prof. C’était désagréable à dire car il n’aimait pas les statuts. Il a toujours vécut sans figure autoritaire devant lui. Accepter l’autorité d’un prof avait été difficile pour lui à son arrivée à Poudlard. Le Poufsouffle le regarda… son regard trahissait-il cette forme d’admiration qu’il ne cessait de refouler en lui ? Mis à part Shelton et quelques autres, les paroles pleines de connaissances d’Alec le clouaient sur place.

« C’est intéressant. Mais je suppose que tu ne diras pas ce qu’est cette… magie indépendante de la volonté d’un homme. Je parle trop, j’ai compris. Mais au moins je suis prévenu » dit-il en tendant la main vers le serpent.

Ce dernier, agile et en pleine santé, entrelaça doucement ses doigts, dans une longue caresse. Louis le regarda en souriant. Cet objet lui plaisait. Malheureusement, Alec ne lui en dit pas plus. Il parlait du ministère hein ? Que fallait-il faire lui posait une question ? Deux ? Trois ?

« Je ne me plaindrais surement pas, puisque je serais mort… »
Murmura t-il, la tête baissée. « Je comptais le rendre… »

Il se tut un moment. Et releva la tête vers lui.


« Je prend le risque. J’y tiens déjà. Et puis tu ne sembles pas si bien le connaitre. Il semble bien plus mystérieux qu’il ne l’est déjà. Peut-être que je découvrirais quelque chose en l’emmenant avec moi » dit-il doucement « Maintenant… pourquoi continue tu donc à me parler ? Pas que ça m’ennuie, au contraire, j’aime beaucoup mais… tu sembles… »

Il se tut… Il ne savait pas quoi dire en fait. Il stoppa et soupira, cherchant les bons mots.


« Tu sembles éviter de m’en dire plus. Alors que tu parles trop aussi. »


Voilà, il l’avait dit. Après tout, il venait d’avouer un meurtre de sang froid, et qu’il devait sans doute travailler au ministère.
… Langue de Plomb ?
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Jeu 30 Juin - 8:53


Lorsque Louis affirma à nouveau qu’il l’avait bel et bien trouvé dans sa poche, Alec haussa les sourcils. Il fixa un instant le garçon dans les yeux pour savoir s’il disait la vérité. Il semblait sincère, même exaspéré. Typiquement le genre de comportement du garçon qui à raison et qui ne sait pas vraiment comme le prouver. Par contre, le mangemort trouva lui-même ça bizarre que cet objet ait atterrit dans sa poche comme ça. Peut être l’avait il fait exprès… A ce moment là ça confirmait sa thèse, du moins son hypothèse … Alec ne nota pas la légère insolence de Louis, après tout il n’avait pas tant d’année d’écart que ça …

En effet, il n’allait pas lui en dire plus. Il y avait des choses, des éléments de recherche qui ne sortaient pas du ministère. Non. Alec était pensif. Il regarda sans bouger le garçon qui récupéra son serpent. Et s’il disait vrai ? Si ce serpent de fer était capable de se matérialiser dans la poche d’un garçon qui n’avait rien à voir avec quelconque magie noire ? Pourquoi l’aurait il fait ? Le mage qui avait créé ces objets était mort depuis bien des années, était il possible qu’une partie de sa volonté soit encore présente pour guider un serpent de fer qui n’est pas censé avoir de libre arbitre ? Il ne souhaita pas s’égarer dans sa réflexion qu’il jugea bien trop vague pour l’instant. Il se promit de faire des recherches là-dessus…

Louis murmura des paroles qui échappèrent à l’attention d’Alec, perdu dans ses pensées. Il reprit ses esprits que lorsque le garçon s’adressa frontalement à lui. S’il comptait le garder, c’était à ses risques et périls. Alec l’aurait prévenu …

L’expression d’Alec se modifia lorsque Louis l’aborda différemment. Son regard devint intéressé, un sourire se dessina à nouveau sur ses lèvres. Il s’approcha d’un pas vers lui et parla beaucoup plus doucement que d’habitude. Le garçon était toujours aussi surprenant …

« Et toi ? Pourquoi me parles-tu encore ? N’y a-t-il pas dans ta tête une petite voie qui te supplie d’être raisonnable ? De mettre fin à cette conversation et d’oublier ce mangemort ? De retourner à Poudlard gentiment, chez tes amis de Poufsouffle ? De jeter ce serpent loin de ton bras ? D’oublier … ce mort … »

Il laissa sa voie baisser à la fin. Oui, Alec le titillait, encore et toujours … Il inspira à nouveau sur sa cigarette. Sans quitter Louis des yeux, il soufflât la fumée sur son visage. Délicatement, non, pas provocateur… Il lâcha enfin …

« Es-tu perdu Louis ? »

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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Jeu 30 Juin - 9:25

