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 Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.

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MessageSujet: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Mar 21 Juin - 18:56

Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.


« - Je vais beaucoup mieux, vous le voyez vous-même n’est pas ? »

Je fis lentement glisser mes fins doigts sur ma jambe nue malgré la température dehors. Son regard suivait mes doigts qui remontaient maintenant le long de ma la cuisse, effleurant le bord de la petite jupette et la remontant jusqu’à laisser entrapercevoir une adorable petite culotte en dentelle. A coter de moi le psychanalyste dont le visage avait pris une adorable teinte rouge cramoisi, déglutissant et respirait comme un porc en chaleur. J’ajoutai à cela un adorable petit sourire coquin qui pouvait donner les pensées les plus impures au Pape même ! Le psychanalyste hocha de la tête d’un air légèrement gêné, malgré le sourire pervers qui se dessiner sur ses lèvres. Je rejeta ma tête blonde en arrière et il avança sa main et la posa sur la mienne et commença à la glisser sur ma cuisse, voulant la remonter je l’arrêtai d’un tut tut. Il fronça les sourcils.

« - Si vous voulez pas que je raconte autours de moi que vous avez essayé de vous faire une innocente jeune fille vous allez dire à mon père que je n’ai plus besoin de séance avec vous.
- Mais… Vous en avez encore besoin !
- C’est à votre guise. Vous avez le choix…
- Bien. »

Je me levai et attrapa mon chaud manteau doublé en fausse fourrure et l’enfila avant de sortir. J’avais promis à papa de faire des efforts et de suivre les séances même s’il savait que cela ne me plaisait pas. C’était pour mon bien qu’il me disait… Je l’ai écouté, je l’ai même cru et j’ai suivis les premières séances. Mais bon tout ceci ce n’était que des putins de conneries. Il était toujours là, l’esprit était toujours là. Il allait même avec moi aux séances et se marrait à coter de moi en entendant le psychanalyste déblatérer ses conneries. Oui ! Il se marrait comme une baleine même ! Ce jour là il n’était pas là, aussi ce fut seule que je sortie dans les rues froides de Londres. Un fin manteau de glace avait envahit les rues de Londres. Heureusement je portais des petites bottines anti dérappantes. Je serrai mon manteau, un vent glacial souffla dans les rues sombres de Londres. Brr…

« - Pff quelle idée de s’installer ici hein ? »

J’avançai de quelques pas dans le quartier de White Chapel, il avait bien changé depuis les années de 1880 et heureusement d’ailleurs. A cette époque Jack l’Eventreur avait fait des ravages dans ce quartier. S’attaquant aux prostitués les unes après les autres. On ne l’a d’ailleurs toujours pas attrapé… Avec un peu de chance il était encore en vie. Mais bon, mis à part si ce cher Nicolas Flammel était Jack l’Eventreur lui-même. Cela aurait été amusant de rencontrer Jack l’Eventrer avec ses scalpels ou son couteau de boucher. Quoi que vu la précision de ces dissections ou plutôt vivisection, je pense que c’était un scapel qui était utilisé. Dans tous les cas j’aimerai le rencontrer pour qu’il m’apprenne plus sur mes techniques, mais malheureusement il doit être mort…

Quoi que pas si sûr… Malgré les épais flocons de neiges qui se mettent à tomber je peux voir ou du moins entrapercevoir une ombre sous un lampadaire. La nuit tombe vite à cette époque et les voilà déjà tous allumée. Il n’y avait personne, sauf cette ombre et moi…. En temps normal je devrais fuir. Après tout je suis une jeune fille de bonne condition, qui ne souhaite pas se faire attaquer et violer par un inconnu. Attendez. Qu’est-ce que je raconte ? Je ne suis pas une jeune fille de bonne condition ! Et je veux me faire attaquer. Bon. Pas me faire violer non plus. Ca ne va pas jusqu’à ce point, mais au moins me faire attaquer, je manque d’activité moi ! En plus cet abrutit de psychanalyste m’a mise en rogne. Et peut être que… oui ! Ils étaient bien dans ma poche, les scapels que j’avaient emprunter à Papa. Peut être que Jack L’Eventreur pourrait peut être finalement faire son grand retour, qui sait ? Mon cœur se mis à battre d’excitation et je me léchai les lèvres pensant d’avance au sang qui allait couler… Du sang sur la neige. Cela un spectacle magnifique. Dommage que monsieur le cadavre ambulant ne soit pas là. Je suis persuadée que le spectacle lui aurait plus. Bon alors voyons qui est la victime. Car oui, j’avais décidée de me transformer en tueuse sanguinaire le temps d’une nuit. Pauvre moldu, mais bon. Il a pas eut de chance c’est tout.

