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 Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]

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'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
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MessageSujet: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Sam 11 Juin - 17:31

Vous savez quelle heure il est? Eh oui, c'est l'heure d'aller chercher le courrier. Ou du moins, de vérifier s'il y en a. Je ne reçois habituellement pas beaucoup de courrier, je n'ai pas vraiment d'amis et même si j'en avais, je n'étais pas le genre de personne à écrire à la moindre occasion pour avoir des nouvelles. Que voulez vous, je ne suis pas une personne sociable. Les gens ne m'aiment pas, ils me traitent comme si je n'étais pas comme eux, eh bien ils ne méritent pas que je me préoccupe d'eux. C'est cette petite tendance presque sociopathe qui fait que d'entrer dans le camp du "bien" me rebute. Non, mais pourquoi est-ce que je risquerais ma vie pour sauver des "innocents", qui seraient probablement les premiers à crier sur les toits que je suis folle? Qu'est-ce que j'aurais à gagner si je rejoignais Dumbledore, comme il me l'a déjà demandé? De la satisfaction personnelle? je n'en ai pas besoin. La fierté d'avoir put sauver des gens? Je me fiche des gens. Depuis la révélation d'Andrew (je ne sais même plus quand c'est arrivé, ça aurait put être il y a deux jours comme deux mois), je dois bien avouer que les avantages et désavantages de chacun des partis ont étés tournés et retournés maintes et maintes fois dans mon esprit. Comment est-ce que je pouvais éventuellement choisir? Est-ce que je devais choisir à tout prix? J'essayais de gagner du temps pour rendre mon jugement, mais ça devenait presque impossible. Nous n'en parlions pas, mais c'était toujours là, je le sentais dans son regard, dans ses paroles, dans mes hésitations. Il fallait que je règle ce problème, mais je ne pouvais m'y résoudre.

J'eut à peine le temps de mettre un pied sur la dernière marche menant à la volière qu'une petite boule de plûmes brune et orangée se rua sur moi et se posa à une patte sur mon épaule, l'autre me tendant un petit parchemin roulé. C'était Eden, le hiboux de ma mère. Wow, ça faisait un bon moment que je n'avais pas eut de ses nouvelles. Pas besoin d'avoir des dons de voyance pour savoir que quelque chose devait clocher pour que cette lettre arrive à moi après tant de temps sans nouvelles. Je tendis à Eden un petit biscuit que j'avais apporté et détachai le parchemin avec calme. Le parchemin était sale, de la terre le tachait, et l'écriture habituellement nette et bien ronde de ma mère était un peu décallée et irrégulière.

Lilith chérie,
Ça peut sembler dramatique dit de la sorte mais je suis désolée de t'annoncer que ce sera probablement la dernière fois que tu auras de mes nouvelles avant un bon moment. Il n'y a pas de bonne façon d'annoncer ce genre de nouvelle avec tact alors je vais y aller directement: Ton père est officiellement l'un des leur. Il devait en avoir marre de ne rien faire, depuis sa retraite du bureau des aurors. Il a rejoint les rangs du seigneur des ténèbres. Je n'ai pas très bien compris pourquoi, mais ce qui est fait est fait. J'espère quand même qu'il reviendra à lui-même bientôt, je sais qu'il reste du bon en lui. Je ne peux pas te dire où je suis, il m'a formellement interdit de contacter quiconque quand il m'a demandé de fuir, mais il fallait que je t'explique tout. La dernière chose que je voudrais c'est que tu crois que je t'ai oubliée. Il m'a aussi dit de ne pas m'inquiéter pour toi, que tu étais entre de bonnes mains. Visiblement, il sait des choses que je ne sais pas. J,espère seulement que cette guerre sera bientôt finie, que je puisse retrouver les deux personnes auxquelles je tiens le plus. Je t'aime, Lilith, peu importe ce qui arrivera. Ne l'oublie pas.

Shoshanna Ellis-Sommers

J'avais envie de déchirer la lettre en milles morceaux. Non, non, non! Il ne pouvait pas me faire ça!!! Comme si je n'étais pas encore assez mélangée, il fallait maintenant que j'apprenne que mon père aussi faisait parti des mangemorts, maintenant!!?!?! Non, je ne pouvais pas l'avoir appris plus tôt que ça, évidemment, il fallait que tout me tombe dessus d'un seul coup. Je n'avais même pas une petite vision, un pressentiment, quand à ce que je devais faire, ce que je devais choisir. J'étais bien avant, dans mon petit cocon, toute seule. Personne ne me dérangeait, et je ne dérangeait personne. Puis, il a fallut que tout déboule et bascule. Je savais que les hommes ne faisaient qu'apporter des problèmes, j,aurais dût me méfier plus d'Andrew, ne jamais laisser ma garde se baisser aussi facilement. Parce que maintenant, je suis prise, bien malgré moi, au milieu de toutes ces différentes opinions, toutes ces personnes qui s'attendent à ce que je prenne telle ou telle décision.