Louis avala sa salive en entendant les paroles d’Alec. Il n’en savait rien. La présence du serpent dans sa poche l’avait perturbé. Il ne savait pas ce qu’il se passait dans sa tête. Il baissa les yeux vers autre part lorsque la fumée toucha son visage. Il ne savait pas quoi penser. Ni quoi faire. Quelqu’un de sain et de normal ne serait jamais venu ici. Quelqu’un d’équilibré n’aurait même pas pensé à coincer un Gryffondor dans la réserve. Un garçon de bonne famille aurait même poussé le vice à oublier toute cette histoire. Encore mieux, cette histoire de serpent ne se serait jamais produite si… il n’était pas venu ici, attiré par la présence d’un Mangemort. Les questions d’Alec le réveillèrent intérieurement. Ce n’était en vérité pas de vraies interrogations, il le savait bien. C’était… un simple constat. Adossé contre le mur, proche du mangemort, le parfum de la cigarette encore présent, Louis ne savait pas quoi dire. Etait-il vraiment possible qu’il ne ressente aucune horreur, simplement de la surprise, voir une admiration malsaine à ce genre de comportement. Il ne le regardait pas, mais était attentif.

Perdu ? Le mot l’interpella. Ses yeux bleus s’attardèrent sur lui. Perdu… bonne question. Par reflexe, il hocha négativement la tête mais le geste se perdit dans une hésitation. Il était vrai qu’il ne savait pas qui il était, ni où il irait. Il avait une idée claire de son futur métier et de l’école qu’il visait. Mais à part ça ? Qu’y avait-il d’autre ? Un immense vide. Il lui manquait quelque chose. Une passion ou autre chose. Sans projets ou autre, un homme ne valait rien. Il se tourna à nouveau vers lui et fit non de la tête… mais la réponse en fut différente :


« Je n’en sais rien… »


C’était là les paroles de quelqu’un qui ne savait pas quoi dire, ni quoi faire. Mais qui avait des idées floues. Si sa sœur Lou avait une épaule sur laquelle se tenir –et dieu seul savait que c’était réciproque-, Louis se sentait un peu… largué. Non que Lou ne constituait aucune protection, non, après tout c’’était lui qui la protégeait de tout mais…
Il y a que les choses en moment le rendaient plus ou moins vulnérable et il n’osait pas en parler.


« Ais je l’air si perdu que ça ? Il est vrai que de ma part… c’est étrange. J’aurais très bien pu ne pas te suivre dans cette ruelle. Mais je l’ai fait parce que je ne savais pas quoi faire. Et que je ne suis pas à Poudlard. Et aussi parce que je connais tous les magasins du chemin de traverse par cœur. Et que les gens qui fréquentent ces endroits m’ennuient au plus haut point. Je ne sais pas ce qu’il me faut… mais si tu me poses la question c’est que… tu dois peut-être le savoir toi non ? »

Il s’était tourné vers lui et le regardait. Ses yeux semblaient vouloir accrocher les siens. Il semblait calme mais intérieurement, c’était le chaos. Un peu comme un tas de bouquin posé en tas à rangé dans une bibliothèque. On ne savait pas par où commencer. Et on finissait par abandonner la tâche. Mais si on lui donnait de l’aide, ne serait-ce qu’un peu…
Sans s’en rendre compte, il avait tendu la main vers lui, comme pour agripper quelque chose, il ne savait pas quoi. Etait-ce une marque de faiblesse ? Ses gestes étaient parfois hasardeux. Mais toujours porteur d’un sens que l’on ne saisissait pas toujours. Il baissa la main mais ne quitta pas son regard de lui. Devait-il se méfier et partir pour de bon ?
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Jeu 30 Juin - 17:33

Impénétrable. On avait souvent dit ça d’Alec. Que cela vienne des filles avec qui il a été, ses anciens professeurs, ses amis, ses ennemis et même Voldemort le qualifiait d’impénétrable. Aucun ne peut savoir ce qu’il pense au plus profond de lui-même. Si ce regard est intéressé ou sincère. Si derrière chacun de ses gestes il y a un but ou si c’est spontané. Non personne n’a jamais su ce qu’Alec pensait vraiment. Aujourd’hui c’était Louis qui en faisait les frais. Le mangemort était-il réellement intéressé par Louis ou ne voyait-il en lui qu’un moyen de distraction ? Personne, à cet instant n’aurait été capable de le dire. Peut être que lui-même non plus ne savait plus quoi penser …

Il le regarda lui avouer sa solitude en ce moment. Son ennui aussi. Ennui qui se révélait souvent annonceur de mauvaise choses. Peut être était-ce pour cela qu’il se retrouvait dans des merdes pareils. Louis avait failli mourir de la main d’Alec mais il continuer à lui raconter sa vie, comme un ami de longue dâte. Décidement … Quel garçon étonnant ce De Rothschild …

Alec aussi s’ennuiait étant jeune. Toujours. C’est pour ça qu’il créait des jeux, ses jeux qui consistait souvent à faire les pires blague aux gens qu’il détestait mais sans jamais se salir les mains. C’était un peu comme une partie d’echec ou il était le roi. Au fond, il ne se déplaçait qu’en cas d’echec sinon, c’était ses pions et ses têtes qui jouaient à sa place. Lui ne faisait que donner des ordres et contempler le jeu. Et il n’a jamais perdu …

Il regarda à nouveau le garçon qui lui demanda si lui savait que qu’il fallait à Louis. Pour le tirer de son ennui ? De sa solitude ? Oui … Alec avait la réponse.

