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 Souviens-toi que tu dois mourir ...

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MessageSujet: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Mar 26 Juil - 17:03

Son long manteau noir sur le dos, un chapeau de même couleur et une écharpe autour du coup, Alec marchait paisiblement dans les allées du cimetière. Il n’y avait pas grand monde aujourd’hui. De toute façon, la plupart des tombes étaient recouvertes de neige et le froid ne poussait pas vraiment les gens à aller se recueillir. C’était un cimetière moldu, austère comme tous. Derrière, il y avait une église, froide, qui ne donnait pas envie de croire en dieu… De toute façon, Alec n’y croyait pas. Il ne croyait qu’en la mort, et elle était partout autour de lui…

Il se glissa dans une des allées un peu plus étroite que les autres. Personne. Ces moldus si pieux préféraient donc préparer les festivités de noël plutôt que de se recueillir. C’était tant mieux. Alec n’aimait pas le monde dans ce genre d’endroit. Surtout pour faire ce qu’il allait faire. Il ne portait pas de fleur, pas de cadeau non plus… Juste des pensées. Pas de regret. Aucun …

Elena Easton née Edgecombe
07/08/1935 - 31/12/1971


La tombe était sobre. Pas grand monde n’avait fait de vague lors de sa mort, quelques amies bien sûr, un peu de sa putain de famille de moldu. Il avait fait semblant d’être triste, son père aussi… Semblant juste… Car non, Alec n’avait aucun regret. Ce n’était pas par regret qu’il était là. Juste parce qu’une crétinne lui avait rappelé à quel point cet événement avait changé sa vie … Il voulait juste voir ce qu’il en était. Faire le point. Et ce coin lui paraissait approprié.

Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : " Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,

Le plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !

Pourquoi ce poème ? Alec aimait lire les poésies des auteurs moldus et de temps à autres, il s’en souvenait, le début de moins … Peu plus. Mais celui là le frappa. Comme si sa mère venait de lui rappeler le temps, le temps qui s’écoule face à lui … 6 ans déjà qu’elle était morte. 6 ans déjà qu’il avait offert littéralement son âme au diable. Un démon qu’il était lui-même. Tout juste bon à détruire, incapable de construire.

Il alluma une cigarette, le regard vague sur cette tombe. A quelques mètres sous lui gisait sa mère, l’unique, la seule … Et pourtant aucun regret. Pas le moindre … Il était même presque fier de son geste…

« Désolé Maman … Même avoir du regret j’en suis incapable … »

Il détourna son regard. Tout ça était futile. Il n’avait rien à foutre ici …
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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Mer 27 Juil - 21:34

Noël. Fête religieuse fêtant la naissance d’un soit disant sauveur transformé en fête commerciale. Je détestais cette fête. Cela entrainait tout un tas de complication. D’abord le repas en famille, je devrais revoir mon père qui boira encore une fois de trop, tendit que sa maîtresse du moment me jettera des regards noirs tout en faisant des commentaires acerbes à mon sujet. Bien entendu il y aura mon petit frère Samuel, mais ce n’est plus pareil entre nous. Il s’est éloigné de moi et je mes suis éloignée de lui. Car il devient un homme, car je ne veux pas qu’il soit impliqué dans ce que je fais, car il semble goûter à des plaisirs que je n’approuve pas. Et après cette fête familiale où tout le monde se regardera dans le blanc des yeux, je devrai aller à l’annuelle soirée organiser par le ministre lui-même dans son manoir. Je détestais ce genre de soirée. Mais c’était le meilleur endroit pour recueillir des informations et le maître m’obligera à y aller. Et puis il y a tout ce qui s’ajoute à cela. Toute cette nourriture qui flotte dans l’air, dégoûtante et un pur gaspillage. Des chants joyeux alors que l’humeur n’y est pas et un sapin avec deux, trois cadeaux se battant. Tous des camelotes. Une carte de vœu, une boîte de chocolat, parfois quelques photos et toujours un cadeau provenant de Pré-au-Lard. Et bien entendu moi toute seule devant ce sapin. Cela fait maintenant deux ans que j’ai abandonné le sapin, deux ans que je jette les cadeaux, les cartes de vœux que je reçois sans prendre la peine de les ouvrir. Noël était une fête de partage, où on allait vers les autres. Noël était une fête qui marquait encore plus ma solitude.