Complètement perdue dans mes pensées, je me retournai pour sortir de la volière. Mes yeux étaient ouverts mais je ne voyais pas vraiment où j'allais ou ce qui m'entourait, comme dans une espèce d'état second, presque comme une transe. Je m'apprêtai à descendre les escaliers quand Eden quitta brusquement mon épaule. J'avais oublié qu'elle était encore là, celle-là! Le soudain mouvement, doublé du bruissement de ses ailes juste à côté de mon oreille, me surpris grandement et me fit sursauter. Je ne sais pas si vous avez déjà expérimenter de sauter dans des escaliers, avec un pied qui se dirige vers la marche du dessous, mais ce n'est pas une excellente idée. Je perdit entièrement toute balance, mon pied prit un angle probablement pas naturel en touchant la marche et émit un énorme craquement, et je fini par plonger tête première contre les vieux escaliers de pierre. Je me sentais rouler et débouler, j'essayais d'agripper n'importe quoi pouvant arrêter ma chute mais rien n'y faisais. Ma tête, ma cheville, mes bras, tout me faisait horriblement mal et je finis par atterrir au bas de la cage d'escalier dans un bruit sourd, sur le ventre, ce qui me coupa le souffle un moment. J'avais l'air d'une poupée de chiffon qu'on venait de jeter sur le sol. Génial, juste comme je croyais que ma journée ne pouvait pas aller plus mal. Je fermai les yeux un moment, histoire de retrouver un certain sens de réalité, puis essayer de m'asseoir au moins, histoire d'évaluer les dégâts. Je tentai de pousser avec mes bras pour me relever mais mon poignet droit me lâcha, avec une douleur aiguë. La même douleur que je ressentais dans ma cheville... Tout ça ne s'annonçait pas bien. Bientôt je sentis aussi un liquide poisseux s'aventurer lentement sur mon front. C'était à prévoir, aussi: on ne plonge pas tête première sur des marches de pierre sans en sortir endommagée. Arf, et pendant ce temps, personne ne venait.

«Humpf!» grognai-je en essayant de bouger, ce qui ne s'avérait vraiment pas facile. Puis j'entendis pas très loin des bruits de pas sourds. Sauvée! Je déteste habituellement demander de l'aide, beaucoup trop indépendante et orgueilleuse pour, mais même moi suis capable de reconnaître une situation désespérée quand j'en vois une. Ou plutôt que j'en vis une. «Y'a quelqu'un?»

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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Lun 13 Juin - 19:22

Andrew n'était, certes, pas matinal, on aurait pu difficilement faire pire. Le professeur de défense contre les forces du mal était encore dans les vapes et c'était peu dire ! Ce matin-là, il s'était levé, contre son gré, aux aurores pour une raison qui pouvait paraître naïve mais qui était néanmoins majeure : il n'arrivait pas à dormir. Il n'avait pas fermé l’œil de la nuit et n'avait de toutes façons rien à faire, c'était probablement ainsi qu'au petit matin, il avait décidé de se balader dans le château. Avant sa grande excursion matinale, il passa quelque instants dans sa salle de bain. Il soupira lorsqu'il se vit dans un miroir. De grandes poches violettes dessinées sous ses yeux fatigués, sa mine déconfite, son teint pâle et ses cheveux en bataille sur le sommet de son crâne lui donnait l'impression d'être le Seigneur des Ténèbres. Les cheveux exceptés, bien entendu. Mais cette comparaison rappela à Andrew la cause de ses tourmentes du moment. Cela faisait quelques semaines – ou quelques jours peut-être, Andrew ne s'en souvenait plus exactement – qu'il avait annoncé à Lilith qu'il faisait parti des mangemorts. Et depuis lors, il fallait avouer que son esprit cogitait. Lilith lui avait promis une discussion future sur le sujet et ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de se reparler par la suite. Aussi, Andrew avait eu le temps de penser à des scénarios assez ambigus qui ne se finissaient que peu souvent très bien pour lui. Il espérait une mise à plat, une bonne et franche conversation sur le sujet depuis bien longtemps.

Sa toilette matinale effectuée, Andrew se mit en quête de... de rien du tout, d'ailleurs. Il se promena à l'intérieur du château, réveillant ça et là quelques portraits qui protestèrent immédiatement. Toutefois, Andrew resta discret. Les élèves ne s'étaient pas encore levés, les professeurs dormaient toujours, à ce qu'il en constatait, à poings fermés et il ne tenait pas vraiment à les réveiller. Tout d'abord, il se refusait de leur offrir un tel manque de politesse mais ensuite et surtout, il n'allait pas expliquer à Dumbledore pourquoi il se baladait dans les couloirs du château à une heure pareille. De plus, son esprit, visiblement en proie à de sérieuses remises en question, devait faire face à un autre problème. Lorsque Novembre était tombé sur Poudlard, il avait aussi amené quelque chose. Enfin, plutôt trois choses. Une élève en plus et deux professeurs. Tout cela était étrange, très étrange mais ce n'était pas à cela que réfléchissait Andrew. La question était : Pourquoi l'un des nouveaux professeurs – qui arrivait en cours d'année, d'ailleurs – avait-il été affecté au poste de DCFM. C'était tout bonnement incroyable et jusqu'alors impensable. Dumbledore avait partagé le poste de professeur de DCFM et avait offert l'apprentissage aux premières, deuxièmes et troisièmes années. Et cela, Andrew le digérait très mal. Comme un chewing-gum qui reste collé dans l’œsophage. Comme motif, le vieux directeur lui avait dit que les contenus de ses cours étaient trop violents pour les plus jeunes. Mais bien sûr. Bon... oui, d'accord, il était vrai qu'Andrew, en tant que mangemort, n'y allait parfois pas dans la dentelle. Mais était-ce une réelle raison pour censurer ses cours ? Non ! Certainement pas.