« Moi ? Savoir ce qu’il te faut ? … »

Il marqua un silence ou il fit mine de réfléchir.

« … du nouveau ? »

Il insista sur l’interrogation. Comme s’il voulait le laisser réfléchir à ça par lui-même. Louis était-il entrain de changer ? Sous les yeux d’Alec ? Ou à cause d’Alec ? Le mangemort ne put s’empêcher de sourire à nouveau, comme si il sait qu’il allait gagner une partie mais qu’il voulait laisser jouer encore son adversaire d’un coup perdu …
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Mar 5 Juil - 12:50

Le Poufsouffle s’était retourné vers lui d’un geste brusque. Le mot sortit des lèvres du mangemort le firent frissonner. C’était incroyable l’état dans lequel il le plongeait, d’un seul mot, d’un seul souffle. Un élan d’intérêt fit briller ses yeux, à l’instant même où Alec émit une ébauche de proposition. N’était-il pas entrain de l’embarquer dans un avenir sombre et tortueux ? Non, peut-être plus que ça. Passionnant, immense et vaste. Mais n’était-ce pas un serviteur de Voldemort qui lui parlait ? Lui qui avait faillit le tuer de sa propre baguette. Louis ne l’avait pas encore oublié. Il n’oublierait sans doute jamais cette rencontre car cette dernière se gravait en lui au fur et à mesure qu’il se rapprochait de lui. Cette proximité s’agrandissait au fil des secondes, et le conduisait dans un point de non retour. Tôt ou tard, il paierait cette alliance dissimulée. Mais c’était plus fort que lui. L’univers de Poudlard le dégoutait de plus en plus. Il réalisait jour après jour que quelque soit le camp dans lequel il se trouvait, les gens tenteraient de le nuire. Autant choisir celui qui lui donnera les moyens de se venger, juste ça. Et d’approfondir ses connaissances en matière de potion. Toutes les recettes à savoir, il les connaissait sur le bout des doigts. Les ingrédients, il savait où les trouver et même comment. Mais certains avait sans doute des propriétés dissimulés. Pourquoi ne pas les trouver ? Les découvrir ? S’il se rapprocha davantage de cette nouvelle connaissance, pourrait-il… en savoir plus ?
Il ne voulait pas être trop… rapide. S’il fallait qu’il mérite certains renseignements, il ferait ce qu’il faudrait. Ce mec avait sans doute accès à des choses, sans doute ignobles, voir dangereuse, mais la curiosité malsaine de Louis prenait le pas. Comme l’autre jour dans la réserve. Sa curiosité n’avait rien de raisonnable. C’était comme se promener dans le sanatorium. Dès qu’il voyait un patient trop étrange ou trop dépressif, il menait sa petite enquête pour savoir de qui il s’agissait. Il se faisait prendre parfois, par Mary mais finalement, au fil des années, il avait appris à être discret. Il pouvait alors passer un moment dans le bureau de son père à lire tous les dossiers un par un, en long et en large pour se satisfaire. Mais jamais il ne s’était sentit vraiment satisfait. Il allait plus loin parfois. Lorsqu’un patient mourrait, il profitait de l’absence des adultes et fouillait la chambre à la recherche d’indices, d’informations et autres. De quoi alimenter son album qu’il cachait son sous lit. A l’intérieur, on y trouvait de tout, même des images de blessures, de symptômes terrifiants. Il en avait parfois honte… mais tout pour ne pas s’ennuyer. Et puis il respectait ces patients, discutait avec eux, leur rendait service lorsqu’il le pouvait. Et demeurait tolérant envers les gens différents.

Louis ne voulait pas le presser. Mais son regard se fit soudain rêveur. Pouvait-il avoir accès à une existence passionnante et dynamique où il pouvait se venger, obéir à ses propres convictions ? Il n’aspirait à rien pour le moment, mais il voulait en voir plus sur cet univers dissimulé. Explorer les non dits, la censure, et tout ce que personne n’a jamais osé montrer. Ses chaines se briseraient peut-être enfin. Il pourrait peut-être… se venger pour de bon. De tous ceux qui l’ont offensé. Comme… Mérope ? Sirius Black ? … Louise ? Louise… non, peut-être pas elle.
Mais par réflexe, sa main avait saisit le poignet du mangemort. Geste irrationnel, puisqu’il ne s’en ait pas rendu compte. Louis ne desserrait pas son étreinte. Il semblait juste s’accrocher à une prise, une aide quelconque. Mais remarquant ce geste démesuré, il soupira, agaçé, quelques paroles presque incompréhensibles d’où l’on entendait juste « Marre… ces gestes…. Faut que… soigne… »