Non. Non. Non. Non ! Je ferma les yeux, cela ne pouvait pas être LUI. Il était mort, bel et bien mort. J’avais son putin de cadavre qui me suivait partout ! Et pourtant. Je ne rêvais pas. J’avais serré les scalpels un peu trop et me voilà avec une main ensanglantée, je sortie ma main pour ne pas tacher mon manteau mais c’était trop tard. Jetant un regard agacé, je fis à peine attention à la plaie qui était douloureuse. Mon regard retourna bien vite sur cet inconnu. Non ce n’était pas un inconnu. Je le connaissais, je le connais trop bien même. J’ai disons couché avec lui. Il était un très bon amant, quoi que je ne puisse pas juger, il a été mon seul amant. Mais surtout. Oui surtout. C’est un amant qui est techniquement [size=20px]mort[/size]. Or là il est tout à fait en vie. Pourtant je le vois encore, je vois encore son corps inerte pendouillé au bout d’une corde. Son corps sans vie. Ses yeux vides. Le suicide, punis pas le seigneur, une façon sûre et certaine de rejoindre Satan, son maître. L’aurait-il ramené à la vie ? Ou bien est-ce mes sens qui sont trompeurs ? Après tout c’est ce que Descartes dit non ? On ne peut pas faire confiance à ses sens. Ils nous trompent à un point qu’on doute de notre existence même. De notre existence corporelle. J’avais rit la première fois que je l’avais lu. Mais maintenant je n’ai plus envie de rire. Plus envie de rire du tout.
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MessageSujet: Re: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Ven 24 Juin - 11:28

Il commençait à se faire tard… Enfin tard… L’heure ou toute personne de bonnes familles rejoint tranquillement son foyer afin de prendre un bon repas entouré des gens qu’elle aime tout en rigolant et en racontant sa journée. Le problème était qu’Alec ne faisait pas parti de cette catégorie de personne. Personne ne l’attendait chez lui, il allait se retrouver seul avec ses bouquins et son crétin de chat anorexique. Il décida tout de même de quitter le Chadron Baveur en saluant poliment le serveur qui voyait son bar se vider. Il avait neigé toute la journée et les routes étaient à présent recouvertes entièrement d’un épais manteau blanc et froid. Le vent était glacial. Alec enfila sa veste grise, passa son chapeau ainsi qu’une écharpe et s’élança dans les rues de Londres. Ce soir, il n’avait pas envie de rentrer. Il n’avait pas non plus envie de sortir. Il ne voulait pas de compagnie. Il ne voulait pas être seul. Ce soir Alec ne savait absolument pas ou le conduirait ses pas. Il se laissa guider perdu dans un poème d’un moldu qu’il ne cessait de se répéter malgré ses courts vers …

La Tamise. Ce long fleuve traverse toute la ville tel un serpent silence au milieu d’une fourmilière agitée. Alec n’était pas forcement adepte de ces coins moldu mais ce soir, beaucoup d’entre eux avaient fuis le froid et déserté les rues. Les quais. Quelques péniches qui se confondent avec le sol. Des conteneurs, des caisses vides, une voie interdite aux voitures. Il neigeait toujours. Alec frappa dans un bout de bois qui trainait devant lui. Il se répétait ce poème incessamment, se disant que ce n’était que ce que les moldus avaient fait de bien, la poésie … Il y pensait. Il cherchait à approfondir la signification de ces vers lorsqu’une jeune fille apparu devant lui. Elle était à peine plus jeune que lui, portait un manteau de fourrure et avait une très jolie chevelure blonde. Alec l’aurait vraiment ravissante si elle n’était pas moldu. Alors qu’il continuer à marcher vers elle, il la vi se figer. Elle le regarda avec insistance mais cela ne perturba pas vraiment le mangemort qui avançait toujours d’un pas nonchalant. Puis il aperçut sa main, elle était en sang, les gouttes tombaient sur la neige souillant le tableau de blancheur.

