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 Hey please with me don't play. ♪

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They all deserve to die, even you.
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MessageSujet: Hey please with me don't play. ♪    Mer 20 Juil - 22:53

Andrew se souvient de tout dans les moindres détails. Il se souvient de son entrée dans la Grande Salle, ce matin même. Il se souvient comment il avait surpris les élèves en plein petit-déjeuner, il avait lu la stupeur dans leurs yeux. Il se souvient aussi d'avoir couru vers la table des professeurs, haletant, le front en sueur. Il se souvient d'avoir demandé à Dumbledore où était Lilith. Il n'avait pas entendu et lui avait demandé de répéter. Il avait alors haussé le ton, probablement sous le coup de la fatigue et de la peur, et avait commencé à s'énerver contre lui, devant les élèves. Toujours le visage épuisé et inquiet, il avait balayé la pièce et constaté que Lilith n'était pas là. Ayant fait cette constatation, il s'était retourné vers McGonagall et avait aboyé, avec une férocité qui lui ne lui était pas familière en ces murs :
- Où est-elle ?
- Calmez-vous, Shelton
, avait protesté Minerva d'une voix rèche. Je ne sais pas où elle est. Vous êtes le mieux disposé à répondre à cette question, à mon avis.
Des ricanements s'étaient alors élevés dans la salle mais Andrew n'en avait pas tenu compte. Il s'était mis à interroger du regard les autres professeurs présents mais ils avaient tous émis un petit signe de tête négatif. Eh merde. Où pouvait-elle bien être ? Elle ne pouvait pas dormir à cette heure-ci. Lilith, dormir ? Ne soyons pas ridicules. Andrew s'était alors retourné et avait traversé la Grande Salle en courant à la recherche du professeur de divination. Il se souvient, juste avant d'avoir quitté la salle, de Dumbledore qui ordonnait aux élèves de retourner à leurs petit-déjeuners.
- Ne vous inquiétez pas pour le professeur Shelton, il se remettra vite. Ne vous laissez pas interrompre pour si peu et reprenez vos assiettes !
Pour si peu ? Il blaguait ! Ce n'était pas possible. Lilith avait disparu et ce n'était pas grave à ses yeux ? Par les temps qui couraient, pourtant, si. Cela ne suffisait-il pas qu'Andrew partageait un amour interdit – ou qui ne serait franchement pas bien reçu – avec une certaine sorcière et que cette même sorcière venait de disparaître alors que... alors que... Alors qu'Il savait ? Andrew avait alors tout ratissé, le château, le parc, la forêt. Il avait même fait un saut à Londres dans l'espoir de la retrouver, même s'il ne savait pas où chercher. En réalité, il dut attendre qu'une jeune Gryffondor lui dise qu'il l'avait aperçu au septième étage. Mais bordel, qu'est-ce qu'elle foutait là-haut ? Dès qu'il avait su cela, Shelton avait bondi en avant pour aller la rejoindre mais fût retenu par la sixième année qui l'avait informé :
- Sauf votre respect, elle a demandée à être tranquille. Désolée.
Andrew dût encaisser le coup et resta là quelques secondes, le visage impassible. Mais bordel, qu'est-ce qu'il lui passait par la tête ? Andrew avait envie d'exploser, d'hurler, de gueuler mais il réussit à se contenir tout de même. Elle ne se doutait pas que maintenant qu'Il savait, rien ne pouvait être comme avant ? Une chose frappa alors Andrew : il ne lui avait encore rien dit, trop occupé à la rechercher. Bon. Cool. Zen. Andrew avait pris son mal en patience, calmé ses nerfs et demandé à la jeune fille de remettre un mot à Lilith. Il lui donnait rendez-vous ce soir près du lac, pour parler de choses importantes et surtout au calme. L'étudiante partie, Andrew ne savait plus trop quoi faire. Il était à la fois affolé, fatigué, décontenancé. Il fallait qu'il se calme. Il fallait qu'il dorme. Il fallait qu'il dorme. Maintenant.

C'est le calme. C'est le silence le plus parfait. Andrew est allongé sur son lit. Il est exactement sept heures et demi, la nuit est déjà tombée à Poudlard. Et pourtant, le temps semble s'être arrêté. Il est bien. Il est au calme. Il a besoin de calme. Il a dormi. Depuis ce matin, il n'a fait que dormir. Et tant mieux. Ainsi, il a pu remettre ses idées en place. A présent, il sait qu'il doit garder son calme en toutes circonstances, il sait qu'il doit prendre le temps de se poser et de réfléchir. Les événements se sont un peu trop précipités ces dernières heures. Bellatrix sait. Bellatrix sait. Si Bellatrix sait, Il saura. Très vite. Très très vite. Non, il a le temps. Andrew a le temps d'anticiper leurs réactions, il a le temps de prévenir Lilith, de la mettre à l'abris. Il a le temps de réparer l'irréparable. Le temps redémarre tout doucement. Andrew se lève. Il enfile une chemise. Et sort de la chambre.

Huit heures sonnaient à peine lorsqu'Andrew émergea du château. Il avait longtemps réfléchi. Et maintenant, il savait, lui aussi. Il savait quoi faire. Il savait qu'il allait retrouver Lilith, la prendre dans ses bras, l'embrasser et lui parler, lui dire ce qu'il avait découvert ou plutôt... ce qu'Il avait découvert. Il fallait qu'elle sache, elle aussi, après tout. Il fallait qu'elle aide Andrew à s'en sortir. Ce soir-là, encore heureux, il ne neigeait pas. Pourtant, le mangemort commençait à avoir froid, une légère brise lui fouettait le visage : il ne faisait pas bon de s'attarder dans un terrain si peu couvert. Encore endormi, Andrew bailla un long moment à s'en décrocher la mâchoire et continua sa route vers l'endroit où il avait rendez-vous. Dans un certain sens, il était très excité, il fallait dire que c'était son premier rendez-vous amoureux. Non, non, sans blague. Lorsqu'il était ado, il détestait cela, peut-être parce qu'il n'eut aucune histoire d'amour sérieuse. Maintenant qu'il était retourné à Poudlard et qu'il vivait une vraie relation, c'était tout autre chose. Malgré l'ambiance actuelle, il y avait un quelque chose d'impatience en lui. La démarche droite, les yeux brillants, Andrew gravit le semblant de colline qui le séparait de son amour et se stoppa net. Ses yeux se fixèrent net sur la scène qui se déroulait devant lui. Oui, il y avait Lilith. Mais il y avait également une autre personne. Et cette personne portait une grande tunique noire et un masque de mangemort. h
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'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Jeu 21 Juil - 0:22

Je n'avais pas passé la nuit dans ma chambre, je n'en avait simplement pas envie. Je savais que le sommeil de viendrais pas, pas si je restais toute seule dans ma petite chambre toute noire, seule dans mon lit à peine assez chaud pour le temps qui se refroidissait rapidement pour laisser place à l'hivers. J'avais pensé, pendant quelques secondes à peine, à aller me glisser dans la chambre d'Andrew. Rien que pour au moins avoir l'impression que je n'étais pas seule, et pour être au chaud. Mais c'était une des pires idées que j'ai eu. Quelqu'un aurait put me voir entrer ou sortir. Nous avions déjà pris beaucoup trop de risque avec tout ça. Non, je me contentai de passer la nuit dans ma classe, assise sur le rebord de la fenêtre, le visage appuyé contre la vitre froide, le regard plongé dans le noir de l'extérieur. J'étais presque hypnotisée. Dans cette classe, ma deuxième maison, avec cette odeur très forte mais oh combien réconfortante d'encens qui flottait dans l'air, c'était comme si je laissais champ libre pour toutes les pensées qui tourbillonnaient depuis trop longtemps dans ma tête remonter à la surface.