Qu’est ce qu’il pouvait être pesant d’être aussi tactile en ce moment… il devait vraiment se défaire de cette habitude. Pourtant, il ne se sentait jamais honteux. Mais aujourd’hui, il l’était, plus que jamais. Il sentit le serpent sortir sa petite tête de sa manche pour les observer tous les deux, tour à tour. Il ne semblait pas vraiment agressif. Mais plutôt… affectueux. La preuve, il s’entrelaçait autour de sa manche, bien en vue, puis remonta son bras, pour s’installer sur son épaule. Louis ne frémit pas, à aucun moment. Il se demandait simplement ce qui poussait l’animal à agir ainsi. Pourquoi tout d’un coup, il bougeait, rampait sur lui comme s’il devinait ses pensées profondes, comme s’il aimait ce « changement » qui s’opérait en lui.
Louis n’avait pas encore lâché le poignet d’Alec. Il cherchait quoi dire, quoi faire.
Les paroles d’Alec le déstabilisaient au plus haut point. D’un instant à l’autre, il allait se dégonfler et prendre ses jambes à son coup. Pourquoi ? Par peur ? Réflexe ? Qu’est ce qui pouvait bien se cacher derrière les paroles d’Alec… il choisit de ne pas partir pour le moment.

« Qu’est ce que tu me proposes… tu n’as pas l’air de me faire confiance pourtant… » Murmura t-il « Tu as… une idée pour moi ? Quelque chose ? Est-ce que… »

Il ne savait plus comment formuler ses pensées. Cela ne donnait que des bégayements stupides et maladroits. Rien à faire, lorsque l’émotion le prenait comme ça, de manière à mélanger tout ce qu’il avait appris par ses parents, lui-même et ses professeurs, il se sentait perdu. Comme si quelqu’un lui avait démontré par A plus B que deux et deux faisait cinq. Et non quatre. Toute la base, la logique flanquée ainsi par terre, le déstabilisait hautement. Se faisait-il des idées ? Son imagination jouait-il des tours ? Il lui jeta un regard interloqué.

« Tu me demandes…. Tu me proposes quoi ? »

Comme s’il n’avait pas compris. Quelque chose lui murmurait dans l’oreille des paroles perfides qui pourraient bien lui couter son avenir plus qu’il ne le pensait. Etait-ce réfléchit ? Avait-il deviné la pensée profonde d’Alec ?
D’un geste machinal, son autre main se mit sur la manche du mangemort et écarta doucement le vêtement pour illustrer ce qu’il voulait dire. Personne ne passait dans cette ruelle. Il voulait voir cette marque de ses propres yeux, à nouveau et l’imaginer sur son avant-bras, la voir imprimer, onduler, l’observer. Il ne voyait qu’un bout de l’illustration sur le bras de son ancien collègue de Serpentard.
Puis il lacha un rire moqueur, en regardant de côté.

« Un Serpentard qui recrute un Poufsouffle, alors là on a aura tout vu… »



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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Dim 10 Juil - 11:52

Depuis tout jeune, Alec aimait le pouvoir. A l’âge de cinq ans, il cherchait déjà un moyen de contrôler les mouvements de son chat. Construisant des mécanismes moldu tordu, piquant la baguette de son père, il n’y arriva absolument pas. Enfin, il avait fini par le faire fuir à force d’acharnement. Ce jour là, Alec avait compris une chose, c’était qu’il avait réussi à forcer son chat à quitter le foyer. Il l’avait donc contrôlé d’une certaine façon et il n’était pas prêt de s’arrêter là. A Poudlard, il découvrit les possibilités infinies que lui offrait sa baguette et son don de sorcier. Il installa donc un immense jeu d’échec parmi ses amis. Il en était le roi. Celui qu’il fallait protéger à tout prix, qui contrôlait tout le jeu mais qui ne bougeait pratiquement pas. Manipuler était son passe temps favori. Au début pour le plaisir, puis par la suite par intérêt. Tout était calculé. Chaque détail comptait. Et si un pion faisait une erreur, il était sacrifié. Dans le monde d’Alec, il n’y a que des cases blanches ou noires. Que Louis soit un simple pion ou une pièce maitresse cela n’a aucune importance. Il était juste entrain d’entrer dans un vaste jeu dont l’issus était incertaine …

Le mangemort senti la main de Louis sur son bras. Il voulu se retirer mais il y renonça, cherchant à dénouer l’esprit du garçon. Alec réfléchi un instant à la raison pour laquelle il comptait trainer ce gamin dans les ténèbres. La réponse, ce fut ce même gamin qui la lui donna en lui demandant ce qu’il lui proposait. Il le voulait. Louis désirait ce changement, Alec le sentait bien … Mais était il vraiment prêt ? Prêt à tout abandonner, tout perdre pour son simple profit ? Le mangemort en doutait encore un peu. Il voulait le mettre à l’épreuve, comme son père avait fait pour lui. Mais pour cela, il fallait qu’il frappe ou ça fait mal, très mal et il ne connaissait pas encore assez bien Louis.