A force de s'être promené à travers les recoins de Poudlard, Andrew avait les idées un peu plus claires à présent. Attention, il n'était pas lucide, il avait juste les idées un peu plus claires qu'à son réveil. Ce qui n'atteignait pas un haut niveau d'attention, à vrai dire. Andrew regarda la montre – qu'il ne portait que peu souvent – accrochée à son poignet : elle affichait un peu plus de six heures du matin. Bien que peu convaincu du résultat, Andrew décida de grimper jusqu'aux tours du château : on y avait une vue splendide et c'était sans doute le meilleur endroit pour observer le lever du soleil. Oui mais voilà, en Novembre, le soleil ne se levait qu'à sept heures, et encore ! Mais puisqu'il n'avait rien de plus palpitant à faire, Andrew tenta le tout pour le tout. Il grimpa les marches quatre à quatre pour monter jusqu'aux tours du château. Andrew resta de nombreuses et longues minutes là haut, le visage au vent délicieusement humide de la rosée du matin. Et pourtant, le soleil ne se levait pas. Si bien sûr, il pointait le bout de son nez au loin, à l'horizon. Le petit manteau orange de brouillard à l'horizon avait bien l'air de grossir de minutes en minutes mais Andrew n'avait pas la patience d'attendre son apothéose. D'autant plus que puisqu'il s'était réveillé si tôt, il devait en profiter et prendre de l'avance sur sa journée... qui n'allait pas – encore une fois – être de tout repos. Alors qu'il dévala les marches et s'engouffra dans Merlin seul sait quel couloir, un bruit de piaillements et d'ailes qui battaient se firent entendre. Andrew faillit sursauter, étant visiblement à fleur de peau si tôt le matin, mais ne s'en formalisa pas, la volière était à quelques mètres de là. Par contre, lorsqu'un cri étouffé et des bruits de dégringolade et de chute parvinrent à ses oreilles, Andrew crut qu'il était bon de réagir. Ni une, ni deux, il parvint à l'endroit d'où provenait les bruits d'appel à l'aide.

C'est alors qu'il vit Lilith étendue, contre son gré là aussi cela ne faisait aucune doute, sur le sol. Elle était dans un piteux état. Vraisemblablement, elle venait d'essuyer une solide chute. Lorsqu'il vit la trace rouge qui accroissait sur son visage, Andrew vola à son secours. Il s'accroupit vers elle, prit son poignet gauche dans ses mains et la regarda, visiblement inquiet mais avec une pointe de sarcasme dans sa voix :

- Ça va, beauté ? Tu vas pas défaillir ?
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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Lun 13 Juin - 23:07

Je grognai, étendue sur le sol comme une poupée désarticulée et maudit mon insomnie. Évidemment qu'il n'y aurait personne à cette heure. Il n'y avait jamais eut personne et c'est que que j'appréciais le plus, jusqu'à ce que le me retrouve a mordre la poussière, littérallement, sans pouvoir me relever. Adieu dignité! J'essayai une dernière fois de me déplacer mais rien n'y faisait. J'avais envie de pousser une floppée de jurons, autant sorciers que moldus. Puis, des pas! Quelqu'un venait à mon secours! Hourra! De ma position plus qu'humiliante, je ne percevais que le bas des jambes et les pieds de mon bienfaiteur et je dut me retenir pour ne pas rouler des yeux. J'aurais dut m'en douter. Qui dit événement humiliant dit apparition d'Andrew Shelton! C'est indissociable.

«Ça va, beauté? Tu vas pas défaillir?» Évidemment, il fallait que ce soit lui qui arrive. Pourquoi est-ce que chaque fois que je me retrouvais dans une situation compromettante, il apparaissait? À croire qu'il avait un don pour. Il n'en avait pas marre à la fin, de me retrouver dans des états plus pitoyables les uns que les autres? Moi j'en avais marre! Oui, j'avais besoin d'aide mais qu'il me parle comme ça ne me donnait qu'une envie: l'envoyer promener. Non mais, est-ce que j'ai l'air de quelqu'un qui a envie de rigoler? Non. J'ai l'air de quelqu'un qui vient de se fouler au moins le poignet, peut-être casser la cheville, qui s'est overt le crâne et qui a atrocement mal aux côtes. 

«Si je défaillis, tu me fais le bouche à bouche?» fut ma seule réponse. Avec son aide, je réussit tout de même à me retrouver en poaition assise, ce qui était déjà une ammélioration. «Aïe-euh! Fais attention un peu!» sifflais-je entre mes dents quand il pris mon poignet dans ses mains. Je serrai les dents et empêchait la soudaine humidité de mes yeux de devenir plus. C'était déja honteux d'être tombée de la sorte, je n'allais pas me mettre a chialer en plus. J'ai pas 6 ans! 

Pendant qu'Andrew observait ma main, je décidai de faire le point sur le reste de mon état, en commençant par ma jambe. Je relevai un peu ma robe jusqu'à mi-mollet pour constater les dégats. Ma cheville était violacée, trois fois plus grosse que la normale et me faisait un mal de chien. Yep, définitivement plus qu'une simple entorse. Puis, je remontai les yeux. Au niveau de mes genoux, sur la mousseline et le cotton blanc de ma robe, une tache rougeatre commençait à se former. Par merlin, il fallait que ça tombe sur LE jour où j'ai décidé de porter du blanc. Je remontai à nouveau ma robe jusqu'à mi-cuisse cette fois, exposant beaucoup plus de ma peau blanche qu'à l'habitude, pour constater que mon genoux s'était erraflé dans la chute. Au moins, c'était minime seulement. Un petit coup de baguette et ce serait réglé. Mais... Ma baguette! Non d'un scrout a pétard, où je l'avais mis celle là?? Je commençai à m'agiter à la recherche du bout de bois, et j'avais presque oublié ce qu'Andrew faisait jusqu'à ce que je me contorsionne, provocant un petite vague de douleur dans mon poignet. C'est bon, c'est bon, j'ai compris le message, il ne faut pas que je bouge et il faut que je le laisse faire et bla bla bla. Avec ma main valide, je pris un coin de ma robe déjà ruinée et m'épongeai le front et la tête, là ou la douleur lancinante et soirde m'indiquait qu'était la blessure.

«Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure, Drew? Je croyais que seuls des insomniaques de mon calibre venaient chercher leur courrier aux aurores. J'aurais cru que tu étais trop... fatigué pour être réveillé si tôt...» Ma phrase était lourde de sous entendus. Je savais qu'il savait que je parlais de la fatigue que son deuxième emploi lui infligeait. Ce n'était clairement pas sa tâche de cours qui le fatiguait, puisque le directeur venait de la couper en deux. Quelle étrange décision, tout de même. S'il n'aimait pas la méthode d'enseignement d'Andrew, alors pourquoi lui avoir offert le poste en premier lieu?? Vous voulez mon avis, je crois qu'il se gâte avec l'âge, notre Dumbledore national.

J'allais ouvrir la bouche, essayer de faire un peu de conversation au lieu du silence presque malaisé entre nous deux, quand je remarquai sur le sol ma baguette et la lettre pas très loin de moi. C'est à ce moment que quelque chose me frappa. Ma mère ne s'était pas enfuie de la maison pour ne pas que les mangemorts la tue, mon père l'avait forcée à fuir pour ne pas qu'elle devienne un point de pression, un faiblesse qu'on aurait put retourner contre lui. Je n'ai aucune idée ce qui fit germer cette hypothèse pribablement véridique dans ma tête mais soudainement je n'avais plus mal, j'avais oublié ce qui m'étais arrivé. Tout ce que je voyais c'était le professeur de défense contre les forces du mal qui s'affairrait à me rafistoler comme si j'étais un poupée de porcelaine à qui il fallait faire très attention. Pour le moment, je ne devais pas être trop dans la ligne de mire du seigneur des ténèbre mais...

«A--Andrew, chéri, tu-- tu pourrais m'aider et récupérer ma baguette et ma lettre à ta droite? Et... si tu pouvais lire la lettre... avant de la déchirer, tu serais un amour.» ma voix tremblait un peu mais on pouvait l'assoscier au traumatisme de ma chute. Il était très important que la lettre soit détruite. Je ne laisserais personne découvrir le changement d'allégeance de Jaimie Sommers et encore moi l'envoyer à Azkaban... Mais il était aussi très important pour moi que Shelton lise la missive. Je n'avais toujours pas pris de décision mais je lui avait promis qu'on reparlerais de tout ça et c'était maintenant ou jamais.

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Dernière édition par Lilith C. Sommers le Sam 18 Juin - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Mar 14 Juin - 3:49

La situation en elle-même n'était pas vraiment hilarante. Lilith venait de chuter des escaliers de la volière et le sang qui se répandait à divers endroits de son corps signifiait que la chose était plus grave encore que ne le pensait Andrew. Peut-être, après tout, qu'elle avait quelque chose de cassé... Et dans ce cas-là, Andrew ne saurait sans doute pas comment s'y prendre. C'était vraiment, il était mangemort. Il fallait appeler la gourde de service pour les petits bobos, pas lui. Mais maintenant qu'il était là, il n'allait pas la laisser là. Surtout que Lilith... c'est Lilith. On ne laisse pas en plan une jolie tignasse rousse, aussi écorchée soit-elle, dont on est amoureux. Non, ce qui était réellement risible, c'était sans nul doute l'air suffisant que se donnait Lilith. Femme fière. Elle détestait qu'on l'aide, elle détestait qu'on la soutienne, surtout dans ses instants de détresse. Et apparemment, Andrew était la dernière personne qu'elle aurait souhaité voir aujourd'hui (et ne se gênait pas de lui montrer d’ailleurs). Mais une partie de son esprit – la plus intelligente ? – savait certainement que sans Andrew, elle ne sortirait probablement jamais de cet endroit. Le caractère de Lilith était vraiment compliqué et bizarrement celle-ci donnait priorité à la dignité. Ce qui était également le cas d'Andrew mais il n'était pas vraiment prêt à le reconnaître.

« Si je défaillis, tu me fais le bouche à bouche ? » Andrew ne sut pas quoi répondre à cela. Le visage, ensanglanté et teigneux, de Lilith lui proposait la piste selon laquelle elle était très énervée et n'allait pas tarder à lui envoyer un sort en pleine figure. Sa réponse dépourvue de ton était très dure à interpréter d'autant plus à une pareille heure de la matinée. Andrew ne répondit pas tout de suite même si lui glissa à l'oreille un « Promis. » presque inaudible. Évidemment, Lilith ne tint pas en place longtemps. Elle avait beau s'être écroulée sur le sol et avoir peut-être des os cassés, il fallait qu'elle gigote. Mais très vite, son poignet qu'Andrew avait entre ses mains lui causa une douleur et elle retourna la tête vers lui. Cela lui faisait-il tant mal que cela ? Si c'était le cas... Andrew n'avait aucune idée de ce qu'il allait faire par la suite !

« Qu'est-ce que tu fais debout à cette heure, Drew ? Je croyais que seuls les insomniaques de mon calibre venaient chercher leur courrier aux aurores. J'aurais cru que tu étais trop... fatigué pour être réveillé si tôt. » Il fallut du temps à Andrew pour comprendre ce dont il était question dans la phrase de Lilith, sa nuit blanche ayant légèrement altéré sa perception des choses. Mais lorsqu'il releva la tête pour observer l'expression que Lilith avait sur le visage, le doute n'était plus permis, elle se foutait royalement de sa gueule. Déjà qu'il avait à subir sa mauvaise foi (journalière, pas seulement matinale), il allait subir à présent les lourds sous-entendus sur sa réelle profession ? Alors qu'il y avait quelques semaines, lorsqu'il lui avait avoué, elle n'avait rien formulé de particulier. Pourquoi ? C'était vraiment n'importe quoi ! Andrew ne lui répondit pas. Il se contenta de lui afficher un grand sourire et retourna à ses blessures. Il hésita un moment à appuyer sur sa cheville, à l'endroit où ça faisait mal mais se ravisa quelques secondes après. Il n'était pas en mission, là. Il finit tout de même par lui souffler quelques mots, en faisant bien attention à ne répondre qu'à la question (et pas aux accusations) de Lilith. « Je n'arrivais pas à dormir. Alors je me suis baladé dans le château. Je ne venais pas chercher mon courrier, tu sais, j'ai peu de courrier. Electra n'a pas vraiment le goût des lettres. »