En plus il faisait froid et je haïssais le froid. Je glissai mes mains dans les poches de ma vestes pour les éviter de gelée, cependant je ne pu entrer entièrement ma main droite. Cette dernière avait rencontré un obstacle. Un paquet de cigarette. Je poussai un petit soupir malgré moi et en sortie une déjà du paquet bien entamée. C’était la septième. Cela faisait déjà sept jours que je l’avais embrassé. Je glissai la cigarette entre mes lèvres gercées et alluma d’un coup de baguette sans me soucier des moldus aux alentours. Je fus prise d’une quinte de toux dès la première bouffée. Je n’étais toujours pas habituer à ce que le goudron rentre dans mon corps. Mais bon c’était le seul moyen de l’avoir prêt de moi. C’était pitoyable je le sais. Certaines femmes gardaient auprès d’elle l’écharpe de leur amant, une mèche de cheveux. Moi j’ai acheté les cigarettes qui fumaient pour avoir son odeur prêt de moi. Elles sont dégoutantes et je ne sais pas si j’y arriverai à m’habituer un jour. Mais c’était devenu comme une drogue. Une par jour. Pas plus. Je ne m’autorisais à penser à lui que pendant la durée de vie de la cigarette. Et puis ensuite il devait disparaitre, comme j’avais disparu de son regard après l’avoir embrassé. C’était mieux ainsi. Si on se voyait encore une fois, je ne crois pas que je pourrais lui faire face, ni lui tenir tête. Je ne serais qu’une putin de marionnette entre ses doigts si gracieux. Je tirai une bouffée sur ma cigarette, me laissant m’imprégnée de son odeur. Dans ses moments là c’est ce que je voulais, devenir une putin de marionnette. Alors je jetât le cigarette au sol pour revenir à la réalité.

« - Vous n’avez pas honte de jeter votre cigarette sur le parvis de l’Eglise ?! Non mais ! »

Je levai la tête légèrement surprise. Elle osait appeler ce lieu une Eglise ? Dieu avait quitté ce lieu depuis bien longtemps. Depuis que j’y avais posé mon pas léger sur son parvis. Car j’étais possédée par le souvenir de ce démon et il n’avait pas pu le faire fuir. Il était toujours en moi, alors c’était lui qui avait fuit. Agacée par le caquètement de cette bonne femme, je partie vers un lieu plus calme, comme mon appartement. Mon petit appartement, vide, froid et qui me semble souvent beaucoup trop grand pour moi. Oui, mon appartement était ma destination. Du moins jusqu’à ce qu’en marchant près du cimetière je vis cette sombre. Alec. Son nom s’imposa à mon esprit. Alec, oui c’était bien lui. Je fermai les yeux, je devais faire demi-tour, mais… Le démon qui avait prit possession de mon corps n’était pas d’accord avec cela et m’obligea à suivre cette ombre. La neige étouffait mes pas aussi Cupidon me fit suivre Alec sans que je me trouvai être repérée. Et puis il se décida à me lâcher, mais c’était trop tard pour moi. J’étais figée, hypnotisée par le moindre de ses mouvements. Lui attrapant sa cigarette, la mettant à la bouche et l’alluma. Toujours le même geste. Le même que j’avais fait quelques minutes plutôt. Le même qui nous avait amené à. Non. Je ne devais pas penser à cela. Je devais partir. Avant qu’il me reconnaisse. Mais il était trop tard, son regard s’était détourné et était tombé sur moi. Comme par hasard. Je pourrais fuir encore comme la dernière fois. C’était une supposition, mais je… j’avais besoin de lui. J’avais besoin de son odeur et pas me contenter de celle des cigarettes qu’il fume. Aussi je m’avançai vers lui, presque avec timidité. Ne savant pas trop quoi faire, ni comment réagit par rapport à la dernière fois. Alors je fis comme s’il n’y avait jamais eut de dernière fois.

« - Le regret est le propre de l’humanité. C’est la punition divine pour nos crimes. Ils vous hantent, vous dévorent, vous consument l’âme et détruisent votre vie. Même si elle a très certainement mérité de mourir, avoir des regrets t’aurais rendu plus humains. Mais non, tu es un démon… »

Un mince sourire fatigué se glissa sur mes lèvres avant de disparaitre dans l’impassibilité de mon visage. Moi il me dévorait, il me consumait, il me hantait, détruisait ma vie et mon sommeille. J’étais épuisée, car je me torturais l’esprit. Mais pendant ces sept jours ce n’était pas les morts qui venaient me hanter, mais c’était lui, lui et son baiser. Moi et mon regret de m’être enfuit aussi promptement. De ne pas avoir poursuivit ce baiser, cette exécution. J’attrapai le paquet de cigarette dans ma poche et le glissa dans la main d’Alec. Sa peau… Cette fois-ci je ne retirai pas ma main, je restais dessus, pour pouvoir la sentir sous mes doigts. J’en avais besoin. J’étais en manque.