La dernière phrase que prononça Louis en lui relevant la chemise figea Alec dans un sourire sadique. Recruter ? Avait-il donc interprété ça comme ça ? Cela s’annonçait plutôt bien pour le mangemort. Louis venait quasiment de lui avouer son désir d’entrer chez les mangemorts. D’entrer dans le jeu …

« Recruter ? Ce n’est pas vraiment de mon ressort… »

Il se gratta la tête l’air de chercher une solution. Peut être aurait-il put faire acteur s’il avait été moldu, son jeu aurait été salué par toutes les plus grandes critiques mondiales … Passons … Il souhaita à nouveau titiller le garçon qui avait à présent la marque des ténèbres sous les yeux. Ce tatouage était surtout un symbole, au fond, l’allégeance était bien plus puissante … Il posa ses yeux dans ceux de Louis comme s’il s’apprêtait à le tuer …

« Et que serais-tu prêt à donner en échange de cette marque Louis ? »

Lui avait donné sa mère, la seule et l’unique, celle qui avait toujours cru en lui. Il l’avait tué de main froide, la regardant dans les yeux jusqu’à son dernier souffle. Et ce poufsouffle alors ? Qu’allait-il donner ?

Alec dégagea son poignet des doigts de Louis et en profita pour jeter sa cigarette par terre avant de l’écraser avec sa chaussure. Un vent frais se glissa dans l’allée…
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Dim 10 Juil - 15:49

Le jeune homme sentit son regard sur lui, fiché dans son regard. Il ne sut pas comment faire pour s’en détacher. Il allait finir par s’y noyer, et cela, il ne voulait pas. Jamais de la vie. Il détestait se laisser manipuler. C’était par choix. Pas par entrainement. Il avait assez de jugeote pour faire un choix, son choix. Même s’il y avait une influence. Il avait son caractère. Il fronça les sourcils et fusilla Alec du regard, pour bien lui signifier qu’il n’avait pas peur. Ho il le voyait venir avec ses yeux tueurs… il en avait assez vu dans les chambres des patients. Pas de si prêt mais… quand même. Cependant, avec lui, il frôlait le danger à tout moment. Mais à nouveau une dose d’adrénaline le submergea. Du moins un peu. Louis haussa le sourcil lorsqu’il dit que le recrutement n’était pas de son ressort. Ha ouai… ? Son regard était inquisiteur…

« Ha bon… ? Pourtant tu as déjà commencé. C’est… Voldemort qui s’en occupe… ? N’est-il pas occupé ? Enfin… les mangemorts sont censé être anonymes, alors le recrutement, c’est plus facile non ? » Murmura t-il en traçant du doigt, le corps du serpent avec légèreté.

Il soupira. Décidément, ce n’était pas aussi simple que ça. Mais bon. Louis s’efforça de calmer son excitation. Pourquoi dès qu’il faisait face à Alec, il se sentait obligé de lui montrer qu’il n’était pas aussi dupe ? Mieux valait se méfier. C’était un mangemort après tout. Mais tellement… intéressant. Il voulait faire ses preuves, c’était simple. Il sourit légèrement. Ce tatouage attirait son regard à tout moment. Ses yeux en dessinaient le moindre contour. Pourquoi cet avenir l’intéressait-il autant ? Qu’était-ce cette nouvelle intuition, cette petite voix dans sa tête qui l’insinuait de prendre ce chemin.
Mais bientôt, le regard d’Alec se fit plus insistant. Il y avait une lueur là-dedans qui ne lui plut pas. Louis eut un sourire en coin. Un petit rire franchit une dernière fois ses lèvres. Son bras se dégagea de son étreinte. Louis laissa faire. Mais déjà la question fut posée. Que serait-il prêt à donner pour cette marque. Il n’en savait pas encore. Il n’était qu’au début. Il faudrait donner quelque chose mais là, il n’avait rien qui puisse intéresser Alec. Dans le même temps, le serpent, sur son épaule sifflait dans son oreille, gentiment. Sa fine langue, un filament d’argent lui chatouillant l’oreille. Un frisson lui parcourut l’échine.