Sans vraiment le réaliser, j'en vint à plusieurs conclusions sur tous mes problèmes. J'en vint à finalement m'avouer que j'étais irrémédiablement et immanquablement amoureuse. Je savais depuis longtemps que j'aimais Andrew, mais j'essayais toujours de me faire croire que ça finirait un jour par passer, que ça ne servait à rien de changer ma vie pour lui car ça ne durerait pas toujours. C'était faux. Personne d'autres ne me faisait cet effet, et personne d'autres ne le ferrait. Malheureusement, j'en vint aussi à réaliser que, oui, le fait qu'il soit un mangemort était un problème. Pas que ça me dérange personnellement. Ses opinions, ses actions, ce qu'il faisait sous les ordres de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom quand il n'était pas à poudlard ne me concernait pas et je m'en fichais comme d'une guigne. Mais le problème était le même qui avait pousser mon père à forcer ma mère à fuir quand il avait rejoint Ses rangs. Je ne serais jamais complètement en sécurité et... lui non plus. Vous croyez qu'Il s'empêchera de m'utiliser comme point faible, comme outil de chantage, contre Andrew? Il avait déjà sa soeur, il n'avait pas besoin de moi en plus!

Le temps que je me mette à réfléchir à ce qu'il fallait que je fasse, j'entendis des bruits à l'extérieur de ma porte. Je sortis de ma torpeur pour réaliser que le soleil brillait très fort à l'extérieur. J'avais passée la nuit à cogiter et je n'avais même pas réalisé que le matin était déjà arrivé. Je n'étais pas malade, je n'avais jamais pris une seule journée de congé depuis que j,étais arrivée ici, depuis six ans, mais ce matin c'est comme si j'étais vidée de toute motivation. Je n'avais même pas envie de me lever de ma place pour aller dire à qui que ce soit ce qui se passait. J'étais presque dans un état second. Lentement, j'attrapai une plume et un parchemin pour y inscrire une petite note à l'intention des élèves. Pas de cours aujourd'hui. D'un coup de baguette, le parchemin de volatilisa de mes mains pour aller de coller contre ma porte, pour que les élèves puissent lire. Je reposai ma tête contre la vitre et l'effet fut presque instantanné. Jamais je ne m'étais endormie aussi rapidement de toute ma vie. Peut-être est-ce que j'étais malade, au fond. Après ce qui me parut quelques secondes, mais qui aurait peut être des heures (et l'étaient probablement), je fut tirée de mon sommeil par des petits coups secs sur ma porte. Vraiment? Le jour où je voulais qu'on me laisse en paix, c'est le jour où il fallait que quelqu'un ait absolument envie de me parler. Je m'extirpai de ma place, courbaturée comme jamais, et finit par aller répondre à la porte. Une jeune sixième année se tenait là, visiblement soulagée que je lui ouvre.

«Je... Le professeur Shelton m'a chargé de vous remettre un message, même si je lui ai dit que vous ne vouliez pas être dérangée, et j'ai presque complètement oublié. J'étais en double cours de botanique quand je me suis rappelée et je suis venue directement ici, avant que j'oublie encore.» Elle débitait tout d'un seul souffle, c'était à en donner mal à la tête. «Enfin, bref. Il m'a demandée de vous dire de le rejoindre à 8 heures dans le parc de l'école, près de la grande roche.» J'aurais dut me douter que mon petit moment d'hermite allait attirer l'attention du professeur, qu'il voudrait me voir d'une façon ou d'une autre, et je devais avouer que je voulais aussi le retrouver. Je voulais qu'il me dise que tout serait bien, qu'on trouverait un moyen de tout régler. Je hochai la tête.

«Et quelle heure est-il, présentement?» demandai-je à la jeune fille.
«Il était sept heure et demi tout à l'heure, je dirais donc qu'il est huit heure moins le quart.» avec un autre hochement de tête, je la remerciai et le congédiai. Huit heure moins le quart, juste le temps pour prendre un châle (il faisait froid, c'est temps-ci) et sortir. Ce que je fis. Le long tricot serré contre mes épaules et mon torse, j'avançai dans le noir du parc. Pourquoi est-ce cette scène me semblait beaucoup trop familière? J'essayai de me rappeler, mais en même temps, c'était seulement un sentiment. Un peu comme une impression de déjà vu... mais j'étais certaine de n'avoir jamais eut de rendez-vous de la sorte avec personne d'autres que lui, et ce soir, avant... alors...

Je tournai à gauche, non loin du lieu de rendez vous, quand soudainement je sentis une poigne de fer attraper mon bras et me tirer. Ça fit comme un déclic dans ma tête et mon rêve de il y a quelques temps me revint à l'esprit. Prise par surprise, je n'eut pas le temps de réagir que le mangemort avait agrippé d'une seule main mes deux poignets et les avaient tordus derrière mon dos, m'empêchant de me débattre ou de me défendre avec ma baguette. Avec son autre main, il pressa fortement sa baguette sur ma tempe. Quand j'essayai de bouger, de me débattre, il tordait de plus belle mes poignets, ce qui tira un cri de douleur de mes lèvres. Au moment où je réalisai que ma meilleure chance restait encore de hurler à l'aide, il dut anticiper ma manoeuvre et me fit taire d'un sort rapide. C'est seulement à ce moment que je remarquai la silhouette bien connue du professeur de défense contre les forces du mal s'approcher de nous.

«Tu arrives juste à temps, j'allais commencer à m'amuser un peu avec elle! Elle est très jolie, combative, juste comme je les aime.» annonça le mangemort, riant presque. Je savais ce qui s'en venait mais je ne put quand même pas m'empêcher de continuer à me débattre quand il fit glisser sa baguette de ma tempe sur ma joue, puis le long de mon cou et de mon torse pour venir s'arrêter sur mon flan gauche, où il l'enfonçant, résultant en un cri silencieux. Comment avait-il fait pour s'infiltrer à Poudlard? Pourquoi est-ce qu'il faisait ça? Et surtout est-ce que je m'en tirerais intacte. Je ne put m'empêcher de former un simple petit "Qu'est-ce qui se passe? Aides moi!" du bout des lèvres, puisqu'aucun son ne sortait de ma bouche.

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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Jeu 11 Aoû - 10:48

Le coeur d'Andrew s'était mis à battre frénétiquement. Tout cela ne présageait rien de bon. Il connaissait assez bien Lilith pour savoir qu'elle ne fréquentait pas de mangemorts. Et d'en voir un en sa compagnie, dans le parc de Poudlard était tout simplement effrayant pour Andrew. Et pourtant, il était lui-même un mangemort, alors depuis quand voir un confrère l'effrayait-il ? La réponse à cette question sonna dans sa tête comme un glas qui annonçait son exécution. “Depuis que je me suis entiché de Lilith...” Même s'il se persuadait de penser le contraire, il ne pouvait nier qu'il y avait du vrai là-dedans. Andrew n'était plus le même depuis qu'il avait rencontré Lilith. Chassant ses pensées funestes, il se reconcentra sur la raison de son affolement présent : Lilith n'avait pas encore vu le mangemort. Sous le coup de son impulsivité, Shelton rompit les distances qu'il avait marqué avec la scène qui se déroulait sous ses yeux et s'élança vers elle. Mais soudain, quelque chose le coupa dans son élan : le mangemort était passé à l'attaque, agrippant les poignets de la jeune rousse dans son dos. En deux temps, trois mouvements, il l'avait presque ligotée et mise hors d'état de nuire, en lui arrachant un cri de douleur.