« - Tient prend le. Elles sont dégoûtantes, je ne sais pas comment tu peux apprécier cela. »

Essayer de garder une certaine contenance quand on est en train de s’agenouiller devant le vainqueur. Essayer d’avoir une certaine fierté alors qu’on sait très bien qu’on vient d’être vaincu et qu’on est minable. Essayer de rester humain alors que la passion a prit le dessus, nous transformant en une simple bête dénuée de raison…
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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Jeu 28 Juil - 17:16

Elle ici … Pourquoi ? Pourquoi fallait-elle qu’elle vienne le retourner comme ça ? Etait-elle un démon pour lui serrer le cœur à ce point ? Elle le prenait, puis le jetait sans donner de nouvelle. Enfin lorsqu’elle reparaissait, elle le mettait en émois. Salope … C’était pour ça qu’Alec ne voulait pas s’attacher à une femme, parce qu’elle était toute des diablesses, traitresse, intouchable et par-dessus le marcher … infiniment attirante. Si Alec devait lui donner un surnom, ce serait : la vague. Insaisissable. Il se souvint une énième fois de ce baiser qu’elle avait déposé sur ses lèvres si délicatement. Puis elle lui avait meurtri le cœur en se retirant si rapidement. Au fond, le mangemort lui en voulait de jouer avec ses sentiments …

Il ne put s’empêcher de sourire en l’entendant parler, pourtant il aurait bien voulu masquer sa joie afin qu’elle n’évite de s’enflammer, si elle en était capable… Comme il aurait voulu pouvoir lire dans ses pensées maintenant, savoir si oui ou non elle éprouvait la même chose que lui, savoir si elle jouait ou non. Bon après tout, il suffisait de lui demander. Quoique … Elle était aussi vil que lui, elle ne dirait rien. Alec senti à nouveau son cœur chavirer en entendant ses paroles froides. Un jour elle l’embrassait tendrement, le lendemain elle le traitait de démon, non … Le mangemort ne savait plus quoi penser.

Mais il réfléchit tout de même à ses paroles. Non, il n’avait aucun regret de l’avoir tué, peut être même que s’il ne l’aurait pas fait, il ne serait pas là aujourd’hui. Surement pas en faite … L’ambition l’avait tué, son ambition …

« Les regrets ne font que nous détruire, ne pas en avoir permet de survivre… »

Jamais il n’avait eut de regret pour un meurtre car il savait que s’il en avait, il finirait détruit, rongé par celui-ci. Le regret est un sentiment destructeur. Il vous bouffe, vous tue, comme l’amour …

Elle lui tendit un paquet de cigarette. Le contact avec sa peau tordit le cœur d’Alec, jouait-elle encore avec lui ? Oui … Elle allait sans doute le faire espérer puis le quitter d’un seul coup, comme la dernière fois. Il voulait bien être compréhensif avec son rejet des garçons mais soit elle le rejetait totalement, soit elle l’acceptait et elle le lui montrait. Le mangemort détestait ne pas être maitre dans une relation, et c’était ce qui se passait avec Ana. Il se sentait contrôlé. D’une telle force qu’il ne retira pas sa main. Il observa le paquet. C’était la même marque que les siennes. Spontanément, il voulu lui demander si elle fumait, étonner de la voir en possession d’un telle objet …

« Tu fu… »

Il se tut en réalisant ce qu’elle venait de dire. Bien sûr que non, elle ne fumait pas. Pourtant, elle avait les mêmes cigarettes que lui. Son esprit calculateur assimila rapidement les indices. Il comprit enfin…

Son poignet se retourna et ses doigts se fermèrent sur l’avant bras d’Ana. Il n’était pas agressif juste intéressé. Il n’arrivait plus à saisir si elle tenait à lui ou non. Maintenant il fallait qu’il sache… Il planta ses yeux dans les siens…

« A quoi tu joues ? … »

Ce n’était pas de la colère, loin de là. Mais ce n’était pas le de tendresse non plus. Il fallait mettre les points sur les i… Il désirait juste comprendre ses faits et gestes, car avec Ana, il ne discernait aucune de ses expressions. Elle était une énigme pour lui, une énigme dont il voulait vraiment trouver la clef …
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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Sam 30 Juil - 19:43

Bien sûr que je ne fume pas. Idiot. Il le sait très bien, alors pourquoi pose-t-il la question ? Et merde je n’ai pas asse été rapide. Mon premier réflexe est bien entendu de retirer ma main. M’éloigner de lui car c’est un homme. Mais je crois que. Je crois qu’au fond j’aimais ceci, j’aimais qu’il me domine ainsi et m’empêche de partir. Merlin, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela ? Pour avoir à apprécier la domination d’un démon ? Je savais que l’amour était dangereux, mais à ce point ? Ma mère était morte de cela, Emilie aussi probablement. C’était toujours ainsi, l’amour vous attaquez, vous affaiblissez face à l’ennemie, puis cela vous détruisez lentement, très lentement. Cela prenait des mois, voir des années, avant que vous pouvez vous en rendre compte. Et quand vous le voyez, c’est trop tard. Vous ne pouvez plus fuir. Et c’est ce qui m’arrivait. J’avais embrassé Alec, concluant ce pacte avec ce démon de Cupidon. Lui offrant mon corps, mon âme, mon esprit tout entier pour qu’il puisse s’en amuser pendant un temps avant de les jeter.