« T-t-t-t-t-t, Alec, tu vas très vite en besogne là non… je n’ai pas encore cette marque que tu me demandes déjà de donner quelque chose. Voyons, je ne suis pas obligé de verser d’acompte pour ça non ? Tu me montres ce que tu peux m’enseigner. Et après on verra ce que j’ai à te donner. Pour le moment, je suis totalement perdu dans ce domaine. »

Au fond, il n’était pas sur s’il voulait se « donner » à Voldemort… il n’y avait pas pensé. Cependant, il aurait voulu… suivre Alec. Le suivre lui et aucun autre. S’il devait apprendre, ce serait de sa propre main, et non celle d’une entité dont il ne connaissait que le nom et la réputation. Il n’avait pas lâcher le regard d’Alec. Le serpent restait sur son épaule.
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Jeu 14 Juil - 15:49

Un large sourire apparu sur le visage d’Alec lorsque Louis sembla un peu paniquer par les mots du mangemort. C’était exactement l’effet voulu par Alec. Finalement, il l’aimait bien ce petit. Il se sentait déjà de lui apprendre de vilaine chose. Il n’aurait aucun intérêt personnel à le tirer vers les forces du mal. Mais, il voulait essayer, comme pour pouvoir le contrôler. Détruire cette existence si innocente, salir cette âme si pure… Et pour cela il ne ferait pas dans la dentelle. Louis ne s’en sortirait pas indemne ça non … Mais pour Alec, ce contrôle, cette destruction serait une jouissance absolue. Il voulu à nouveau lui faire comprendre, comme s’il voulait être sur de son engagement …

« On n’obtient rien sans céder quelque chose de même valeur en échange. Je te préviens juste … »

Beaucoup de mangemort avaient cédé leur âme pour avoir des pouvoirs beaucoup plus puissants que la normale. Alec n’avait pas échappé à l’exception. Il s’était coupé de toutes pensées humaines, son âme était sombre, très sombre … Beaucoup de mort en échange de puissance, de la douleur pour attiser la haine, souffrir pour mieux faire souffrir … Mais il ne regrettait rien. Absolument rien…

Alec attrapa le poignet de Louis et l’ôta de son bras. Mais il ne le lâcha pas, au contraire. Il s’approcha de lui avec un air plus que sérieux… Il ne plaisantait plus. La décision était prise.

« Je veux bien tenter quelque chose avec toi mais sache que ca ne sera pas de tout repos … »

Il serra son poignet encore plus fort, il était loin du maximum de sa force mais Louis ne semblait pas se débattre… Alec ne lâchait pas le garçon des yeux. Il le fixait avec une telle insistance qu’on aurait put penser qu’il allait le tuer. Le sérieux avait pris le dessus d’un seul coup car le mangemort était assez lunatique. Pour pouvoir user de Louis, il était maintenant près à tout … Même à lui donner sa première leçon ici et maintenant …

« Ca pourrait même être … »

Les ongles plutôt longs d’Alec s’enfoncèrent dans le bras du garçon. Le mangemort serra encore plus fort jusqu’à ce qu’il sentit qu’il traversait la peau de Louis. Il ne le quittait pas des yeux. Du sang coula du bras de l’étudiant mais cela ne perturba pas Alec qui ne fixait que ces yeux. Il connaissait sa douleur mais ne le lâcha pas pour autant …

« … très douloureux … »

C’était comme si Alec s’était métamorphosé. Ses yeux étaient bien plus foncés que d’habitude. Lorsqu’il pensa que Louis avait compris, il relâcha son étreinte douloureuse et essuya sa main sur sa veste. Les bouts de ses ongles étaient rouges, peut importe. Il réajusta son chapeau sans quitter le garçon des yeux. Il attendait juste son ultime réaction afin de voir si, oui ou non, il était près …
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Ven 15 Juil - 12:42

Alec le fixait avec ses yeux perçants. Ce n’était pas le genre de regard auquel on avait droit tous les jours. Cela perturbait beaucoup le Poufsouffle mine de rien. On n’avait peur que de ce qu’on ne connaissait pas. Ils étaient bien proches là. Il se souvint de l’autre soir. Ce soir où il vit pour la première fois un mort. Alec avait raison dans un sens… il n’était pas raisonnable de suivre le mangemort et de s’arrêter devant lui, en travers de son chemin. Il commettait peut-être une grave erreur. Mais au fond, il n’écoutait que sa curiosité. Et le plus terrible était qu’il se demandait bien ce qu’il pouvait donner en échange d’un tel enseignement. Qui ? Quoi ? Comment ? Il verrait bien plus tard. Louis acquiesça à ses paroles. En effet, la vie était telle qu’on l’avait faite : Donnant, donnant. On donnait pour recevoir et vice versa. Rien n’était gratuit car on n’avait pas confiance en l’autre. Mais que devait-il céder ? Il n’en savait rien. Mais il le donnera. Croiser la route d’un tel enseignant n’était pas donner à tout le monde. Et lui, il voulait apprendre toutes ces choses qu’on devait ignorer. Qu’on nous obligeait à ignorer. Ces choses que les mangemorts gardaient pour eux. Il ne montrait pas sa peur. Mais Alec devait la sentir. Louis restait droit et presque impassible.

« Qu’est ce que tu veux ? »
demanda t-il la voix basse.