Il n'en fallut pas plus à Andrew pour sortir sa baguette et bondir à la rescousse de sa fiancée. Mais là encore, quelque chose l'empêcha d'aller au bout de ses actes : la baguette, grossière et abrupte, du mangemort était collée contre la tempe de Lilith. « Tu arrives juste à temps, j'allais commencer à m'amuser un peu avec elle ! Elle est très jolie, combative, juste comme je les aime. » Les paroles du mangemort glacèrent le sang d'Andrew. Cette voix... Il la connaissait ! Elle... elle lui était presque familière... Ce pouvait-il que cela soit un des amis d'Andrew qui étaient en train de... de menacer Lilith ? Un tas d'interrogations l'assaillirent presque aussitôt. Que faisait-il là ? Comment avait-il pénétré dans Poudlard ? Est-ce qu'il avait un lien quelconque avec... avec Bellatrix et le fait qu'elle savait pour leur relation ? Etait-il là pour cela ? Andrew se sentait presque défaillir devant la situation accaparante, il était un mangemort, un homme de pouvoir, fort et fier et voilà qu'il se sentait impuissant, impuissant de tenir tête à ses confrères et de protéger celle qu'il aimait. Son regard passa du mangemort encapuchonné aux yeux suppliants d'une Lilith muette. Son cœur se serra lorsqu'il s'attarda sur son doux visage. Il aurait tant voulu l'aider... mais qu'est-ce qu'il devait faire ? La douleur fût encore plus grande lorsqu'il la vit former quelques mots indiscernables de ses lèvres pulpeuses... Étrangement, il la trouvait presque plus désirable que d'habitude, si frêle et innocente... Non ! Ce n'était pas le moment ! Il devait se ressaisir et faire face à la situation. De toute façon, cela n'était peut-être qu'une énorme méprise... « Attends... Je... je suis un mangemort, moi aussi, lâcha Andrew d'une voix saccadée en remontant sa manche gauche. Regarde ! Je suis un partisan du Seigneur des Ténèbres. Relâch...
- Je sais très bien qui tu es, Shelton. »


La voix du mangemort avait fendu l'air et une fois de plus heurté l'esprit d'Andrew. “Ce gars-là me connaît vraiment, se murmura-t-il d'une voix presque apeurée, il me connaît.” La perspicacité et les paroles tranchantes du mangemort avait de quoi décontenancer Andrew... Toutefois, il ne se laissa pas démonter et continua d'une voix un peu plus assurée : « Alors, si tu sais qui je suis, relâche-la. Je lui fais confiance. Elle... elle est avec moi.
- Ça aussi, je le sais, minauda le mangemort.
- Y a-t-il une chose dont tu n'es pas au courant, admirateur secret ? railla Andrew. »


Il laissa passer un silence, se racla bruyamment la gorge puis répondit : « En réalité, il y a bien une question sans réponse dans mon esprit. Et c'est cette même interrogation qui m'a amené et conduit jusqu'à ta charmante amie et toi aujourd'hui.
- Je t'écoute.
- Es-tu toujours de notre côté, professeur Andrew William Shelton ? »
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'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Jeu 11 Aoû - 13:23

Oh dans quel pétrin est-ce que je me retrouvais encore? Ou plutôt, dans quel pétrin est-ce que le professeur de défense contre les forces du mal m'avait-il encore mis? J'aurais dut le voir venir, en fait je l'avais prédit depuis le tout début mais j'avais préféré essayer de l'ignorer, me dire que je paranoiais. Je n'avais jamais été une optimiste mais pour la première fois, j'avais l'impression qu'on réussirait à éviter le pire. Le problème était probablement que je sous-estimais le pire. Je me rendais bien compte maintenant, alors que j'étais coincée sous l'emprise d'un de ses collègue, que j'avais été bien naïve de croire ça. idiote, même. Mon châle glissa de sur mes épaules pour aller s'écraser dans la poussière du sol et mon je sentis un énorme frisson parcourir mon corps entier... Seulement ce n'était pas à cause du froid soudain, non. C'était une réaction directe au soudain mouvement de la baguette froide, grosse et grossière du mangemort glissant sur mon corps. Quelque chose dans le geste me parressait obscène et me dégoûtait au plus haut point. Les contacts physique en soi, je n'appréciait pas, alors de tels gestes perpétrés par un homme que je ne connaissait pas, et que je n,avait pas envie de connaître, j'aurais put m'en passer.

En vérité, j'étais paniquée. Je n'ai jamais été aussi affolée de ma vie, je crois. J'ai passé ma vie à garder ma tête hors de l'eau, à éviter toute forme de problèmes. Le problème, c'est que je n'ai jamais penser à plutôt me préparer au cas où quelque chose arriverais... Et c'est comme ça que je me retrouvais, désemparée, à servir de vulgaire pion dans cet échange entre les deux serviteurs du seigneur des ténèbre. J'osais espérer que la situation se calmerait, que c'était un malentendu... Non, visiblement pas. Je me doutais que si la situation était difficile pour moi, elle devait l'être plus pour Andrew. Je pouvais bien voir dans ses yeux qu'il était déchiré. Comment pouvait-il choisir entre les 'siens' ou moi? Je ne voulais pas lui demander de le faire, tout comme il m,avait laisser rester neutre dans le conflit... mais me laisser torturer ou me faire faire quoique ce soit par un mangemort n'était pas dans mes cartes. Même pour lui, je ne me laisserais pas faire. Pourquoi est-ce que rien n,arrivait à être simple?

J'essayai de comprendre leur conversation mais sans réel résultat. Ce que je réussit tout de même à interpréter n'était absolument pas un bon signe. Donc... quelqu'un savait pour nous deux... et n'étaient visiblement pas heureux de cette relation. Si j'avais le pouvoir de la parole, présentement, je ferrais probablement remarque que mon père aussi était maintenant dans leur rangs, ça me sauverait peut-être... Pourquoi est-ce qu'ils m'utilisaient contre lui? Qu'est-ce qu'il avait bien put faire pour mériter ça (parce que, soyons logique, ce n'était pas de MA faute, hein)?

«Es-tu toujours de notre côté, professeur Andrew William Shelton ?» C'est là que tout s'éclaira dans ma tête. Autant est-ce que Benjamin pensait qu'Andrew avait une mauvaise influence sur moi... eux pensait que j'avais une trop bonne influence sur lui! Pendant un moment, ce fut silencieux... les deux mangemorts se fixaient, comme si j'étais soudainement devenue invisible. Ce serait le moment parfait pour tenter quelque chose. C'était maintenant ou jamais, non?

Lentement, subtilement , je déplaçeai mon pied. Parce qu'il avait beau être fort, le mangemort, il avait oublié un détail et je m'en voulais un peu de ne pas y avoir penser plus tôt. J'attendis un peu, histoire de m'assurer qu'il n'avait pas remarquer ma tentative. Sa poigne sur moi était toujours aussi solide, mais pas plus qu'avant. J'avais le champ libre. Aussi rapidement que je le put, je repliai mon genoux, envoyant mon talon heurter en plein sa région sensible. Exactement comme prévu, avec un grand cri, il me lâcha rapidement... Je n'avais pas réaliser par contre que la peur m'avait paralysée et qu'il était la seule raison pour laquelle je tenait encore debout. Dans un grand boum, je m,affalait sur le sol et fermai les yeux. Bientôt, on m'empoigna à nouveau et me tira, mais paniquée et les yeux fermés, je n,avais aucun moyen de savoir qui m,avait récupérer... Je croisai les doigts pour que ce ne soit pas le mangemort qui voulait ma peau.

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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Ven 12 Aoû - 15:53

Le verdict était tombé comme un tranchant de guillotine. Net et indiscutable. Dire qu'Andrew ne s'attendait pas à ça était bien faible... Bien sûr qu'il était avec eux ! Il était mangemort ! Un partisan du Seigneur des Ténèbres. Cet homme devait le savoir plus que les autres, ce que c'était qu'être mangemort et ce que ça impliquait... Non ? Alors de quel droit osait-il demander si Andrew était toujours de son côté ! C'était Andrew William Shelton. C'était un des meilleurs et des plus talentueux mangemorts. De quel droit il osait demander ça ? Non, non, non ! Andrew n'était décidément pas du genre à côtoyer l'Ordre. Ils ne pouvaient pas lui demander s'il était sûr de son alignement après tout ce qu'il avait sacrifié pour eux. Ils ne pouvaient pas. Ils n'avaient pas le droit. Quelle bande de... de... de...