Se fût Lilith qui rompit la glace quelques minutes plus tard, visiblement affublée d'une idée dont elle n'allait pas se séparer de si tôt. « Andrew, chéri, tu pourrais m'aider et récupérer ma baguette et ma lettre à ta droite ? Et... si tu pouvais lire la lettre... avant de la déchirer, tu serais un amour. » Andrew avait mal entendu, il en était sûr. Comment elle l'avait appelé ? Andrew chéri ? Alors qu'elle prenait son petit air suffisant il y a quelques minutes. Humpf. Les femmes. Cependant, Andrew s'exécuta. Il quitta sa bien aimée quelques instants et ramassa la baguette et la lettre qui étaient tombées là, quelques mètres plus loin. Andrew rendit la baguette à Lilith et entreprit de lire la missive. Au fur et à mesure que ses yeux parcouraient le papier, des connexions se faisaient dans son esprit. Peut-être avait-il compris quelque chose... Il tendit la lettre à Lilith lorsqu'il eut finit de la parcourir. « Détruis-la, toi. » Après quelques secondes d'efforts de déchiffrage – parce que l'écriture était très saccadée –, Andrew avait réussi à comprendre l'objet de celle-ci. Le père de Lilith était devenu un des frères d'Andrew, à présent. Andrew se vit alors, l'espace d'un instant, dans un dîner de famille, chez Lilith. « Beau-papa, passez-moi la salade. » et l'autre de répondre « Non, Andrew, je suis ton frère. Nous sommes égaux devant le Maître. » Ça craignait grave. Il regarda longuement Lilith, presque embarrassé. « J'connais pas encore ton père. Mais apparemment, je le rencontrerai plus vite que prévu. » Même s'il se voulait drôle, la plaisanterie allait sans doute mal passer. Ce fût pourquoi il ajouta. « Tu veux vraiment qu'on parle de ça, maintenant, Lilith ? Sûre ? » Pour Andrew, il aurait volontiers attendu. Même s'il voulait cette conversation depuis quelques temps maintenant, il était plus que perturbé parce qu'il venait de savoir. Le père de sa copine, elle-même hésitante entre deux camps, qui rejoignait les mangemorts. Vraiment pas cool... Surtout pour elle.
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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Mar 14 Juin - 19:03

« Promis. » Je réprimai le frisson qui parcouru mon corps au contact du souffle du professeur sur mon oreille. C'était tout sauf le moment pour ce genre de... comportement. Il fallait bien dire que j'avais couru après. Mais bon, je n'était aucunement en état pour qu'il se passe quoi que ce soit. Et pas que physiquement. J'étais bien trop énervée pour ça. J'avais presque des envies de meurtres sur le moment. À l'intention de monsieur Jaimie Sommers: si jamais tu oses t'approcher de moi, prépare toi à souffrir! De quel droit est-ce qu'il pouvait me faire ça? Mon propre père! Bon, il n'a jamais agit en tant que tel mai peut-être que pour une fois, il aurait put être utile et me conseiller dans mon dilemme. Apparemment non, et en plus il a forcer la seule autre personne qui aurait put m'aider à s'enfuir, supposément pas "amour". Le seul amour qu'il ai jamais éprouvé fut pour un bon verre de boisson, peu importe laquelle.

« Je n'arrivais pas à dormir. Alors je me suis baladé dans le château. Je ne venais pas chercher mon courrier, tu sais, j'ai peu de courrier. Electra n'a pas vraiment le goût des lettres. » Je haussai les sourcils et sourit légèrement.
«Ça devient une habitude, ma foi. Pourquoi est-ce que chaque fois qu'on se croise, je me retrouve toujours dans le pire situation et que, forcément, le sommeil, ou manque de, y est pour quelque chose?» Et c'était vrai! Est-ce que j'étais la seule à l'avoir remarqué? Je ne sais pas ce qui m'avais pris avec ce "chéri". Ça m'a échappé j'imagine. Il faut me laisser une chance, je n'avais pas toute ma tête. Quoi que ça sonnait pas mal... Lilith! Pas le moment! Définitivement pas! Pendant un petit moment je fixai Andrew alors qu'il lisait la lettre, essayant de sonder ses expression, mais je ne voyais rien. Pas même un seul petit indice sur ce qu'il en pensait. Rien. Le visage toujours blanc, sans aucune expression, il me tendit soudainement le papier.

« Détruis-la, toi. » Je le regardai un moment. Pour voir s'il était sérieux. Visiblement, oui. J'aurais put invoquer ma blessure comme excuse pour ne pas le faire (vous avez déjà essayé, vous, de déchirer un parchemin avec une seule main?) mais ce n'était qu'un excuse bidon: j'aurais facilement put la faire brûler d'un coup de baguette magique, non? Bon, peut-être qu'au fond de moi, je ne voulais pas vraiment réduire en poussière cette missive, et que je me disais que si quelqu'un d'autre le faisait pour moi, ce serait plus facile. Parce que, franchement, à quoi ça me servirait de la garder? un charmant petit souvenir du jour où mes parents ont réussit bien malgré eux à ruiner à tout jamais l'équilibre, déjà précaire, que j'avais mis tant de temps à établir? Non, il fallait que ce vulgaire bout de papier disparaisse. Rageusement , je l'arrachai des mains d'Andrew pour le chiffonne du mieux que je pouvais avec une seule main avant de le balancer contre le mur en face de moi. D'un coup de baguette, je le fit s'enflammer, ou plutôt carrément exploser. Voilà. Problème réglé. Et puis du coup, d'avoir évacuer toute cette frustration m'a beaucoup calmer. Le pauvre professeur, depuis tout à l'heure que je m'énervais contre lui et le faisait payer pour des trucs dont il n'était pas responsable... du moins pas entièrement. Visiblement, on ne pouvait jamais avoir de discussion normale lui et moi, hein? À chaque fois je me demande comment se fait-il que nous ne nous soyons pas déjà entre-tués, parce que par moment ce n'est pas l'envie qui manque et pas que de mon côté. Deux caractères aussi enflammés et passionnés que les nôtres ne devraient pas, en théorie, être compatible et pourtant... Nous devons être l'exception qui confirme la règle alors.