Il avait peur de la réponse. Que faire, que dire d’autres ? Il a toujours su qu’on devait toujours céder quelque chose pour obtenir en échange. Mais dans un tel troc, l’issue ne pouvait qu’être douloureuse. L’ancien serpentard semblait déjà savoir ce qu’il voulait. Que voulait-il ? Il n’était pas presser de le savoir.
Mais dans cette initiation, il saura peut-être pourquoi et comment il était devenu mangemort. Qui avait été son professeur ? Voldemort ? En personne ? Sans doute. Et cela faisait très peur…
Mais il fut parcouru d’un frisson lorsque les serres du mangemort enserrèrent son poignet. Que… ? Stupéfait, il regarda ses doigts et non ses yeux, du moins au début. Louis n’avait plus contact avec la marque des ténèbres. D’un geste instinctif, il voulu dégager sa main, mal à l’aise. Il vit sa manche se retrousser par le mangemort. Ses yeux suivirent le moindre mouvement de sa part. Cela commençait à devenir vraiment douloureux. Que faisait-il.

« Très douloureux…. ? Mais… »
Commença t-il.

Mais une douleur l’aiguillonna au même moment. Par réflexe il ferma les yeux. Il n’avait pas remarqué à quel point ses ongles étaient longs. Enfin, ce n’était pas des griffes… il sentit leur pression sur sa peau encore pâle. Il était troublant pour lui de se faire toucher par un homme ainsi. Bien que la poigne n’ait pas été vraiment délicate, il ne ressentit aucune exaspération. Juste un étonnement. Ses paroles l’avait atteint plus qu’il ne l’aurait voulu. Tenter deux ou trois choses avec lui… vraiment ? Pour de vrai ? Il avait relevé les yeux vers lui, et l’avait fixé. Son bras entre ses griffes, il ne pouvait rien faire d’autres. Ses yeux semblaient si insistants. Pour la première fois depuis le début, Louis voulu baisser le regard, il ne savait pourquoi. Mais il pensa qu’il valait mieux le soutenir. Après tout, il ne s’était pas dégonflé jusque là. Autant continuer. Mais ses yeux s’écarquillèrent de surprise lorsqu’il sentit le sang couler. Ses ongles l’avaient traversé. Dans son bras. Etrangement, il imaginait déjà des lambeaux de chair pendant dans le vide. Au moment où elles percèrent sa peau, un frisson violent parcourut sa colonne vertébrale. Mais il ne se débattit pas vraiment. Mais son bras tremblait légèrement. La douleur l’avait surpris. Le sang coulait doucement le long de son bras, frôlant au passage les doigts d’Alec. Les gouttes tombaient l’une après l’autre, tachant le sol. Le Poufsouffle écoutait le mangemort. Il avait mal. Il ne s’y était pas attendu à cette douleur, c’était sans doute pour ça qu’il grimaça légèrement. Mais tandis que leurs yeux s’affrontaient, Louis voulu montrer que cette douleur n’était rien. Douloureux ? Oui ça l’était. Le Poufsouffle soutint son regard. Il n’avait pas peur. Il avait mal mais…
Il commença à sourire un peu… peu importe le sang qui coulait. Et peu importe ce regard qu’il lui lançait. Il était sérieux, cela se voyait.

« … je devrais te considérer comme mon professeur alors, Alec… » murmura t-il.

Lorsqu’il sentit son bras libéré de toute prise, il le regarda encore. Mais il sembla soulagé. Le tremblement cessa. De son autre main, le jeune toucha son sang du bout des doigts. La blessure n’était pas béante loin de là. Mais elle brulait pour le moment. Il fut en accord total avec Alec. Pas de rebellion. Juste un… :

« La prochaine fois, j’exige que tu te laves les mains. Tu as touché des endroits publics. »

Puis il aspira le sang de sa blessure avec ses lèvres. La salive sur la plaie fut soulageant, les premiers instants du moins. Le gout ne fut pas vraiment agréable. Mais cela le calma. Mais il ne put réprimer un frisson. Cet instant le terrifiait un peu… mais il était curieux d’en savoir plus. Jusqu’où pouvait-il aller… ? Il semblait qu’Alec attendait quelque chose. Ils ne s’étaient pas quitté des yeux. Louis s’approcha alors de lui. Ils faisaient à peu près la même taille. Tout à fait conscient de son geste, il s’approcha de lui et approcha ses lèvres de l’oreille droite d’Alec et murmura doucement :

« Enseigne moi… mais je tiens à préciser que… je n’écouterais que toi et je n’obéirais qu’à toi… parce que… »