“PUTAIN !” Ce fût à cet instant qu'une lumière s'alluma dans la tête d'Andrew. Lilith. Si on s'en prenait à elle aujourd'hui, ce n'était certainement pas par hasard. De même, si Bellatrix était au courant pour leur relation – ce qu'Artemis et Rodolphus lui avaient confirmé –, il n'y avait aucun doute quant aux raisons de la présence de ce foutu mangemort. Il était là sur ordre de la maniaque en puissance et cela dans un seul but : Lilith. Non ! Ils n'étaient pas sérieux ! Ils ne pensaient pas que... que Lilith aurait pu l'influencer ? “Quelle franche rigolade.” Non, non, non. Ce n'est pas ce qu'il voulait dire, Lilith était capable de l'influencer, certes, car c'était une femme de caractère. Ce qu'il voulait dire ce que Lilith était neutre dans ce conflit, elle ne lui avait que trop répété par le passé pour qu'il ne s'en souvienne pas aujourd'hui. Elle... elle n'était pas avec eux, ni avec Dumbledore. S'ils étaient si bien informés que ça, ils devaient le savoir, non ? Un autre doute l'assaillit bientôt. Et si c'était elle, qui se tenait devant lui et qui menaçait celle qu'il aimait ? Et si c'était Bellatrix. Anxieux à cette idée, il lança un regard désespéré à la silhouette encapuchonnée. Non, non, pas assez svelte et puis les mains étaient trop dures, grossières. Il se sentit soudain ridicule de penser cela, alors qu'il avait entendu la voix coupante et franche du mangemort quelques minutes auparavant. “Au moins, ce n'est qu'un sbire, se surprit-il à penser.” Il ne put s'empêcher de penser non plus que ce sbire, aussi insignifiant qu'il était, le connaissait très bien. Et rien qu'à cette idée, il en frémit. Un geste, qui se voulait discret et étouffé, attira cependant son attention alors qu'il examinait les mains du mangemort. Il ne lui en fallut pas plus pour qu'il découvre les intentions de Lilith, elle voulait se tirer de là et en vitesse. Apeuré à la pensée de trahir sa tentative, il redirigea presque immédiatement son regard vers l'enfoiré qui se tenait devant lui. Tout se passa alors très vite. Lilith, qui avait délicatement replié sa jambe, décocha un violent un coup dans les parties génitales – cela se passe de commentaire, paix à sa descendance – du mangemort. Qui s'écrasa sur le sol comme une m*rde, cela semble intéressant de le préciser.

Mais un retour de flamme, ou tout du moins ce qui en avait l'air, s'abattit sur la jeune femme qui s'effondra à son tour. Andrew, honteux de n'avoir pas pu la défendre par avant et désireux d'y remédier, ne prit pas le temps de réfléchir et s'élança vers elle. Il la hissa, comme il pouvait, loin du mangemort, qui reprenait déjà ses esprits. Comme elle restait tétanisée de peur, il l'embrassa sur la tempe, comme pour le signifier qu'elle était auprès de lui. Après un court sortilège – Finite Incantatem, pas l'un des préférés d'Andrew, certes, mais un des plus utiles en ces circonstances –, il lui murmura d'une voix qui se voulait franche, malgré sa faiblesse : « Je... suis désolé, ma chérie. Je... je... suis te... tellement désolé. Je... je ne voulais pa... pas. Ça va ? Dis-moi que... tout va bien. S'il te plaît. »

Lequel était le plus affolé des deux ? Elle, victime de l'amour qu'elle éprouve ou lui, qui n'avait pas réussi tenir ses engagements ? “Des engagements dont j'aurais du informer Lilith depuis longtemps, se murmura-t-il. Avant que tout cela ne se passe. Avant que cette confrontation, celle que j'avais espéré ne jamais vivre, tout en sachant pertinemment qu'elle arriverait, ne survienne.” Difficile à dire. Mais ils n'avaient guère le temps de jouer au plus misérable car déjà, l'objet de leur frayeur la plus extrême se tenait de nouveau droit comme un “i”, devant eux. Il s'épousseta brièvement et pointa sa baguette vers eux. « Je prends ça pour un oui... » dit-il d'un ton qui se voulait amusant, ce qui était totalement débile car – Andrew peut vous le certifier – il n'y avait rien d'amusant dans la situation qui se présentait.

Serrant Lilith contre son flan – pour se rassurer, se donner du courage ou, que sais-je, éviter qu'elle ne lui échappe de nouveau –, Andrew dégaina à son tour sa baguette et la dirigea vers le mangemort. Puis, d'une voix presque désolée mais un peu plus assurée qu'avant, il questionna le mangemort : « Nous sommes des mangemorts. Tous les deux... Nous sommes collègues. Alors pourquoi t'attaques-tu à moi ?
Ce n'est pas à toi, que je m'attaque.
Elle... elle est avec moi. Elle n'est pas dans le camp adverse. Elle est neutre ! Je... Ne fais pas quelque chose que tu pourrais regretter. Qui que tu sois, ne m'oblige pas à faire ça... »


Mais il était déjà trop tard et un éclair vert – intense, effrayant et couleur émeraude – venait de déchirer le ciel de Poudlard.
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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Ven 12 Aoû - 23:09

je me laissai trainer par quiconque venait de me rattrapper, en état de choc. Je n'aissayai même pas de me débattre, au cas o;u ce ne soit pas la bonne personne qui m'ai secouru. Toute cette histoire me semblait sans issue. Si c'était le mangemort, je me faisait torturer... si c'était Drew, il risquait d'y passer... Et entre être torturer ou assister à quoique ce soit qui arriverait au professeur, je ne sait absolument pas ce qui serait le plus horrible pour moi. Toute sorte d'images et de scénarios me venaient en tête, et je peux garantir qu'aucuns d'eux ne finissait bien. Par merlin, comment est-ce qu,on s'en était rendu là? Comment avais-je put laisser quelque chose de pareil arriver?!

J'ouvris finalement lentement les yeux quand je sentit une pression familière sur ma tempe et le poid du sort qui me faisait taire se lever. Si la situation avait été différente, je lui aurais sauté dessus... mais le temps était mal choisi pour ce genre de démonstration affective, je crois.

« Je... suis désolé, ma chérie. Je... je... suis te... tellement désolé. Je... je ne voulais pa... pas. Ça va ? Dis-moi que... tout va bien. S'il te plaît. » Je voulais lui répondre, je le pouvais, maintenant que le sort que le mangemort m'avait lancé avait été levé... seulement je n'y arrivait pas. Je ne pouvais simplement pas parce que ça serait lui mentir. Comment est-ce qu'il voulait que tout aille bien?!?!? Est-ce que j'avais l'air d'aller bien?!?!? J'arrivais à peine à voir clair, à comprendre ce qui se passait autour de moi. Je me contentai de m'aggripper tant bien que mal à sa chemise. Ça pouvait être presque dangereux à quel point j'avaiss une impression de sécurité à être blottie contre lui, alors que je savais pertinement que c'était probablement la pire chose à faire pour le moment. Je sentait mon coeur battre à toute allure dans ma poitrine... et pouvait sentir celui d'Andrew qui allait à un rythme semblable. La situation était visiblement hors de son contrôle et il semblait presque aussi terrifié que moi, mais probablement pas pour les mêmes raisons.

«Ce n'est pas à toi, que je m'attaque.» Mon sang se glaça dans mes veines. La réponse d'Andrew se voulait moins autoritaire et menaçante qu,il l'aurait fallut... et je compris que ça venait de signer mon arrêt de mort, ou presque. Ça ne servait à rien qu'il répète que j'étais avec lui, que je n'étais pas dans l,autre camp... je n'étais pas dans le leur non plus. Seulement ça serait une raison pour m'achever, selon les fidèles de vous-savez-qui... et c'était justement parce que j'étais avec lui qu'ils venaient. J'allais protester quelque chose, n'importe quoi, quand mon oeil remarqua l'éclair vert.