Il y eu une rafale. Alec plaqua sa main sur son chapeau pour éviter qu’il ne s’envole. La jeune fille ne bougea pas. Il repensa au poème, l’infini … Ce n’était qu’une moldu, quoique … Elle dégageait autre chose, quelque chose d’indescriptible, quelque chose qu’une moldu ne dégage pas habituellement. Il s’approcha d’elle, comme attiré par ce regard insistant qu’elle posait sur lui. Elle avait de magnifiques yeux …

- Quelque chose ne va pas ? …

Pourquoi ce soit se sentait il d’humeur à poser ce genre de question qui ne sortaient jamais de sa bouche ? Etait-ce cette fille ? Ce poème ? Ses yeux ? Ce sang ou bien cette neige ? Il n’en savait rien, il savait juste qu’il était loin de l’énervement habituel qu’il avait à l’égard des inconnus. Et puis cette curiosité sans limite, infini …
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MessageSujet: Re: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Lun 27 Juin - 15:53

Je levai les yeux et le vit… Oui c’était bien lui. Mon cœur battait de plus en plus fort. J’étais terrifiée, ce n’était pas une apparition. Non. Ce n’est pas une simple apparition. Lui était quelque chose de solide et ça je pouvais le sentir, même si je ne le touchais pas. Mais cela ne serait tarder, ma main laissa tomber dans la neige le scalpel et un doux vent hivernal s’amusa à entourer ma main. C’était un froid mordant qui la rendit encore plus douloureuse qu’elle n’était et piquante. Mais je n’y portais aucune intérêt, car je ne pouvais pas détacher mon être de lui. Ce n’était pas seulement mon regard, non, tout mon être. Tout mon être était aspiré par lui et je ne cessais d’humecter nerveusement les lèvres. Je ne ressentais plus rien et je ressentais tout en même temps. Je ne sentais ni la soif, ni la faim, ni le froid, ni la peur, ni la douleur, rien… Et en même. Il venait frapper à la porte de mon esprit. J’étais hors du temps, j’étais hors du tout, hors de la réalité. Je me dirigeai vers l’un tendant la main. La main ensanglantée, mais je ne voyais pas le sang. J’étais tombée dans un autre monde. Un monde où la réalité n’existait plus. Après tout, dans la réalité les morts ne revenaient pas de leur tombe n’est pas ? Non, la réalité avait disparu et j’étais tombée dans un autre monde. Mais peut être que ce n’était qu’une illusion ? Mes doigts s’avancèrent et touchèrent la peau glaciale d’Edward. Non. Ce n’était pas possible. Cela ne pouvait pas être lui…

« - Edward. Tu es revenu. Tu es toujours là… En vie. »

Je fermai les yeux pendant un bref instant, revoyant sur mes paupières close l’image de son cadavre qui pendait au bout de la corde. Se balançant avec lenteur de gauche à droite, d’avant en arrière. Le tabouret à ses côtés, tombé sur le sol. Son corps était flasque et une odeur de mort, de pourriture déjà commencer à monter. Pas une lettre, même pas un petit mot pour expliquer son geste. Non rien n’avait été indiqué, pas d’explication. J’ai eut peur d’ouvrir à nouveau les yeux qu’il disparaisse, mais non. Non, Edward était là. Avec son air nonchalant et ses cheveux coiffer toujours de la même façon. Il ne portait pas la tenue de l’asile, amis était en civile. C’était la première fois que je le voyais habillé en civil et je devais reconnaitre qu’il avait très bon goût en ce qui concerne les tenus vestimentaires. Il y avait qu’une seule tâche à son apparence… Du sang rouge sur sa joue blanc. Bien qu’il fasse sombre, le sang luisait à la lumière et était mis en valeur par le contraste avec la peau d’Edward. D’un geste mécanique, je repris mes vielles habitudes et attrapa un fin mouchoir broder à mes initiales et nettoya doucement la joue d’Edward.