« - Alec, lâche-moi. »

Je retentai une fois, deux fois, de retirer ma main. Mais rien à faire, ses doigts étaient fermement posés sur ma marque. Car oui, j’étais marquée comme du bétail. Décadence, quand tu nous tiens… Je ne pouvais pas me voir, mais je savais que mes yeux révélaient le flot de sentiments contradictoires présents en moi. Ses yeux qui avaient tendance à se fermaient tout seul pour m’envoyer dans les bras de Morphé. Mais l’heure n’était pas à dormir et l’adrénaline qui s’était mise à couler dans mes veines était devenu le plus puissant remède contre le sommeille qui semblait vouloir me poursuivre depuis… depuis je ne sais pas quand. Bordel. Si je pouvais tomber de sommeille ou même raide morte, ca serait tout simplement fantastique. Mais non, j’avais cette apparence pitoyable. Je ne pouvais pas me voir, mais il était bien simple à deviner. J’avais la tête baissée pour qu’il ne puisse pas voir mes yeux, ni mon visage qui était en fait impassible. Je ne pouvais plus parler normalement, je soufflais mes mots, je les murmurais. Car je ne voulais pas qu’il m’entende et parce que j’étais bloquée et que comme à mon habitude il coupait mon souffle, mais pas seulement. Il coupait aussi ma raison. J’avais peur. De lui. De moi. De ce que cela allait donner.

Qu’est-ce que j’étais devenue ? Cette simple poupée ? Qui est misérable ? Je me suis déjà fait avoir une fois en devenant mangemorte. Se laisser marquer et se soumettre pour le salut de leurs âmes. Mais pourquoi me soumettre à lui ? Qui est-ce qui y gagne là dedans ? Moi ? Les autres ? Lui probablement, mais ca reviendrait à rendre service à Satan.

« - Je t’ai dit de me lâcher. »

Cette fois-ci ce fut avec plus de violence et retira avec violence ma main pour qu’il ne tienne plus mon poignet. Je gardais mon calme, mon calme et ma froideur. J’avais réussit à reprendre le contrôle de mon esprit. En fait c’était bien simple, j’avais cessé de lutter, je me suis totalement résignée à mon sort. C’était ma destinée, cela ne servait à rien de lutter contre elle. Car quoi que je fasse c’est me casser l’esprit et autre. Au moins maintenant je peux me contrôler et essayer de garder un certain honneur dans ma longue et brève chute. Soufflant sur mes mains, un vent frais s’amusa à souffler en même temps, détruisant toute tentative de pouvoir me les réchauffer. Au loin la neige amassée sur un arbre tomba dans un bruit sourd, contrastant avec la cloche au loin marquant la fin de la messe. Je l’avais raté pour le voir lui. J’espère que le type là haut ne m’en voudra pas trop et qu’il comprendra. Glissant mes mains dans mon manteau pour pouvoir me les réchauffer, je m’humectai les lèvres. Cherchant mes mots. Les mots étaient plus qu’importants, je le savais fort bien grâce à mon métier.

« - A quoi je joue ? Tu le sais très bien. Ne me fait pas croire que tu es stupide. Tu sais très bien que tu as gagné et que la seule chose que je peux faire en ce moment est de me débattre essayer de garder pendant encore quelques instants ma liberté avant que tu te mettes à jouer avec moi. Comme tu joues avec toutes ses autres filles. »

En tant normal, j’aurais reculé, j’aurais dit des mots durs et blessants. Ou bien encore méprisants, le regardant de haut et lui faisant clairement comprendre qu’il devait dégager s’il ne voulait pas subir les conséquences. Mais avec lui au contraire, je m’avançai, un petit ai de défis dans les yeux. Cette fois-ci je n’allais pas fuir. Oh que ca non. J’étais légèrement tremblante, je jouais les idiotes de gryffondor. J’allais les jouer. J’ouvris mon esprit. Des milliers de voix, de pensées attaquèrent mon esprit. De l’ennuie, de l’amour, de la colère de l’amusement. Au loin une femme rouspétait contre les magasins qui n’avaient plus de dindes. Non loin d’elle une autre plus jeune était rêveuse et cherchait une excuse pour ne pas aller chez ses parents le soir de noël. Il y avait aussi cet homme, un peu pervers, qui pensait avec un plaisir visible aux films qu’il avait caché au fond de son sac. Alors ca oui, il allait pouvoir goûter aux joies des plaisirs solitaires ce soir là. Sale pervers. Et puis il y avait les pensées d’Alec. Confuses et clairs en même temps. Et enfin j’y accédai. Il était comme moi. Perdu. Il voulait savoir et moi aussi. Mais je n’avais pas accès aux pensées que je désire. C’était toujours ainsi, j’avais accès à la pensée du moment, mais pas à toutes les pensées.