Pendant un bon moment, aucun de nous deux ne bougeaient. Seul le bruit du froissement des ailes des chouettes en haut de l'escalier rompait le silence presque froid qui régnait. C'était un bon ou un mauvais signe qu'il ne dise rien? Est-ce que je devais m'inquiéter ou pas? Je crois que même lui ne savait pas encore exactement si c'était une bonne ou une mauvaise chose.

« J'connais pas encore ton père. Mais apparemment, je le rencontrerai plus vite que prévu. »
«C'est pas bien difficile, tu suis la forte odeur de whisky et il va être là. Ou alors tu cherches la personne qui passe son temps à gueuler pour rien. C'est un homme tout à fait charmant, tu verras.» Répondis-je avec une sourire faux. De dire que je n'avais pas beaucoup d'estime pour mon patriarche n'est pas faux. Que voulez-vous, on s'attache difficilement à un homme qui a une bouteille de whisky pur-feu greffé à la main, qui n'est presque jamais à la maison car prendre un verre avec ses amis est plus amusant et qui préfère mentir en disant qu'il a prit sa retraite des aurores (à même pas 50 ans? franchement, qui le croirait) plutôt que d'avouer que ses abus et son mauvais tempérament l'ont fait renvoyé. Au moins il n'a jamais touché ni à moi, ni à ma mère. C'est déjà un bon début. «Si j'étais toi, quand tu le croise, assure-toi qu'il soit de bonne humeur... et ne me mentionne pas. Il veut fort probablement garder le secret sur sa fille "folle le plus longtemps possible", et de découvrir que tu me connais aussi n'est pas une bonne chose, autant pour toi que pour moi, crois moi. Disont que l'amour paternel, ce n'est pas son truc, mais que s'il décide soudainement de jouer la carte du papa protecteur, ce qui est une éventualité, il ne sera pas heureux de découvrir que tu-- enfin, tu comprends ce que je veux dire.

Je finis pas en avoir mal de ce pincement continue sur mon genoux et détournai mon attention de sur Andrew le temps d'essayer du mieux que je pouvais de soigner mon égratignure. Je pliai ma jambe pour approcher mon genoux de mon visage et mieux voir ce que je faisais et relevai ma jupe, histoire de ne pas la ruiner encore plus. D'un petit coup de baguette, j'arrêtai le saignement, et à l'aide d'un jet d'eu, je nettoyai l'hémoglobine qui rougissait ma rotule. Voilà. Une bonne chose de faite.

« Tu veux vraiment qu'on parle de ça, maintenant, Lilith ? Sûre ? » Si j'étais sûre? Non. Mais il n'y avait pas vraiment de "bon moment" pour discuter de ce genre de chose, seulement des moment moins pire que les autres et selon moi, celui-là en était un. Si je continuais à repousser la discussion, ce serait seulement pire. Ou bien je réussirais à trouver des arguments bidons pour m'en sauver et je ne sais même pas où ça pourrait me mener.
«Le vouloir? Pas nécessairement, mais il le faut. Et puis j'ai franchement pas vraiment le choix. C'est ça ou bien on reste ici dans le silence à faire comme si de rien était alors qu'on sait tous les deux que ça ne peux plus continuer comme ça. C'est en partie de ma faute mais-- aïe! Saleté de cheville à la noix! Je vais finir par... !» Du calme, ce n'est pas le moment de s'énerver. Surtout pas contre un membre blesser... ça ne réglera rien. J'aurais simplement dut rester dans mon lit. Voilà. Problème réglé! Mais bon, il était trop tard maintenant et je me retrouvais dans un sale état, amochée comme je ne l'avais jamais été dans ma vie. «Tu-- tu n'aurais pas de la glace ou quelque chose, parce que, par merlin, ça fait vachement mal là!»

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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Sam 18 Juin - 13:47

« Ça devient une habitude, ma foi. Pourquoi est-ce que chaque fois qu'on se croise, je me retrouve toujours dans la pire situation et que, forcément, le sommeil, ou manque de, y est pour quelque chose ? » Le pire, c'était qu'elle avait eu raison. Mais ils n'en étaient déjà plus là. Andrew avait rendu la missive à Lilith. Il ne voulait pas la détruire, ce n'était certainement pas à lui de le faire. Et pourtant, elle semblait ne pas être sûre de vouloir le faire, elle non plus. Andrew en aurait été persuadé, quelque chose lui faisait mal dans le fait de détruire cette lettre, aussi révélatrice soit-elle. Finalement, elle avait bondi sur la lettre et l'avait littéralement faite exploser à quelques mètres d'elle, contredisant les pensées d'Andrew. Lilith paraissait plus apaisée maintenant que cette lettre n'était plus que poussière.