« - Tu as la joue tachée de sang… »

Un doux sourire ravie glissa sur mes lèvres tendit que mon cœur battait la chamade à 100 à l’heure. C’était quelque chose de tout à fait niais et qui me donner l’impression d’être dans une de ces conneries de roman à la guimauve ou tout le monde est gentil, tout le monde est beau et où le sang c’est de la confiture de framboise et de fraise. Ce genre de monde qui me donne des frissons de dégoûts et qui me font fuir. Non, mon monde est différent. Dans mon monde il fait froid, dans mon monde il saigne, dans mon monde c’est dans une nuit sombre qui n’est pas romantique que je rencontre l’amour de ma vie. Un petit sourire glissa sur mes lèvres. Dans mon monde en noire et rouge, il y a Edward et dans ce monde il ne me quittera plus jamais. Je terminai de nettoyer sa joue et remis mon mouchoir dans ma poche. Tant pis si elle se retrouvait tacher de sang, les elfes de maisons faisaient des merveilles, autant en profiter non ?
C’était quelque chose de terrible. Autant avec Sirius j’étais quelqu’un d’extravertie qui disait tout haut ce que je pensais et n’hésiter pas à commenter son postérieur ou bien l’embêter. En ce moment je n’étais pas cette fille qui n’avait en aucun cas hésitait à aller dans les toilettes des garçons quitte à choquer les mœurs et la pudeur publique. Devant Edward je n’étais rien, cette désagréable sensation de n’être qu’une poupée devant lui revenait, une jolie petite poupée qui attend ne serait-ce qu’un sourire de son propriétaire. Je n’étais plus cette petite peste manipulatrice menaçant le psychanaliste, qui avec ses grands yeux remplis d’innocence pouvait tromper qui elle veut. Non, j’étais simplement moi. Cette petite fille qui avait peur du noir, qui avait peur au fond d’elle des cris des patients de son père et qui pouvait simplement être rassurée par la chaleur du corps de son frère contre elle. J’étais démunie devant lui. C’était effrayant. J’étais faible. Je détestais être faible. Mais cela avait toujours amusé Edward. Il me l’avait dit. Il ne m’aimait pas quand j’essayais d’être forte, que j’essayais d’être cruel avec les autres. Il savait que je jouais un rôle pour donner l’impression de ne pas être faible, pour me donner cette impression. Il savait qu’en réalité j’étais comme Louise. L’innocence, peut être même la fille un peu niaise. D’après lui c’est ma véritable nature. Et non ce rôle dans lequel je me suis perdue et que je me suis convint que c’était la réalité, que j’étais ainsi.

Je n’avais pas voulu le croire, mais je suis force d’obligée que la première fois qu’il a réussit à me le prouver ce n’était pas une erreur, mais bel et bien la réalité. Car cette fois-ci j’étais de nouveau démunie, vivant uniquement pour lui. Je leva mes grands yeux remplis d’innocence vers lui, attendant la moindre réaction, le moindre signe, le moindre geste, la moindre parole m’indiquant ce que je devais faire, comment je devais agir.
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MessageSujet: Re: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Mar 28 Juin - 15:37

Mince, mais cette fille était sublime, plus que sublime, elle avait du charisme. Ses yeux étaient profond, son visage élégant… Elle semblait avoir vécu. Rien qu’à la voir, on sentait qu’elle avait du caractère. Alec était subjugué par sa beauté. Elle s’approcha de lui, terriblement séduisante. Son air perdu lui donnait un charme fou. Le mangemort était pas mal connu pour le nombre de fille qu’il avait réussi à mettre dans son lit et son unique pensé fut : « Celle là, je l’aurais … ». C’était mal le connaitre que de dire qu’il n’y parviendrait pas. Il se savait charismatique, séduisant lui aussi … Il n’y avait pas de raison pour qu’elle ne succombe pas comme les autres …