« - Tu veux qu’on couche ensemble ? Okay on couche ensemble. C’est ce que tu veux non ? Coucher avec moi, comme tu fais avec les autres filles. Comme ça tu ne te poseras plus de questions et tout sera plus simple pour toi… Mais ne va pas plus loin. »

Je ne voulais pas, je ne voulais pas qu’il sache plus sur moi. J’étais déjà tombée dans son piège, j’étais déjà devenue si simple à manipuler. Je ne voulais pas en plus qu’il me découvre, car alors il sera tout. Il aura accès à la moindre de mes pensées. A la moindre parcelle de mon être. Et alors. Alors oui je ne pourrais plus fuir. Car si je me résigne maintenant, je sais que plus tard je pourrais m’enfuir et disparaitre de sa vie. Mais d’abord lui il doit disparaitre, de la pire manière qu’il soit. Qu’il me laisse tomber après une nuit de plaisir, sans un au revoir, ni même un mot doux. Il aurait oublié mon prénom, je ne serais plus qu’une simple ombre dans son esprit. Je ne serai plus rien. Je n’étais pas masochiste, mais seul un coup dur, la douleur d’une relation brisée pourront m’aider à m’éloigner de lui. Au moins j’aurais alors la certitude de ne pas être comme toutes ses filles qui se font plaquer et qui attendent leur amour perdu en pleurant. Non moi je ne serais jamais comme ça. J’aurais mal, ca sera dur, mais au moins je resterais toujours digne.
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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Sam 13 Aoû - 10:01

Elle se débâtait… Encore une fois il n’aurait pas de réponse. Elle le laisserait mariner, peut être en l’embrassant puis elle partirait. Comme la dernière fois il resterait sur le quai avec la désagréable impression d’avoir loupé le train. Comme la dernière fois il serait énervé contre lui de l’avoir laissé s’échappé. La pression qu’il exerçait sur son bras se desserra. Elle recula. Dans une sorte de geste désespéré, Alec essaya de la retenir, sans succès. Peut être parce que lui-même n’y croyait pas. Il ne savait même pas s’il la désirait tant que ça. Que se passerait-il lorsqu’il réussira enfin à l’attraper ? Il ne voulait même pas y penser … Pour l’instant, son regard ne la quittait pas. Hypnotisé… Le vent souffla. Oui, il faisait froid. D’ailleurs Ana avait froid mais le mangemort résista à l’envie de la serrer dans ses bras. Non. C’était inutile… Elle le repousserait comme toujours. Un pincement s’installa au fond de lui, c’était toujours la même chanson …

« Pardon … »

Comment en était-il arrivé à s’excuser ? Lui ? Alec Jonathan Easton s’excuser ??? Demander pardon ? C’était presque inconcevable. Lui qui n’avait aucun regret, qui regardait toujours droit devant lui … Pourtant il venait de le faire, sincèrement. Le démon qui nichait en lui n’était peut être pas aussi puissant que ça. Il se trouva bien stupide. Mais elle lisait dans ses pensées alors il ne pouvait pas lui mentir. En agissant sous le coup de l’impulsion il l’avait brusqué alors qu’il savait qu’elle ne pouvait pas supporter les hommes. Il jeta un coup d’œil sur la tombe de sa mère. Furtif. Elle semblait lui parler. Lui dire qu’au fond, il était capable de s’excuser alors pourquoi ne le ferait-il pas avec elle ? Non, car à la différence de sa mère, il aimait Ana. … Il chassa cette pensée ne voulant pas qu’elle l’entende. Mais c’était peut être trop tard …

Au fond, elle n’avait pas tort. Alec avait eu beaucoup de conquêtes, la plupart juste pour se prouver qu’il en était capable. Aujourd’hui encore. Il y avait Lou qui s’était jeté dans son piège… Qui s’en mordrait les doigts un jour, c’était sûr. Les pensées d’Ana étaient justifiées. Mais comment lui prouver que ce n’était pas intentionnel avec elle … Comment faire pour lui dire qu’il l’aime sans se retrouvé pris au piège ? Il jouait à son propre jeu maintenant sauf qu’il n’avait pas trouvé de bonnes issues. Soit il se retirait de la partie, soit il se faisait prendre. Dans les deux cas, il était perdant …

« Si c’est ça que tu veux alors tu l’auras … »

Il parlait de coucher avec elle juste un soir. Ça il en était largement capable…

« Mais oublier ton nom au petit matin … Je n’y arriverais pas. »

Il ne cherchait plus à lui mentir. C’était l’unique vérité. Pourquoi ça ne lui sautait pas aux yeux ! Elle était déjà censée le savoir. Merde, il ne comprenait plus rien. Pourquoi il n’avait pas son pouvoir ? Presque borné, il s’avança d’un pas vers elle en jetant sa cigarette dorénavant fini. Il l’écrasa d’un pied agacé. Bien non par elle mais par lui-même. Le même agacement qu’il avait ressenti lorsque son poing s’était violement écrasé sur le mur du château de merlin l’autre jour. Il leva ses yeux au ciel, gris, sombre avant de clôturer faiblement …