Quand Andrew avait dit, presque sur le ton de la plaisanterie, qu'il rencontrerait sa belle-famille plus tôt que prévu, il ne s'attendait franchement pas à ce que Lilith réagisse aussi violemment. Pour ne pas dire aussi férocement. « C'est pas bien difficile, tu suis la forte odeur de whisky et il va être là. Ou alors, tu cherches la personne qui passe son temps à gueuler pour rien. C'est un homme tout à fait charmant, tu verras. » Andrew la trouvait dure, pour ne pas dire cruelle. Certes ça n'avait pas du être facile tous les jours pour elle mais le fait qu'elle parle de son père ainsi, c'était étrange. Ça mettait Andrew mal à l'aise. Il fallait dire qu'il ne connaissait pas grand chose du passé de Lilith. Et même s'il n'était pas très fier d'en connaître si peu sur elle, d'une certaine manière, il ne désirait pas en savoir plus. C'était sa vie, après tout. « Tu sais, Lilith... Ça sera pas facile de le reconnaître, même avec les critères que tu me donnes, dans une foule de mangemorts. » Même s'il avait dit ça pour détendre l'atmosphère, il n'en pensait pas moins le contraire : son père allait vite s'attirer des ennuis envers le Seigneur des Ténèbres s'il était tel que Lilith le décrivait. « Si j'étais toi, quand tu le croises, assure-toi qu'il soit de bonne humeur... et ne me mentionne pas. Il veut fort probablement garder le secret sur sa fille folle le plus longtemps possible, et de découvrir que tu me connais aussi n'est pas une bonne chose, autant pour toi que pour moi, crois-moi. Disons que l'amour paternel, ce n'est pas son truc, mais que s'il décide soudainement de jouer la carte du papa protecteur, ce qui est une éventualité, il ne sera pas heureux de découvrir que tu... enfin, tu comprends ce que je veux dire. »

Andrew ne répondit rien, probablement parce qu'il n'aurait pas su quoi répondre, mais enregistra tout de même ses paroles. Les conseils de la jeune professeur de divination se montrerait plutôt utiles à la prochaine réunion du Maître. Malgré tout, Andrew se sentait à la fois gêné des confessions de Lilith et désireux de rencontrer son père. Non, il ne voulait pas envenimer la situation entre eux, surtout pas. Mais peut-être qu'après une petite discussion... Enfin bref. Il verrait bien.

Et quand Andrew avait demandé si Lilith désirait parler de cela maintenant – et à cet instant, il parlait à la fois de son père et des mangemorts –, elle s'était montré plus réticente qu'elle le paraissait. « Le vouloir ? Pas nécessairement, mais il le faut. Et puis j'ai franchement pas vraiment le choix. C'est ça ou bien on reste ici dans le silence à faire de si comme si de rien était alors qu'on sait tous les deux que ça ne peut plus continuer comme ça. C'est en partie de ma faute mais.. » Elle s'était arrêtée pour protester contre sa cheville qui lui faisait mal avant de lui demander s'il n'avait pas, par le plus grand des hasards, de la glace sur lui. C'était une blague ? Elle pensait sincèrement qu'un mangemort employé en tant que professeur de défense contre les forces du mal dans un collège de magie avait de la glace sur lui après une nuit d'insomnie par six heures du matin dans la volière du château ? Nan... Vraiment pas. Elle essayait d'esquiver la conversation ou bien ? Non mais parce que, si c'était le cas, elle n'en avait pas besoin, Andrew n'était vraiment pas disposé de parler de ça maintenant !

« Euuh, non... Désolé ! » Mais au lieu de s'arrêter là, même s'il était réticent à la conversation, Andrew continua : « Lilith ? Qu'est-ce qu'il ne peut plus continuer comme ça ? » Il ne cachait pas une inquiétude palpable et réelle. « Parce qu'il y a un mois, lorsque tu m'as dit ça, j'ai du te révéler qui j'étais réellement. Ça me ferait mal que tu me dises que tu fasses partie de l'Ordre... ou quelque chose comme ça... Dans ce cas-là, je préfère même parler de ton père si tu veux bien ! »

En réalité, Andrew avait bien une envie. Non, pas ce genre d'envie-là. Dans la salle des professeurs, ça allait encore mais dans la volière, s'il vous plaît ! Non, Andrew avait une idée en tête. Une idée à propos du père de Lilith qu'il n'était pas prêt de lâcher... et qui, bizarrement, semblait révéler son bon côté, aussi infime soit-il. Quoiqu'en y réfléchissant, le plan d'Andrew était semé de bien d'embûches noires comme sa vocation pour arriver à un résultat qui lui semblait juste. Cela n'était qu'équilibrer les forces. Son père la rendait si malheureuse que c'en était trop pour Andrew. Il réclamait réparation. Mais bizarrement, pas réclamation dans le sens où on pouvait l'entendre. Il osait espérer que son père se remettrait dans le droit chemin à la suite d'une petite conversation avec lui. Oui, mais à ce plan-ci ne conviendrait certainement pas à Lilith voilà pourquoi il n'osait pas lui en faire part. Mais le soucis majeur était sa position vis-à-vis de son Maître. Ne remettait-il pas en question l'importance des mangemorts en essayant d'extirper un homme de leur organisation ?

« Alors ? » reprit Andrew. « Comment s'appelle-t-il ton père ? »
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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Sam 18 Juin - 16:37

« Tu sais, Lilith... Ça sera pas facile de le reconnaître, même avec les critères que tu me donnes, dans une foule de mangemorts. »
«C'est probablement mieux comme ça.», grommelai-je. Je n'avais pas réalisé qu'ils étaient autant que ça. Oui, bon je me doutais que plusieurs l,étaient mais le cachaient, comme Andrew ou Rosa. Mais il était évident que, connaissait mon géniteur, Andrew n'aurait aucune difficulté à le repérer dans la foule. Déjà, il risquait d'aller parler à Rosalina et comme Andrew savait que je la connaissait, ça pouvait être un très bon indicateur en partant. Je devais avouer que le prospect de la rencontre entre mon père et mon copain sous de telles circonstances n'était pas des plus alléchant. Ça va faire des magnifiques discussions aux soupers de famille. C'était déjà assez tendu quand il n'y avait que moi à table avec mes parents, ça n'aiderait pas la situation. Du moins, avec mon père. Maman aimerait probablement bien Andrew, du moins s'il se conduisait bien, et même si elle ne l'aimait pas, elle ferait semblant juste pour me faire plaisir. Mon père lui, par contre... c'était une autre paire de manche.