Elle s’avança délicatement vers lui. Elle semblait complètement perdu, tant mieux … La jeune fille était alors tout proche de lui lorsqu’elle posa sa main froide sur la joue du mangemort. Il frissonna tout en la laissant faire. Il plongea son regard dans le sien. Intéressé mais absolument différent de celui qu’elle lui lançait. Elle, son regard était tendre, presque amoureux, lui il était intéressé et légèrement vicieux. Rare étaient celle qui arrivaient à faire la différence, elles ne voyaient souvent qu’un dragueur dans les yeux bleus d’Alec. Le garçon était bien trop manipulateur pour laisser sous entendre un brin d’amour dans tout ce qu’il entreprenait …

Surprenantes ses paroles … se dit Alec. Edward, le prenait elle pour un autre ? Il ne put s’empêcher d’être étonné et ne dissimula pas vraiment ce sentiment. Le cerveau du diable se mit en route. Que valait-il mieux faire ? Lui dire la vérité ? En profiter ? … Alec n’allait pas réfléchir à cette question plus longtemps … peut importe qui était cette fille, elle semblait lui vouer une admiration sans limite, le confondant surement avec quelqu’un d’autre et si Alec pouvait en profiter … Il le ferait bien sûr … La jeune fille retira sa main et sortie un mouchoir de sa poche. Alec n’eu pas le temps d’en lire les broderies qu’elle essuyait déjà sa joue. Sa main froide s’attardait sur sa peau blanche. Il ne la quittait pas des yeux. Elle était sublime mais surtout, elle dégageait une aura remarquablement puissante. Alec avait toujours eut un gout prononcer pour les jolies filles et encore une fois, il se révélait particulièrement performant …

Le « en vie » interpella Alec. Cet Edward était-il mort ? Bonne nouvelle … Jusqu’ou était-il capable de jouer ce rôle ? Il avait bien envie d’essayer … Le mangemort attrapa une mèche de la jeune fille qui barrée son visage et la glissa derrière une de ses oreilles. Il souriait toujours. Calmement, il s’approcha de son oreille et lui murmura quelques mots …

« Peut importe qui je suis … Je suis là, c’est tout … »

Son souffle chaud se glissa dans son coup. Il fit un pas en arrière et se rendit compte enfin que la jeune fille saignait beaucoup. Il attrapa sa main délicatement et tira sa baguette. Quelques incantations discrètes s’échappèrent de sa bouche. Comme une musique … La plaie se referma doucement. Ce n’était pas du travail de professionnel mais cela devrait suffire pour éviter qu’elle ne se vide de son sang ce soir… Il replongea son regard dans le sien. Qui était cette fille ? Il avait l’impression d’avoir déjà vu ces yeux là, cette blondeur … Mais ou ? Et qui était cet Edward ? Son sosie ? Etrange … Mais au fond la seule et vraie question que se posait Alec c’était : Vais-je réussir ?

Il était sûr de lui Alec. Avec les filles il avait toujours réussi, du moins, pratiquement toujours. Et en plus celle-ci lui facilitait la tache, c’était vraiment une belle soirée …

« Il faudrait voir à arrêter de jouer avec des scalpels… Ce genre d’objet risque d’abimer une si belle peau … »

Délicatement, il caressa sa main. Puis il la porta à sa bouche. Ses lèvres se posèrent dessus donnant naissance à un baiser tout en finesse. A aucun instant il n’avait lâché la jeune femme du regard …
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MessageSujet: Re: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Mer 29 Juin - 20:05