L'instant d'après, je me retrouvai loin de la chaleur rassurante du corps du professeur. Je me retrouvai à nouveau sur le sol, à me tordre dans tout les sens afin d,essayer d'atténuer la vague de douleur intense qui me traversait le corps. C'était comme si une infinité de lame chauffées à blanc me trouaient la peau, c'était insuportable. Je savais que je devait crier, hurler même, de douleur, mais le sang qui battait dans mes tempes couvrait tout son extérieur. Je vacillai entre l'horreur de devoir subir un tel châtiment inmérité, et le soulagement que cet éclair de lumière en fut pas un avada kedavra. J'avais toujours cru que quand le jour viendrait, j,accueillerais la mort comme l'innévitabilité`qu,elle était... seulement la réalité était toute autre. Je ne voulais pas mourir, je ne pouvais pas mourir, pas maintenant... Après plusieurs minutes (ça aurait put être des secondes ou des heures, je n,en avait aucune idée) le sort se leva et je me retrouvai haletante dans l'herbe. Deux grosses larmes roulaient sur mes joues mais je ne pouvais pas les essuyer, mes membres ne me répondaient plus. Le mangemort avait dut en profiter pour se rapprocher car bientôt il m'empoigna par les cheveux et me força dans une position assise.

«Je crois que j'ai mal posé ma question, Shelton. Tu es avec nous, ou tu es avec elle?» Non, pitié, tout mais pas ça. Pour le moment, je ne souhaitait que disparaître. Il ne pouvait pas lui demander de choisir... et je ne voulais pas entendre la réponse non plus. Si... si je m'en sortais il faudrait que... non... Était-ce vraiment une bonne idée? Non... mais pour le moment ça me semblait être la seule idée...

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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Dim 21 Aoû - 20:00

Le temps semblait s'être arrêté à l'instant où l'éclair vert avait surgi de la baguette du mangemort. Andrew avait d'abord cru qu'il était pour lui, que le mangemort avait décidé d'exécuter des directives supérieures – qu'il allait l'abattre, en vérité. Mais non. Aussi évident et à la fois effrayant que cela pouvait paraître, le collègue d'Andrew avait bel et bien visé Lilith. Jusqu'à ce qu'il soit en vie, il avait tout intérêt à privilégier des cibles plus faciles, faisant partie de l'entourage de Shelton. Ainsi, il lui causait des dommages psychologiques énormes avant de lui infliger une mort, elle, bien physique. Oui, ça se tenait. Si Lilith s'était effondré sur le sol, si Andrew s'était mis à hurler si violemment, si elle s'était convulsée de douleur, s'il était tombé à genoux, dans un élan de désespoir, c'était bien parce que le mangemort voulait le faire souffrir avant de le punir. “Me punir parce que je l'aime ?” ne put s'empêcher de se demander Andrew.

Dire qu'il avait partagé sa souffrance aurait été beaucoup trop exagéré. Andrew n'était pas à sa place, il ne pouvait ressentir ce qu'elle ressentait. Mais malgré tout, il s'en faisait une vague idée et rien que cette idée le tordait de douleur. C'était sa faute. Sa faute. Unique et absolue. Si elle était là, dans l'herbe, à se contorsionner, à essayer de calmer la douleur qui la traversait, c'était sa faute à lui. Il l'avait entraînée dans tout ça. Le jour où il l'avait embrassée était presque un jour maudit car dès cet instant, il l'avait presque condamnée à le suivre. Bientôt, Andrew pleurait à chaudes larmes, ravagé par la culpabilité. Il aurait voulu la rejoindre, l'alléger de sa peine, la prendre dans ses bras pour la rassurer ou quelque autre geste de soutien mais il ne pouvait pas. Cela lui était totalement impossible. Entre lui et la scène qui se déroulait devant ses yeux, il y avait comme un écran impénétrable. Andrew assistait, hébété, mais il n'agissait pas. S'il avait les yeux rivés sur Lilith qui haletait sur le gazon, il espérait dans un coin de son âme que le mangemort ne voulut rien tenter sur lui à cet instant car il était totalement dépossédé de tout moyen. Mais alors que Lilith semblait se calmer, qu'une lueur d'espoir arrivait enfin, le mangemort la saisit par les cheveux et la força à s'asseoir devant lui, sous le regard désespéré d'Andrew. « Je crois que j'ai mal posé ma question, Shelton. Tu es avec nous, ou tu es avec elle ? »

Cette fois-ci, Andrew ne lui répondit même pas. Peut-être parce qu'il n'en avait encore pas la moindre idée... Mais surtout parce qu'il n'avait aucune envie de lui adresser une nouvelle fois la parole. Discuter avec lui, qui qu'il soit réellement, n'avait rien d'une partie de plaisir. Ces dires n'étaient là que pour torturer Andrew un peu plus et si celui-ci décidait de ne pas lui répondre, cela y mettrait peut-être fin. Il le fixa un long moment, le visage impassible, les yeux exorbités. Mais le mangemort sembla perdre patience au bout d'un moment car sa bouche s'ouvrit l'espace d'un instant pour aboyer une menace : « Alors ? Si tu hésites, je vais prendre la décision pour toi. »

Son geste n'avait pas été prémédité. Tout son plan – pour se débarrasser de lui, pour la récupérer, elle – reposait sur un geste impulsif. Sur un coup de tête, pour ainsi dire. Même s'il doutait énormément, il ne pouvait plus faire marche arrière. A peine avait-il fini sa phrase qu'Andrew s'était désormais envolé dans un écran de fumée noire – dont les mangemorts ont le secret – à travers le ciel de Poudlard. Un bon plan ? Certes, le mangemort n'aurait pas idée de le poursuivre, puisqu'il ne pouvait physiquement pas le traquer avec Lilith comme prisonnières et certes, Andrew pourrait l'attraper par surprise mais malgré tout, quelque chose le chagrinait. Il ne pouvait se faire à l'idée qu'il l'avait laissé, aux mains du mangemort. Il ne pouvait se convaincre qu'il l'avait presque abandonné un instant. Dans d'autres circonstances, le plan d'Andrew avait tout d'une fuite stratégique. Et d'avoir vu le visage dépité de Lilith avant de s'envoler n'arrangeait rien dans son esprit. Pour lui, et même si c'était pour essayer de la sauver, il l'avait abandonnée à l'ennemi.

Mais, essayant de se résoudre qu'il faisait quelque chose de bien, Andrew fonça dans le dos du mangemort dont la tête farfouillait le ciel et celui-ci tomba à la renverse, libérant Lilith au passage. Il ne s'attarda pas au sort du mangemort et bondit vers elle, désireux, plus que tout au monde, de la rassurer une bonne fois pour toute. Mais lorsqu'il tourna de nouveau la tête vers son – très peu commode – collègue, une expression d'horreur passa sur le visage d'Andrew. Au moment où il avait heurté le sol, le masque du mangemort s'était dissipé, laissant place à une face tordue de douleur qu'Andrew connaissait bien.
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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Dim 21 Aoû - 22:02

Petit à petit, la douleur aiguë et persistante du sort s'estompait. Plus jamais je ne voulais revivre ça... seulement, j'avais un préssentiment que, si on ne faisait rien, ce soir ne serait que le commencement de mes déboires. Pourtant... qu'est-ce que j'avais fait pour mériter un tel traitement, autre que d'avoir décidé d'être un peu égoïste et de me laisser aller à ce que me disait mon coeur, pour une fois, au lieu de ma rationalité? Je n'aurait pas put tomber amoureuse d'un simple employé de bureau au ministère, hein? non, ça aurait été trop facile!

La douleur avait laissée place à un engourdissement intégral de mon corps. Je sentais ma langue pâteuse et je me doutais bien que si j'essayais de dire quoique ce soit, ça aurait simplement eut l'air d'un discours aussi clair que si j'avais une dizaine de guimauve dans la bouche. Malgré le fait que le mangemort m'empoigne violemment les cheveux, je ne ressentais qu'à peine la douleur qui m'aurait normalement fait hurler. Je n'étais plus qu'une grosse poupée de chiffon qu'on pouvait ballotter de tous les sens.

«Alors ? Si tu hésites, je vais prendre la décision pour toi.» Je senti le mangemort reloger sa baguette dans mes côtes. Il n'y avait pas de doûte quand à qu'est-ce qu'il choisirait. Quand même, c'était logique. Entre tuer un camarade mangemort... ou éliminer une simple sang-mêlée qui lui barrait le chemin, le choix n'était pas difficile à faire... Mais, au final, c'était mieux comme ça. Je préférais mourir, mais qu'il ait la vie sauve, que de voir les mangemort m'enlever encore quelqu'un dans ma vie. C'était peut-être égoïste, mais c'était la réalité.