« Comme tous les matins … »

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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Dim 14 Aoû - 18:58

Quelques mots. Je crois que je dois être heureuse. J’ai enfin eut la confirmation de ce que je voulais entendre non ? C’était un aveu. Oui, c’était ça, du moins je le crois, de ce qu’on appel un aveu. Non, pas un aveu. Je crois que les autres personnes disent que c’est une déclaration, une drôle de déclaration, mais une déclaration tout de même. Et normalement, lorsqu’on a une telle déclaration, une déclaration de l’être que l’on aime, on est sensé être heureux. Enfin c’est ce que l’on m’a toujours dit et je ne peux que m’appuyer sur les dires des autres, car je n’ai jamais aimé quelqu’un à part lui. Je devrais donc être en conséquence heureuse, non ? Je devrai avoir le cœur qui bat fort, avoir du mal à respirer, être nerveuse et agir stupidement. Comme la dernière fois. Comme quand je l’ai embrassé avant de fuir, car j’étais tout simplement idiote à ce moment là. Oui, toute fille normale aurait sauté au cou d’Alec et l’aurait embrassé langoureusement comme dans les films.

Alors pourquoi je reste insensible face à ses paroles ?

D’habitude j’avais des sentiments, cependant j’étais incapable de les exprimer. Non, là je n’avais aucun sentiment. Ce n’était pas non plus un mélange confus de différents sentiments, c’était tout simplement rien. C’était vide. Oui, j’étais vide. Je devais réagir, du moins je crois. Je recule d’un pas. Ce n’est probablement pas la bonne réaction à avoir, mais j’ai l’impression d’être souillée. Il n’avait pas le droit. Il aurait dû être ce connard sans cœur avec moi aussi, on aurait couché une nuit, je me serais débarrasser de ma virginité cette nuit là et cela se serait terminé. Merci, au revoir. Plus rien, plus de paroles, plus de défis, plus de rêves indécents, plus de cigarettes achetées à la volette pour avoir simplement son odeur prés de moi. Je ne veux pas être aimé. Voilà, maintenant ca s’était imposé à mon esprit. L’amour est destructeur, je l’ai toujours dit, toujours pensé. Il aurait dû le savoir. Non, il le savait. Il le savait qu’un homme aimait une femme pour le simple plaisir charnel. C’était tout. Il ne devait pas m’aimer. Il ne devait pas me souiller.

« - D’accord. Je te jetterai un oubliette alors. Comme ça tu m’oublieras. »

Et tu ne pourras pas me détruire. Je su retenir ma langue à temps, j’avais déjà dit beaucoup trop de bêtises. Idiote. Moi courir après lui, moi voulant l’entrainer dans une chambre ? Non, ce n’était pas moi. Et voilà, il avait atteint son but.

« - Après j’avalerai de l’arsenic. Le suicide ne me fait pas peur, mon âme est de toute façon vouait à l’enfer. Je pourrais aussi quitter le pays. Mais il me serait tout de même impossible de t’oublier. Non, la mort est la seule façon de me faire oublier que je t’aime. Bravo, tu as gagné. »

Je ne dis que des conneries. Je n’ai pas envie de mourir, je voudrais juste plonger dans un sommeille profond où je pourrais tout oublier et me réveiller seulement quand le monde aura disparu. Oui, c’est ça mon rêve. Mais ce n’est pas possible… Alors l’arsenic est le seul remède contre le fait que je l’aime. Autrefois je pensais que c’était un amour à sens unique, je pouvais donc faire face. Autrefois… C’était il y a seulement quelques secondes et j’avais l’impression que c’était il y a des siècles. Quelques mots ont suffit à détruire mon monde. Des mots innocents. Ce n’était même pas une vraie déclaration. C’est un aveu. Quelques mots. Je crois que j’aurais dû être heureuse.

« - Finissons en maintenant. On va chez qui ? »

Dormir jusqu’à ce que tout disparaisse. Cela serait un véritable bonheur.
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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Mer 7 Sep - 14:10

La mort était partout dans cet endroit. Tout autour de lui. Dans ses tombes si froides, si laide que les gens tentent vainement de rendre fleuri, alors que les fleurs fanent… Même Ana parlait désormais de suicide. Comme quoi toutes les femmes qu’Alec tentent d’aimer finissent toujours par fanées, puis par mourir… Il n’avait pas le droit d’aimer. Et elles ne méritaient pas non plus d’être aimer. Il fallait que ce cirque s’arrête ici même. Il ne devait plus jamais revoir Ana ou alors il l’a détruirait comme il a détruit sa mère. Son regard se détourna du beau visage d’Ana pour se poser dans le vide, au fond du cimetière. Quel bien triste endroit … Il fit un pas en direction de la jeune femme, juste un.