Je plongeai mon regard dans le sien et… Pendant quelques instants j’eus un doute. Ne te fais pas d’idée. Il est mort et uniquement mort. Il est… Non. Ce n’était pas une illusion. C’était la réalité ! Oui c’était la réalité. C’était la mort d’Edward, c’était son cadavre qui me suivait partout qui était une illusion ! D’ailleurs c’était pour cela que j’étais allée voir un psychanalyste non ? Car j’avais des visions. Car je voyais un cadavre et aucun cadavre ne pouvait me suivre puisqu’en réalité il était en vie ! Ce n’était pas lui qu’on avait enterré, mais quelqu’un d’autre. Un autre patient de papa. Ce n’était pas lui que j’avais vu pendu dans la chambre. Et puis il faisait sombre ? Non ? C’était ça… Oui, c’était ça. Pourtant il y avait cette petite voix. Cette petite voix qui me disait que j’étais en train de me faire manipuler. Je crois c’est ce qu’on nomme la raison… Mais ma raison elle est enfermée dans les cachots de mon esprit et la clée a été perdue je ne sais où. Si je savais d’ailleurs elle ne serait pas perdue. Mais cette fois-ci j’avais cette petite envie de l’écouter, je n’aimais pas d’être manipulé, surtout quand il s’agissait d’Edward. On n’avait pas le droit de me mentir au sujet d’Edward. Car Edward, c’était sacré. Mais il lui a suffit de parler. De prononcer quelques mots. « Je suis là, c’est tout … » Oui, il ‘était là c’est tout. Il était là pour moi et uniquement pour moi. Ces quelques mots étaient frais ces quelques mots envoyèrent balader le moindre doute. Ils renvoyèrent dans le plus noire des cahots ma raison. Je crois que c’est à ce moment là je me suis perdue. Je me suis définitivement perdue et que je suis devenue sa poupée. Non, sa marionnette. Entre ses fins doigts je n’avais plus de contrôle, j’étais guider par les files qu’il tenait. Cela se voyait déjà quand il me fit la douce reproche de ne pas jouer avec les scalpels. Je baissa la tête honteuse. J’avais honte. Oui j’avais honte qu’il m’ait fait la remarque. Je n’aurais pas dû. Il avait raison, il avait tellement raison. Mes joues virèrent rouges, elles étaient en feu et mon cœur battait tellement fort que je me sentais tellement mal. Pourquoi… Pourquoi avais je fais ça ? J’aurais dû l’écouter. J’aurais dû y penser. Et lui ! Et lui ! Il était si doux ! Il n’était pas méchant, il m’avait doucement fait la remarque. Pour mon bien.

« - Je… je suis désolée… Tu as raison. J’aurais dû y penser. »

J’avais dû mal à respirer. Je me sentais de plus en plus mal. Je me sentais vraiment mal de ne pas avoir eut l’idée de ne pas jouer avec des scapels. Quelle idée franchement ? J’étais vraiment, vraiment trop stupide ! Je hochai de la tête de haut en bas pour montrer que j’avais compris, que plus jamais je ne referais cela. Je leva un regard timide vers lui. J’avais envie de lui poser une question. Mais est-ce que je pourrais oser ? Je ne sais pas, il était doux. Il avait l’air prêt à l’entendre et à concéder que je lui poser une question. Je fis un joli sourire, un peu timide. J’étais hésitante, mais la question était là, sur le bout des lèvres et je voulais savoir vraiment.

« - Edward… Est-ce que tu peux… est-ce que tu peux me dire où étais-tu ? Je croyais que tu étais, que tu étais mort. J’étais certaine d’avoir vu ton cadavre au bout de cette corde. Pourquoi m’as-tu abandonnée ? »

Je fermai les yeux et osa m’approcher de lui. J’étais sa marionnette, mais il n’aimait pas quand j’étais une simple poupée. Aussi je m’approchai de lui et posa mes deux mains sur lui. J’étais une simple poupée, mais c’était parce que je le voulais bien. Et puis parce que je le voulais prêt de moi. Du moins c’est ce que je voulais me faire croire, je savais que j’étais perdue. Je fis un sourire séducteur. J’étais une poupée, mais une poupée qui tenait à avoir le contrôle sur son monde. Même si ce n’était qu’une illusion c’était sans importance. Je n’étais que paradoxe et illusions. Aussi, mes deux mains posaient sur son épaule, je fis une légère pression pour pouvoir me mettre sur la pointe des pieds et pour avoir son visage en face du miens. A quelques centimètres. Je pouvais sentir son souffle sur mon visage. Mon cœur battait tellement fort. Je n’osais pas. Mon instinct de poupée probablement qui me l’empêchait. Mais il y avait cet autre instinct. Celui qui était presque mauvais, celui qui était impur… Celui qui avait pris possession de mon corps cette nuit là. C’était de nouveau là. Cette sensation délicieuse, qui vous pousse au vice. Mon corps s’approcha du sien, mon visage du sien, mes lèvres des siennes. Tout mon corps était frissonnant. C’était terrible.