Avant que qui que ce soit ait eut le temps de faire quoique ce soit, sous mes yeux, le professeur se volatilisa, avec ce don que seuls les partisans de vous-savez-qui ont. C'était la première fois que je voyait le phénomène de mes propres yeux, et je dois avouer que c'était impressionnant. Une dernière larme roula sur ma joue alors que je fermai les yeux, mais pas de désespoir, loin de là. Il ne m'abandonnerais pas, pas comme ça. Je ne savais pas exactement quel était son plan, s'il avait un plan, mais je savais que ce serait bientôt fini. C'était mieux parce que je ne pourrais probablement pas en prendre plus.

Le temps, ce soir, semblait faire à sa guise. Parfois les secondes s'égrainaient à un rythme presque douloureusement lent, alors que d'autre fois, tout semblait aller à la vitesse de l'éclair. En une fraction de seconde, j'étais à nouveau projetée sur le sol et Andrew venait d'apparaître à mes côtés. Simplement de sentir sa présence si près de moi me redonna la force de me relever. Certes, mes jambes vacillaient un peu et le parc semblait tourner un peu, mais ça finirait par se replacer après un petit moment... non?

Au moment où je croyais que c'était fini, je fut frappée d'horreur et de stupéfaction. Dans cette attaque surprise, le mangemort avait roulé quelques mètres plus loin dans l'herbe et perdu son masque. La lumière de la lune et du château pas très loin illuminait un visage familier. Beaucoup trop familier. Des petits yeux gris qui semblaient fatigués en permanence, nez cabossé par un long historique de coups sur la gueule après des batailles de tavernes, il n'y avait pas de doute. Je savais qu'il était cinglé, je savais qu'il n'avait jamais ressenti aucune affection envers moi, mais de là à attaquer sa propre fille?!?!? Depuis que j'avais appris par ma mère qu'il avait rejoint les rang de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, je m'imaginais sottement qu'au fond, il le faisait pour nous protéger, pour s'assurer de la sorte que personne ne vienne nous chercher. Quelle idiote je suis! Et il avait le culot d'éclater de rire! Je vous jure, il se tordait littéralement de rire sur l'herbe en déclarant que "tu aurais dut te voir, Lilith, à hurler par terre!". Ce fut la goûte d'eau qui fit déborder un vase qui se remplissait depuis 26 ans. Utilisant toute mon énergie retrouvée, je m'élançai comme une furie et lui sautai dessus. En moins de temps qu'il n'en fallait pour dire "wingardium leviosa", mes mains étaient autour de son cou à serrer aussi fort que je le pouvais.

«BORDEL À QUOI TU JOUES, ESPÈCE DE... !!!!!!» Je le regardais virer tranquillement rouge, et se débattre sous moi, et je dois avouer que c'était très satisfaisant. J'y voyais même quelque chose de poétique, de théâtrale. Pendant un moment, je m'imaginai être l'héroïne d'une tragédie grecque ou quelque chose du genre. Voyez-vous, même la plus pacifiste des femme peut avoir recours à la violence dans la situation où elle vient de manquer de se faire tuer par son propre père.

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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Mer 31 Aoû - 22:11

Qu'on se le dise, un mangemort tel qu'Andrew Shelton ne pouvait pas être invité à un repas chez sa belle-famille. Théoriquement et même pratiquement, c'était évidemment impossible. Il n'y avait aucune amalgame, ni aucune exception. Tout d'abord parce que Lilith n'entretenait presque plus de relations avec sa famille, maintenant qu'elle était professeur. Par ailleurs, Andrew et le père de Lilith étaient tous les deux des mangemorts et bien qu'ils se côtoyaient, le père de Lilith ne savait absolument pas que Shelton était sous le charme de sa fille. Le dernier argument, quant à l'impossibilité d'un repas chez sa belle-famille, était que, si son père apprenait l'existence de leur relation, il ferait un massacre. Et la scène qui se passait sous les yeux grands ouverts d'Andrew y ressemblait passablement.

Il y avait quelques minutes, le mangemort qui se trouvait à terre, le visage découvert, avait menacé Lilith en demandant à Andrew s'il était toujours dans leur camp. A présent, le mangemort s'avérait être le père de Lilith et Andrew ne comprenait toujours pas comment il aurait pu lui faire du mal. Comment préférait-il qu'Andrew reste chez les mangemorts ? Attaquer sa fille, lui faire du mal, la menacer. Il l'avait même torturée. Tout ça parce qu'elle n'était pas dans le bon camp ou qu'elle était tombée amoureuse ? Quelle connerie. Andrew resta figé un bon moment, guettant la réaction de Lilith ; comme il la connaissait, elle aurait pu tout aussi bien fondre en larmes que l'abattre sur le champ. Et malheureusement pour lui, elle choisit la solution la plus violente. D'un bond, elle fondit vers lui et ses mains agrippèrent avec fureur autour de son cou.

« BORDEL A QUOI TU JOUES, ESPECE DE... !!!!! » Con ? Pourri ? Merde ?Fils de catin ? Un bon nombre d'adjectifs plus ou moins mélioratifs passèrent dans la tête d'Andrew sans qu'il ne puisse trouver celui que Lilith voulait exprimer. Le pauvre – ahah – homme se débattait furieusement alors que son visage devenait progressivement rouge pivoine. Il ne devait plus sentir ses extrémités, sans aucun doute. Andrew eut alors un sentiment qui lui parut étrangement familier sans qu'il ne puisse le définir totalement. Il sentait la fureur de Lilith, il sentait qu'à cet instant précis, elle laissait exploser sa rage qu'elle contenait et qu'elle lui avait livré il y avait un mois, dans la volière. Alors il fit quelque chose d'assez étrange et, même s'il se doutait que Lilith ne lui pardonnerait peut-être jamais, il sut que c'était la chose à faire. Lentement mais sûrement, Andrew s'approcha de la scène et força Lilith à lâcher prise. Alors qu'elle se débattait furieusement à son tour, il la traîna de force un peu plus loin. Il lui jeta un regard qui se voulait strict et sans appel et s'avança vers son beau-père, baguette en main. Alors qu'il se remettait difficilement de sa strangulation, la baguette d'Andrew fendit l'air et lui envoya une décharge en pleine poitrine au même moment que le professeur criait : « Endoloris ! ».

Le père de Lilith s'écroula sur le sol, victime du sortilège impardonnable et des souffrances atroces qui en résultaient. Il semblait déjà en piètre état mais Andrew, incapable de s'arrêter, continua : « Endoloris ! ». Nouvelles douleurs. « Endoloris. » Lorsque le sortilège le frappa, Andrew détourna légèrement la tête, dégoûté. « Endoloris ! » Lamentablement, le mangemort tenta de se rapprocher de lui, tel un mort-vivant qui sort de sa tombe, comme le racontent les moldus. Alors, il pointa sa baguette sur son visage et sans un seul mot, pour lui infliger la pire des morts, le professeur de défense contre les forces du mal exécuta le mangemort, sous les yeux de sa fille.

Andrew resta là un moment, haletant, le visage en sueur avant de daigner accorder un regard à Lilith, qui était restée un peu plus loin. Il s'approcha tendrement, jeta sa baguette sur le sol et l'enlaça aussi fort qu'il le pouvait, ne pouvant réprimer deux grosses larmes qui s'écrasaient sur ses joues. Il avait honte. Et il avait peur. Et pourtant, les seuls mots qui purent sortir de sa bouche furent :

« Je t'aime. »
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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Mer 31 Aoû - 23:30

Toutes ces années à ne pas dormir parce que j'entendais mes parents se crier dessus au retour à la maison de cet homme que je ne voulais même plus appeler mon père, à me faire réprimander quand je ne faisait rien de mal seulement parce qu'il était bourré et que son seul moyen de communiquer était les cris... tout ce temps je me disais que ce n'était pas grave, que c'était seulement l'alcool qui avait grillé ses neurones et qu'au fond, très profond, de lui, il m'aimait. Non mais qu'elle belle poire j'avais fait! Et tout ce temps perdu à essayer de bâtir une relation qui n'aurait jamais put exister. Étrangement, le fait que présentement, alors que j'étais en train de le priver de l'air nécessaire à sa survie, soit le moment où j'ai probablement été le plus près physiquement et intimement avec lui ne m'étonnait même pas. Mes bras commençaient à fatiguer mais je ne lâchai pas prise pour autant. J'étais déterminée à le voir crever, peu importe ce qui arriverait. Je ne put tout de fois pas arriver à mes fins. Dans ma rage furieuse, je n'avais pas entendu ni vu Andrew s'approcher, jusqu'à ce qu'il essaie lentement mais fermement de me faire lâcher prise. Nom d'un épouvantard, pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas me laisser finir cette sale tâche?!?!? Il allait sérieusement laisser cet enfoiré survivre?!?!? Ne méritai-je pas assez l'honneur, le privilège, de lui régler son compte après tout ce qu'il venait de me faire vivre, et tout ce que j'avais vécu depuis toujours?!?!?