« Faisons cela tu veux bien … »

Il posa sa main sur le visage d’Ana. Sa peau était aussi douce que froide, elle reflétait bien son caractère. Les doigts d’Alec caressèrent finement sa joue tandis que son pouce effleurait ses lèvres. Il s’avança à nouveau, plus près encore. Il pouvait entendre son souffle, et si le silence était parfait, il aurait même put écouter la mélodie de son cœur. Il se fichait bien de savoir si ce geste ferait du mal à Ana. Tout en plongeant son regard dans le sien il continua d’une voie faible, presque triste …

« Je vais juste changer les règles … »

Ses lèvres rencontraient celle d’Ana …

Son parfum était exquis, défendu. Son autre main retira une mèche et l’accrocha derrière son oreille aussi délicatement que si elle avait été en cristal. Il aurait tellement voulu prolonger ce baiser … Mais alors qu’il s’apprêtait à se glisser dans son cou il recula. Comme les femmes sont des diablesses … Il n’existait pas plus désagréable sensation que de se contraindre soi-même à arrêter un plaisir si doux. Pourtant il fallait le faire, sinon cela serait encore plus terrible … Alors qu’il fixait sans relâche Ana il alla au fond de ses pensées…

Il tira sa baguette…

Au fond il ne voulait pas faire cela. Mais il n’y avait pas d’autre choix. Cette relation le boufferait à jamais et le freinerait. Quand à elle, elle risquait pire. Non, il n’y avait pas d’issue… Il ne voulait pas aller fleurir sa tombe. Et de toute façon, les fleurs fanent toujours …

« Oubliettes »


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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Dim 11 Sep - 13:31

Le goût de ses lèvres, sa main qui replace une mèche derrière mon oreille. Cela sont des gestes si tendres, des gestes d’un amant tendre et amoureux. Mais c’est impossible, c’est tout simplement impossible qu’ils viennent de la part d’Alec. Je ferme les yeux et en profite pendant ces quelques instants, quelques instants de purs bonheurs. Pendant cet instant mon cœur part en vrille et je perds tous les sens. Mes jambes ne tiennent plus et je me sens mourir. Une mort tout à fait délicieuse, une mort qui amène tout droit en enfer. Seigneur pardonnez moi j’ai péché. J’ai été faible devant la chair du Démon. J’ai laissé mon âme être dévoré par la luxure. Pardonnez moi Seigneur, mais je ne peux plus vous aimez, car je me dévoue totalement corps et âme à lui et je n’ai plus d’amour pour d’autres personnes.

« - Si c’est cela ce que je désire, mais il est trop tard. Car si tu le fais, je retomberais amoureuse de toi, encore et encore. C’est le même supplice que celui de Prométhée. Un oubliette ne servira à rien. »

J’avais détourné le regard, je ne voulais pas le voir. Non. Non je ne voulais pas que ce soit lui qu’il me voit. Qu’il ma faiblesse dans mon regard. Que j’avais totalement perdu. Que j’étais en train de mourir sous son regard. Je ne voulais pas qu’il comprenne que chacun de mes paris était un espoir perdu d’avance. Un nouvel instrument de torture qui me détruisait peu à peu. Je devais être masochiste, car je sais fort bien qu’il ne résiste pas à une femme ou plutôt ce sont elles qui ne lui résistent jamais. Il atteint toujours son but. Et à chaque fois il me détruit un peu plus. Cette fois-ci il allait détruire ma mémoire. Je le vis lever sa baguette. Même si ce n’était pas très difficile de contrer je ne fis rien. Je ne détournai pas le regard, je ne cherchai pas à fermer les yeux. Car ca sera la dernière fois que je le verrais ainsi. J’ouvris la bouche pour dire merci. Mais je n’eus pas le temps.

Tout d’abord notre baiser s’effilocha, ce n’était plus qu’un rêve, puis plus rien. Je revis tous ses instants de bonheurs, de colère, toutes ses larmes et ses rires. Tous ses sentiments, tout ce qui arrivait à me rendre un peu humaine sous ma froide apparence était en train de défiler avant de disparaitre. Son visage s’effaçait de mes souvenirs, ce n’était plus qu’un flou, un vide. J’étais en train de perde une partie de moi. J’étais en train de mourir.

« - Qui êtes vous ? »

Je jetât un regard autours de moi, qu’est-ce que je faisais dans un tel lieu ? Je n’appréciais pas les cimetières, cela me rappelait trop de mauvais souvenirs, trop de gens que j’avais tué. Je n’en avais pas honte, car c’était pour leur âme. Mais cela signifiait que la mienne serait maudite. Cependant c’est sans importance. Mais ce qui est moins sans importance c’est ce que je fais ici, avec un tel homme. Un frisson de dégoût m’envahit. Il était trop proche de moi et j’avais sur moi une étrange odeur. J’avais son odeur. Son odeur de perversion dégoûtante. J’étais salie. Par cet… cet non ce n’était même pas un homme, ce n’était pas un individu, cela devait être qu’un pervers sexuel comme l’étais tous les hommes. Je suis certaine qu’il me suffirait d’ouvrir mon don pour entendre toute la perversion qu’il avait envers moi.