Cela n’a duré que quelques secondes. Mais pendant quelques secondes j’ai cru être retourné dans ce lieu que les hommes ont perdu. Ses lèvres avaient un doux goût de pomme. Fruit défendu, mais tellement délicieux. C’était sucré et doux. Je crois que si mon instinct de poupée innocente n’avait pas repris le dessus, je serais allée plus loin, beaucoup plus loin. Ici, là, maintenant. Même si c’était mal je m’en fichais. Je pense que Louis aurait piqué une crise s’il savait mes pensées impures. Après tout une jeune fille digne ne fait pas ce genre de chose dans la rue. Encore moins avec un fou. Pour tout dire personne n’aurait dans l’idée de faire ce genre de chose ici. Sauf moi et mes pensées impures. Mon instinct de poupée n’était pas content.

« - Plus jamais tu ne m’abandonneras n’est-ce pas ? Je ferais tout ce que tu voudras pour que tu ne me quittes pas… »

J’avais attrapa ses mains et je les serrais fermement, cela pouvait être presque douloureux pour lui. Mais bon tant pis. Je m’en fichais dans le fond. Si cela me permettait de l’avoir au près de moi, c’est ce qui comptait. Je ne le laisserai plus jamais m’abandonner. Quoi qu’il m’en coûte ou qu’il lui en coûte. Je suis prête à tout, même à l’emprisonner.
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MessageSujet: Re: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Jeu 14 Juil - 9:04

Dans le monde d’Alec, il y avait deux types de femmes. Celles qu’il affectionnait et pour qui il était doux naturellement (Elles n’étaient pas très nombreuses) et celles en qui il ne voyait qu’un intérêt physique. A l’heure actuelle, Lou se situait dans la seconde catégorie. Tous ces mots charmeurs qui émanaient de la bouche du mangemort étaient des pièges qui se refermaient lentement sur la jeune blonde. Elle, elle semblait les accueillir comme une douce mélodie, ne se doutant pas du danger. Alec n’avait pas pitié des femmes, il n’aurait pas de pitié pour elle. Lou était belle, jeune, terriblement docile … Tout ce qu’Alec pouvait espérer d’une femme, enfin, de la seconde catégorie …

Elle s’excusa timidement. Alec ne réagit absolument pas. Il la dévorait des yeux. Elle avait vraiment l’air désolé, comme si elle lui obéissait aveuglement. Un nouveau sentiment de puissance naquit au fond de l’esprit démoniaque du mangemort. Edward … Ce nom résonna à nouveau dans la nuit calme et froide. C’était son nom, le nouveau nom d’Alec qu’elle venait à nouveau d’employer à son adresse. Qui était-il ? Cette question intriguait le mangemort et il se promit de découvrir la réponse. Manifestement, il était mort. Pendu selon Lou. Il fallait qu’il trouve une réponse évasive afin d’éviter qu’elle ne découvre la supercherie. Quoiqu’au fond, elle était persuader de se trouver devant cet Edward alors peut importe ce qu’il dirait, elle le croirait. Le sentiment grossissait de minutes en minutes. Elle était à sa merci.

« Il y a des secrets qui ne méritent pas d’être révélés … Ils sont beaucoup plus beaux lorsqu’ils se cachent, lorsqu’ils préservent leurs mystères … »


Il murmurait à peine. Mais il était assez proche d’elle pour qu’elle entende cette mélodie. Sa main droite se glissa dans la sienne et il la serra fermement. Alec savait qu’il la contrôlait totalement et cela augmentait encore plus son intérêt pour elle…

« Je suis là … »

Il frissonna lorsqu’elle l’embrassa délicatement. Il avait une sensation de puissance inespérée, comme s’il pouvait faire tout ce qu’il désirait ce soir, absolument tout. Elle le suivrait, jusqu’au bout du monde. Elle-même le disait. Il se sentait tellement bien. Le froid n’était qu’un détail. Son mauvais côté prenait le dessus au fil des minutes, elle était à lui et à lui seul à cet instant.