Je me débattis pendant un moment contre la poigne de fer du professeur, quand un flash m'apparut. Non, je ne pouvais pas être celle qui lui enlèverais la vie, qu'il l'ai mérité ou pas... je ne pouvais pas pour ma mère. Peu importe où elle était, d'apprendre que je l'avais tué moi-même l'anéantirais. Même si je suis certaine qu'elle comprendrait mes raisons et ferrait semblant de ne pas m'en vouloir, ce ne serait plus la même chose. Ce ne fut donc pas par amour pour cet homme que je ne voulais plus jamais revoir de ma vie que je cessai de me débattre et décidai de lui laisser la vie sauve, c'était pour la seule personne qui s'est vraiment occupée et de moi et qui a sut m'aimer pour deux.

Ça ne prenait pas une tête de génie ou un talent de divination pour savoir ce que qu'Andrew s'apprêtait à faire. Pendant un moment, j'envisageai de protester contre ce geste, pour aucune bonne raison, mais me ravisai. Je profitai de ce moment où j'étais finalement libre pour aller récupérer mon châle qui gisait encore sur le sol dur, mais heureusement pas encore enneigé, du parc et m'enrobai de sa maigre chaleur. C'était mieux que rien.

Si je ne pouvais pas être celle qui mettrait fin à la vie de Jaimie Sommers, je pouvais bien regarder, au moins, non? Pas que j'y prenne plaisir... loin de là. Ce qui me marqua le plus de toute cette scène ne fut pas mon géniteur qui se tordait sous les douleurs intenses que le professeur lui faisait subir, non. C'était la colère, la haine avec laquelle Andrew administrait chacun de ses sorts. Il avait beau être un mangemort, cette fois c'était différent. Les serviteurs de vous-savez-qui tuent pour le plaisir ou par obligation. C'était froid, sans émotion, mais contrôlé... Ici, les risques étaient encore plus grand et Andrew était encore plus dangereux qu'il ne le sera probablement jamais, parce qu'il tue pour assouvir une certaine soif, il tuais en fonction de ses émotions. Pire, il tuait en fonction de mes émotions. Parce que si Jaimie avait torturé n'importe qui d'autre, ou ça avait été un autre mangemort, nous n'en serions pas ici. Je savais qu'il voulait bien faire, et j'étais presque soulagée quand le dernier souffle de l'autre mangemort fut pousser... mais j'en vint à une conclusion presque horrible. Ça ne pouvait plus durer. Jaimie avait eut raison sur un point: bien malgré moi, j'exerçais une forme d'influence sur mon mangemort favoris. Qu'il le veuille ou non, et ce soir l'a prouvé, il ne pourra plus retrouver le flegme et la froideur dont ses autres compatriotes font preuve, pas tant que je serai là. Depuis le début, seulement l'idée que je puisse me retrouver dans la miouze avec tout ça m'avait effleuré l'esprit, mais je voyais bien que je n'étais pas la plus grand victime de tout ça.

Je ne put faire autrement que de me serrer du plus fort que je pouvais dans ces bras. Ce n'était pas qu'une étreinte de réconfort après tout ce qui s'était passé ce soir, pas pour moi. C'était aussi l'embrassade désespérée d'une femme tout aussi désespérée qui s'apprêter à disparaître dans la brume en laissant beaucoup trop de choses derrière elle. C'était une idée horrible, mais il le fallait, je n'avais aucun doutes là dessus. Et si je n'avais pas le coeur assez brisé à cette éventualité, il fallut qu'il en rajoute une couche avec ce simple "Je t'aime" rempli de tellement plus. C'était un "je t'aime", un "pardonne moi", un "je ne laisserai plus rien t'arriver", c'était tout et je sentis une énorme boule se former dans ma gorge. Pourquoi fallait-il toujours que tout soit si difficile? Pour seule réponse, j'écrasai mes lèvres sur les siennes d'une façon aussi désespérée que notre étreinte l'avait été. Si seulement il savait...

«Pour l'amour de merlin, qu'est-ce qui c'est passé ici... !» Une voix sèche nous coupa dans notre élan. Baguette illuminée brandie devant elle, l'autre main sur son chapeau pour ne pas qu'il vole au vent, Minerva fit son apparition, probablement alertée par les jets de lumières qui avaient fusés et les cris qui avaient été poussés. Elle failli trébucher sur le corps sans vie de celui qui fut un temps mon père, et je dû me mordre la lèvre inférieur pour ne pas rire. Pas que c'était drôle, c'était seulement l'épuisement et les émotions toutes confuses dans ma tête qui me faisait réagir de la sorte.

«Professeur Shelton! Professeur Sommers! Mais que diable est-il arrivé ici?!?!» Elle était scandalisée, terrifiée et complètement perdue, ce qui était compréhensible. La pauvre. Je jetai un bref regard à Andrew pour lui dire que je m'en occupais, et entreprit de donner un version plausible, édulcorée et non compromettante des faits, tout en restant dans l'étreinte du professeur. Rendu là, je me fichais de qui nous voyait et ce qu'ils penseraient.

«Je... il faut remercier Andrew. S'il n'était pas arrivé à temps, je ne serais probablement plus là.» ce qui n'était pas faux. Bon, sa présence n'était pas une coïncidence, mais quand même. Cette explication n'était pas complète, mais c'était le mieux que je pouvais faire dans les circonstance.

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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Jeu 1 Sep - 5:18

Le simple fait qu'ils échangèrent un baiser était étrange. Il y avait à la fois quelque chose de nécessaire et de malsain en même temps. Cet homme, son père, avait été abattu, sous ses yeux, par son copain et... et ils s'embrassaient. C'était sordide mais après tout ce qu'il s'était passé, Lilith et Andrew avaient bien besoin de ce réconfort-là. Même s'il n'était qu'une illusion, même s'il n'était que provisoire, Andrew était réconforté. Il était dans les bras de Lilith et plus rien ne comptait. Mais alors qu'à cet instant précis, il devait oublier et se tranquilliser, il ne le fut pas. En tas de questions, d'interrogations, l'envahirent, presque immédiatement. Il savait qu'à présent, il avait trahi la confiance de Lilith. Andrew était sûr et certain qu'elle ne lui pardonnerait jamais. Même si ce n'était pas entièrement sa faute – car Jaimie avait toujours été dérangé –, il se sentait coupable et état sûr que Lilith le tenait pour responsable. Tout n'allait plus être comme avant. Mais Andrew ne savait pas encore à quel point.

« Pour l'amour de Merlin, qu'est-ce qui c'est passé ici...! » Andrew sursauta lorsque la voix rêche atteint ses oreilles. Bien que Minerva, droite devant lui, le prit au dépourvus, Andrew savait pertinemment que le duel et les cris qui en avaient résulté avaient probablement sorti un bon nombre d'habitants du château du lit. Et bien qu'il savait qu'il aurait des comptes à rendre, il n'avait pas encore trouvé la bonne manière et la bonne version des faits pour qu'elle soit assez plausible. Autrement dit, Andrew et Lilith allaient faire parler d'eux. Lorsqu'elle trébucha, affolée, sur le corps de Jaimie, Andrew crut d'abord qu'elle allait s'évanouir. Puis, l'instant d'après, une idée lui traversa l'esprit et il fixa son regard sur Lilith, qui réprima un petit rire. En d'autres circonstances, ce genre de rictus lui aurait rappelé Bellatrix. Mais il était, sans aucun doute, très déplacé de parler de Bellatrix à présent alors qu'elle était la cause de tout ce merdier.