Il ne continua pas sa phrase, mais se contenta de reculer pour le regarder à nouveau. Il ne s’était pas tenu aussi près d’un homme depuis longtemps. Ho bien sur, il sut réprimer ses désirs. A ce moment là, il se sentit capable de le suivre. Bien que ses doigts soient crispés autour de la petite plaie, il ne semblait pas vraiment vouloir partir. Le reste serait douloureux mais… il voulait savoir ce qu’il y avait au bout. La curiosité le dominait. Ses yeux rencontrèrent à nouveau ceux d’Alec. Mais alors qu’il restait silencieux, la douleur persistait. Elle était petite, bien sur. Mais elle semblait tordre le moindre de ses nerfs, les tirer, les arracher un par un. Il serrait les dents. Etait-ce normal qu’un énervement le possède ainsi. Il aurait voulu faire de même avec Alec. Mais un élève ne faisait pas de telles choses à son enseignant. Il serra les dents lorsqu’il s’adressa à lui :

« Que veux tu que je fasse maintenant… ? »


Le ton de sa voix était profond. En contrepartie de cette douleur, il aurait voulu l’infliger également à quelqu’un d’autre. Mais deux fois plus. Trois fois même. Ses yeux devenaient sombres. Mais il ne voulait pas provoquer la colère d’Alec car ce dernier le fixait d’une manière qu’il avait déjà vu la dernière fois. La crainte était revenue. Il n’a jamais été un élève rebel après tout. Mais il voulait en savoir toujours plus.
L’animal sur son épaule sifflait de plus en plus… Louis ne fit rien lorsqu’il rampa vers le sang qui coulait. Au contraire. Il continuait à regarder le mangemort. Le serpent s’enroula autour de son bras, tout près de la blessure et la fixa comme s’il voulait gouter ce qui en sortait. Mais il n’en fit rien.
Que ressentait-il à présent ? Ha oui… de la fierté à avoir retenu l’attention d’Alec J. Easton.
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MessageSujet: Re: Entre deux chaises [Alec]   Dim 17 Juil - 17:17

C’était si simple … Si simple de changer quelqu’un. Alec eut du mal à cacher son air satisfait lorsque Louis lui annonça qu’il n’obéirait qu’à lui et qu’à lui seul. Il eut l’agréable impression de refermer ses griffes sur l’agneau. C’était maintenant que tout allait commencer … Il allait pouvoir faire ce qu’il voulait de Louis, le faire devenir ce qu’il désirait, l’utiliser à ses propres fins bien sûr … Un professeur. Ce mot sonna assez juste. Il se souvint de la première fois qu’il avait rencontré Voldemort. Il se souvint de ce mot. Intérieurement, il explosa de rire. Est-ce que ce garçon savait dans quoi il se lançait ? Surement pas le moindre du monde … Il aurait refusé sinon ! Bien évidement …

Alec pensa à la famille de Louis. Qui était-elle ? Etait-elle assez désintéressée pour laisser leur gamin s’adonner au diable ? Se vendre pour le pouvoir ? Des gamins perdu il y en avait plein les rues mais la famille DeRothschild n’avait pas mauvaise réputation … Quoique … Oh ! Alec venait d’enfin se souvenir. Loucia, il l’avait déjà croisé. Pourtant elle n’était pas sur une mauvaise pente elle … Quoique, pour se faire draguer par Alec il y avait moyen… Enfin, elle ressemblait pas mal à Louis. C’était surement sa sœur ou sa cousine … Que dirait-elle si elle apprenait que son frère est entrain de traiter avec un mangemort. Surtout que les DeRothschild ne sont pas spécialement connus pour leur penchant anti-moldu. Etrange …

Il sentait la légère peur de Louis mais s’en fichait. Ce qu’il voulait c’était qu’il ressente l’envie de faire le mal, de renvoyer cette douleur… Alec savait qu’il avait envie de lui faire la même chose, en mille fois pire. La leçon était donc acquise. Il ne lui laisserait pas encore le loisir d’exploiter cette haine, cela viendrait plus tard … Bien plus tard … Il aurait le temps de mettre ça en pratique … D’un air aussi détaché que satisfait, le mangemort se remit à parler.

« Tu devrais rentrer maintenant … Réfléchir posément à ce qui viens de t’arriver… »

Il parlait un peu comme un père. Il s’étonna d’ailleurs lui-même de son intonation. Mais il préférait ça. Louis devait se poser et réfléchir, ne plus être dans le vif de l’action … Alec ne pourrait rien faire de lui si son choix n’était pas résonné.

« Ecoute moi bien Louis … On se reverra bientôt, très bientôt, et à partir de ce moment tu ne pourras plus faire demi-tour. D’accord ? Alors réfléchi bien … Je te laisse une dernière chance, juste une … »

Il ne rigolait pas. Après ça, Louis n’aurait plus le choix. C’est un peu marche ou crève mais bon … C’était une méthode comme les autres … Alec souleva son chapeau et passa une main dans ses cheveux puis reposa le couvre chef sur sa tête. Puis il se retourna négligemment … Il n’avait plus rien à faire ici. De dos, il leva une main pour saluer Louis.

« A bientôt … »

Puis il disparu dans les rue sorcières de Londres…

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