Un détail le figea une fraction de seconde. Ses yeux. Il les avait déjà vus. Il arpenta son esprit et ses souvenirs pour mettre un nom sur ceux-ci … Louis. Merde ! C’était surement sa sœur ou quelqu’un de sa famille. Le jeu allait être beaucoup plus dur que prévu mais il se délecta de cette pensée. Il n’aimait pas lorsque c’était trop facile. Maintenant, après l’avoir scruté à nouveau il était sûr que c’était une sœur de Louis, ils se ressemblaient trop pour que ça soit différent. Elle était donc sang-pur …

Alec passa fermement son bras autour de sa nuque. Il amena ses lèvres aux siennes et l’embrassa à nouveau. Plus fermement cette fois si, comme pour lui rappeler combien elle lui appartenait désormais. Sa bouche était fine et son haleine sucrée. Il n’avait pas les yeux fermés et appréciait les courbes de son visage une par une. La bouche d’Alec alla se perdre dans le cou de la jeune fille. Il l’inonda de légers baisers, dévastateurs… Lorsqu’il eut fini, il recula d’un pas, tenant à nouveau ses deux mains. Il parvenait à cacher son air satisfait au profil d’un regard tendre…

« Vraiment à tout ? »

Il l’interrogea du regard. Le défi était lancé …
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MessageSujet: Re: Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.    Mar 16 Aoû - 11:03

Il y a parfois des questions pièges. Leur réponse peut tout changer et même le destin se fait surprendre par ses dernières. Car lorsqu’on est confrontée à une question piège, on est confronté à un choix. Un choix qui peut changer notre avenir à tout jamais. J’ai toujours détesté ce genre de question, en particulier quand j’avais l’impression d’être perdante sur les deux tableaux. Pourtant c’est simple, oui ou non. Juste un mot. Juste un et rien d’autre. Mais je ne sais pas lequel. Oui ou non ? Non ou oui ? Je ne sais pas. Alors je fais comme à mon habitude quand je n’arrive pas à trancher. Je me mets à murmurer un monologue, entendre mes paroles venant à mes oreilles me permettent de faire le clair dans la tête.

« - Oui ou non ? Je ne sais pas, je n’arrive pas à savoir. Quand je t’ai vu pendu au bout de cette corde je me suis sentie si responsable et j’aimerai donc te dire oui. A l’époque j’aurai voulu t’aider, j’aurais voulu te comprendre. Mais tu semblais en même temps heureux, même si tu étais enfermé dans l’asile. Oui tu le semblais, mais en fait juste le semblais. Après tout qui peut être heureux dans un asile ? J’ai honte, j’ai eut tellement honte de ne pas avoir pu remarquer qu’en réalité tu souffrais. Je n’aurais pas dû, je le sais. C’est pour ça que je devrais te dire oui, oui c’est un véritable devoir. Je n’ai pas le choix. Mais après est-ce que je ne risque pas de devenir une poupée ? Tu m’avais toujours dit de ne pas devenir cette poupée que l’on attendait de moi. Non, non, je suis idiote, toi tu es différent… »

Non, en fait cela ne servait à rien j’étais toujours aussi hésitante. Je ne savais toujours pas quoi répondre, même si j’avais tendance à pencher pour le oui. Oui ou non, que faire ? Je me plongeai dans son regard attentivement. J’avais. J’avais cet étrange sentiment que j’étais en danger avec lui, comme si ce n’était pas Edward. Non, non ce n’était qu’une stupide impression il était là, c’était bien lui. C’est simplement l’obscurité, la neige et ma stupidité qui osent me faire penser une telle chose. Il me pose cette question simplement comme ça, ce n’est pas un piège, ce n’est rien. C’est Edward ! Et je peux entièrement lui faire confiance, je le sais. Je hochai lentement de la tête et lui adressa un mince sourire. J’avais honte de ce que je venais de penser, comment est-ce que j’avais tout simplement pu ?

« - Oui, oui bien entendu je ferai tout ce que tu veux Edward. Tu es la seule personne capable de me sauver cet enfer. Alors faire tout ce que tu me dis c’est bien la moindre des choses Edward. Et puis comme ça je serais certaine de t’avoir toujours auprès de moi. Je le sais, je le sais que si je suis une bonne fille tu resteras avec moi. Alors c’est ce que je vais être. Une bonne fille. »
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Du sang, de la neige et des morts qui quittent leur tombe.

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