« Professeur Shelton ! Professeur Sommers ! Mais que diable est-il arrivé ici ? » dit Minerva de sa voix plus haut perchée. Elle nous fixait, de ses yeux stricts, mais en essayant de ne pas perdre les pédales face à la situation. Étrangement, Lilith prit les devants, en jetant un regard à Andrew et, toutefois, en ne se desserra pas pour autant de son étreinte. C'est ce qui étonna fort Andrew ; Lilith avait beaucoup de respect pour McGonagall et de voir qu'elle lui parlait, toujours pendue à lui, avec un cadavre sous les yeux, c'était... hors du commun. Mais encore une fois, rien n'était normal aujourd'hui.

« Je.... il faut remercier Andrew. S'il n'était pas arrivé à temps, je ne serais probablement plus là. » Andrew ne put s'empêcher de penser que s'il n'était pas là, tout ceci ne se serait jamais déroulé. C'était en partie sa faute. Une autre question germa dans son esprit : Est-ce que McGonagall se contenterait de ça pour aujourd'hui ? Mais visiblement, ce n'était pas dans ses plans car, après avoir considéré le professeur Shelton avec un mélange de crainte et d'admiration, elle ajouta d'une voix un peu plus décontractée : « Qui est cet homme ? » C'était la question fatidique. Que fallait-il répondre à ce genre de questions ? Qu'on venait de tuer le père de sa petite amie ? Certainement pas. Non, devant McGonagall comme devant Dumbledore, il fallait faire profil bas et oublier ce genre de précisions. Continuant dans la même lancée que Lilith, Andrew répondit alors du tac au tac : « C'est un mangemort. »

Je dois vous avouer qu'à cet instant, Minerva poussa un cri suraigu et posa un œil scrutateur sur le corps. Bien sûr, Jaimie était habillé de la tenue vestimentaire traditionnelle, la cape noire ; mais McGonagall n'avait pas encore considéré la question, et pour cause : un mangemort ne s'introduit pas à Poudlard. Sous le regard effaré d'Andrew, Minerva s'accroupit difficilement près du père de Lilith et tira brusquement sur sa manche gauche. La Marque des Ténèbres apparut sur son poignet alors qu'Andrew renforçait l'étreinte de Lilith. Minerva, quant à elle, ne put réprimer un petit frisson. Sa tête disait sans aucun doute : « Dumbledore doit être mis au courant. »

Elle se redressa de toute sa hauteur devant les deux autres professeurs et déclara d'un ton strict : « Je... je vais vous raccompagner au château. Allez vous reposer. Vous avez été déjà assez éprouvés ainsi. » Sur ce, elle ajouta un pincement de sourire. Ramassant sa baguette, Andrew avança, en forçant Lilith, collée à lui, à marcher. Quand ils dépassèrent McGonagall, elle leur lança un petit signe qui signifiait qu'elle arrivait dans quelques minutes. Alors, sur le chemin du château, à distance respectable pour que Minerva ne l'entente pas, il glissa à l'oreille de Lilith : « Il est peut-être temps d'avoir cette conversation sur les mangemorts. »


Ou peut-être pas.
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MessageSujet: Re: Hey please with me don't play. ♪    Mer 7 Sep - 23:17

Le château, malgré l'heure tardive, s'illumina tranquillement. Les petits curieux qui avaient entendus ou crus voir quelque chose avaient commencés à se masser devant les fenêtre pour essayer de comprendre ce qui se passait. Bande de petits curieux, mêlez vous un peu de ce qui vous regarde. Quoiqu'à bien y réfléchir, ça les regardais aussi, voir plus que ça ne regardait Minerva. Si un mangemort avait réussit à s'infiltrer aussi facilement sur le terrain de l'école, ils n'étaient plus en sécurité, et contrairement aux professeurs, beaucoup d'entre eux ne pourraient pas se défendre en tele situation. Bref, c'était la merde pour tous. Merci Jaimie, maintenanf tout est encore plus compliqué et pas que pour moi.

Je regardais McGonagall s'affairer autour du cadavre, une moue dégoutée et sévère presque comique décorant son visage. Il n'y avait pas de doute, elle allait tout raconter à notre directeur adoré, ce qui voulait dire clairement qu'Andrew et moi n'étions pas sortis de l'auberge. Interrogatoires en tout genre, surveillance... J'étais déjà fatiguée simplement en y pensant. De voir la marque des ténèbres imprimée sur le bras sans vie du mangemort me dégoûta. Autant est-ce que de la voir sur celui du professeur m'avait fasciné, elle me semblait presque obscène et dégoûtante sur celui de mon père. Comme si je la tenais responsable de tout, comme si c'était à cause d'elle tout ça.

Andrew resserra son étreinte sur moi juste au bon moment. La montée d'adrénaline que j'avais eut tout à l'heure était maintenant entièrement dissipée, me laissant avec mes muscles endoloris par le sortillège impardonnable qui m'avait été infligé et une fatigue intense dut à mon habituel manque de sommeil. Sans les bras du professeur serrés autour de moi, je me serais probablement écrasée au sol comme une vieille guenille. Tout le stress, toutes les émotions de la soirées venaient de me tomber dessus d'un coup, et je peux vous assurer que c'était lourd.

Pendant un moment, je remis en question mon nouveau plan d'action. Et si, au fond, partir allait empirer la situation? Parce que, franchement, si je partais comme ça, sans prévenir, non seulement est-ce qu'il serait alarmé, et probablement blessé, mais on le remarquerait. Une professeur qui disparait sans laisser de traces... ce n'est pas des plus subtile. Et... est-ce que je pourrais y arriver toute seule maintenant? C'était à ça que j'étais réduite maintenant? Moi qui avait toujours été fière et indépendante, je me retrouvais sans dessus dessous à cause d'un homme. Non, ce n'était qu'une raison de plus qui prouvait qu'il fallait que je parte. Ça ne pouvait plus continuer comme ça. Bientôt toutes mes barrières craqueraient et ce jour là, je ne serai plus rien, je serai complètement vulnérable à tout ce qui allait innévitablement arriver. Je fut rapidement tirée de mes pensées par Andrew qui me glissa à l'oreille qu'il serait probablement d'avoir la discussion que nous évitions si soigneusement l'un et l'autre depuis un bon moment.

«Je... je crois qu'il est rendu trop tard pour ça maintenant...»
murmurai-je en jettant un regard par dessus mon épaule. Par chance, Minerva était encore loin derrière, désemparée devant la situation. «Mais pour ce que ça vaut maintenant... merci. Merci d'avoir fait ce que je n'aurais pas pu faire... mais que j'aurais voulu faire... C'était la bonne chose à faire. Et... et peu importe ce qui arriveras après, je ne t'en veux pas. Je... je t'aime, okay? Ne l'oublie pas, ça, peu importe ce qui va arriver.» Je sentais une boule obstruer ma gorge. Si je continuais à parler, je finirais par tout révéler, et tout ruiner du même coup. Non. Il fallait seulement que je me rende saine et sauve dans le château, probablement que je brûle à tout jamais cette robe après ce qui étais arrivée et que j'aille voir Benjamin. Il fallait que je lui parle, il fallait qu'il m'aide.

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Regrets collect like old friends, here to relive your darkest moments. I can see no way, I can see no way. And all of the ghouls come out to play, and every demon wants his pound of flesh, but I like to keep some things to myself. I like to keep my issues strong. It's always darkest before the dawn. And I've been a fool and I've been blind, I can never leave the past behind. I can see no way, I can see no way. I'm always dragging that horse around, and our love is pastured such a mournful sound. Tonight I'm gonna bury that horse in the ground Shake it out -- Florence + The Machine
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