« - Si vous m’approchez à nouveau, je n’hésiterai pas à vous tuez. »

Sur ces mots je tournai les talons et je partie. Je sais, je devrais me transplaner. Mais j’avais cet étrange sentiment de ne pas vouloir m’éloigner de ce maniaque sexuelle. Qu’est-ce qui s’était passé ? Une goutte d’eau glissa sur ma joue. Je levai les yeux vers le ciel pour voir s’il pleuvait, mais non. Non, il ne pleuvait pas. C’était moi qui étais en train de pleurer.
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MessageSujet: Re: Souviens-toi que tu dois mourir ...    Dim 11 Sep - 15:19

Un fil invisible se créa entre eux, seul Alec ressenti son existence. Sa baguette dévorait les souvenirs qu’Ana avait de lui, le moindre fragment, jusqu’à son simple nom. Bien sur il ressentait ce déchirement contre-nature, ce fil légèrement semblable à celui d’un impero. De toute façon, au final le résultat serait le même… Lorsqu’il ne ressenti plus rien de la part de sa baguette, Alec abaissa son bras. Voilà. C’était fini. Il n’y avait plus rien à dire, plus rien à faire. Elle n’avait plus aucun souvenir de lui, elle allait s’en aller. Et c’était bien. De toute façon depuis qu’il l’a connaissait elle ne lui avait apportait que des ennuis. Rien de bon. Alors tant mieux si c’était fini, tant mieux si ses pas ne la guiderons plus vers lui, tant mieux si elle le repousserait comme un vulgaire objet… Tant mieux …. Il y en avait d’autre des femmes, plein d’autre, elle n’a jamais eu l’exclusivité, elle ne l’a pas et elle ne l’aurait jamais…

Jamais.

Son regard se posa dans ses yeux. Ils avaient complètement changé. L’indifférence était présente. Elle ne faisait pas semblant comme elle faisait d’habitude non, elle le regardait bien avec dégout, le même qu’elle ne lui avait jamais accordé auparavant. Ce regard frappa Alec qui fut parcouru d’une sensation inconnu, c’était un mélange de nostalgie et de colère contre soi-même. Il n’eut pas la force de prononcer le moindre mot à son égard, son attitude en disait suffisamment. Elle avait bien tout oublié. Il avait réussi son sort, maintenant c’était tout ce qui importait… Elle reculerait puis irait transplaner plus loin tout en se demandant ce qu’elle faisait ici à l’origine. Enfin, lorsqu’elle arriverait à destination elle trouverait une autre âme perdue à sauver et l’emporterait dans un château perdu au fin fond de l’Ecosse. Ses cheveux flotteraient au vent lorsqu’elle lancerait un regard froid à sa victime avant de tendre sa baguette et d’implorer un dieu aussi perdu qu’elle. Puis jaillirait un éclair vert de sa baguette qui se percuterait droit dans sa cible avant que celle-ci ne meurs.

Il n’y aurait toujours pas de trace d’Alec.

La voie d’Ana brisa le silence aussi glacial que l’air par un simple ‘Qui êtes vous ?’. Alec ne répondit pas. De toute façon il n’y avait rien à répondre. Pourquoi prendre la peine de lui expliquer qui il est alors qu’elle s’en contrefiche désormais. Il ne bougea pas, ne fit pas le moindre mouvement, comme figé. Il l’était. Paralysé par une stupide incompréhension de ce qui venait de se passer. Jamais il n’avait fait une telle chose. S’il avait été lui-même il l’aurait tué tout simplement. Lui-même ne comprenait pas pourquoi il passait par tant de détours lorsqu’il s’agissait d’Ana.

Elle le chassa, le menaçant de mort. En serait-elle capable ? Alec ne voulait même pas le savoir. Ce baiser hantait encore ses pensées et ce sentiment étrange d’avoir loupé quelque chose l’envahissait toujours. La jeune femme se retourna d’un mouvement vif. Ca y est, elle s’en allait enfin de la vie d’Alec. Fini. Fini. Fini. Il essayer de s’encrer ces mots mais au fond il en était incapable. Il cherchait à se persuader du bienfait de son geste tandis qu’elle disparaissait par le portail du cimetière.

A présent il était seul. Seul avec ses souvenirs. Elle était partie. Pourtant ce ne fut pas un soulagement qu’il ressenti, mais un pincement, ce sentiment qui peut amener des gens à se détruire, celui qui trahi notre confiance, celui qu’Alec ne connaissait pas. Le regret.

Souviens-toi que Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! C’est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
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