Je me retournai pour me retrouver face à lui, mais le mouvement réveilla mon poignet. Je l'avais oublié lui. Me connaissant, je ne pourrais jamais rester immobile de mon propre gré et, en attendant de pouvoir aller faire une tour chez madame Pomfresh, il me faudrait trouver une solution. C'est alors que je remarquai un accroc dans le bas de ma jupe. Sans faire de chichis, je déchirai une bonne bande de tissus. La robe était déjà ruinée par le sang, alors tant qu'à ce qu'elle ne soit plus récupérable, je pourrais l'utiliser à bon escient. Comme je l'avais appris un jour, je fit un tour de mon poignet avec la bande de tissu avant de la passer autour de mon cou pour en faire une attelle. Je n,avais seulement pas pensé au fait qu'il faudrait l'attacher, à une main, ce n,est pas idéal.

«Tu pourrais...?» demandai-je au professeur en donnant un petit coup de tête pour indiquer que j'avais besoin de lui, de son aide. De l'aide. Ha. Je détestais demander de l'aide, j'ai toujours détesté. Ça me donne l'impression d'être faible, vulnérable... ce que j'étais bien malgré moi, sur le moment. Quand je mentionnai qu'il était peut-être le temps d'avoir LA discussion, je remarquai l'inconfort d'Andrew et regrettai soudainement de l'avoir mentionné en premier lieu. En vérité, je n'avait aucunement envie d'avoir cette discussion aujourd'hui. J'aurais dut garder ma grande gueule fermée. Maintenant, je ne pouvais plus reculer. Je m'étais mis les pieds dans les plats comme une grande.

« Lilith ? Qu'est-ce qu'il ne peut plus continuer comme ça ? Parce qu'il y a un mois, lorsque tu m'as dit ça, j'ai du te révéler qui j'étais réellement. Ça me ferait mal que tu me dises que tu fasses partie de l'Ordre... ou quelque chose comme ça... Dans ce cas-là, je préfère même parler de ton père si tu veux bien ! » L'ordre? Sûrement pas. J'avais envie de rire soudainement, mais l'inquiétude si sincère d'Andrew m'en empêchait. Visiblement, je n'étais pas la seule qui paraissait vulnérable aujourd'hui. Non, l'ordre n'était pas vraiment une option. Vous me voyez mettre ma vie en danger et me battre contre mon propre paternel ainsi que mon copain, dans le seul unique but de sauver des "innocents" alors que ces "innocents" ne feraient jamais la même chose pour moi, même contre un million de Gallions. Je n'avais rien à gagner de l'ordre, et tout a y perdre... ou presque.

«Moi. Moi je ne peux pas continuer à passer tout mon temps à douter. Je ne suis pas une personne qui doute: je sais, je devine, je prédit, je planifie, mais je ne doute pas! Du moins, je ne doutais pas avant, et maintenant je ne sais plus rien. C'est comme si tous mes points de repères n'existaient soudainement plus. Ça fait peur, Andrew, j'ai vraiment peur. Le bien, le mal, il n'y a pas de différence pour moi. Ni noir ni blanc, tout est gris. D'un côté, je n'ai aucune envie de risquer ma vie pour des gens que je ne connais pas et qui ne ferrait surement pas de même pour moi, me battre contre toi ou Rosa ou mon père, mais de l'autre côté, je n'adhère pas aux idéologies des mangemorts. Oh, je pourrais facilement l'être, mais je n'y vois pas l'intérêt. Encore une fois, ce serait de me compromettre pour des choses en lesquelles je ne crois pas et je n'ai aucune intérêt. Alors qu'est-ce que je suis supposée faire dans ce genre de situations? Si tu as une réponse, dis-la moi, parce que moi je n'en ai aucune idée.» Je poussai un soupir. Wow, mais d'où est-ce que tout ça sortait? Je ne me savais pas capable de tout sortir ça d'un coup. Le tourbillon d'idées dans ma tête avait prit forme et ça avait presque du sens. Je sentais un poids soudainement se soulever de mes épaules. C'est que ça faisait du bien de finalement tout dire ce que j'avais sur le coeur. Puis, Andrew changea à nouveau le sujet de la conversation pour se remettre à parler de mon père. Encore une fois, je crois que j,aurais mieux fait de fermer ma grande trappe mais il était trop tard maintenant.

« Alors ? Comment s'appelle-t-il ton père ? »
«Jaimie. Sommers, évidemment. Sang pur, ancien auror. Il s'est fait renvoyé il y a peut-être quatre ou cinq ans. J'imagine que le ministère en a eut assez quand il a essayé de se battre avec le chef du département des aurors alors qu'il était complètement ivre. Si tu lui demande, par contre, il va te dire qu'il a quitté de sa propre volonté, que ça ne rejoignais plus ces idéaux. Probablement pas faux, si on voit où il en est maintenant... J'ai-- j'ai toujours été plus près de ma mère que de lui... visiblement. Je-- je ne sais même pas si je vais être triste le jour où il rendra l'âme... Mais encore là, la mort n,a jamais été quelque chose qui me touchait. Tout le monde passe par là, non?» Encore une fois, le flot de mes paroles me surprit moi même. Et je me mettais à divaguer sur la mort en plus... Ça devait être le coup à la tête.«Mais bon, il n'est pas entièrement mauvais. Il est capable d'amour, du moins il l'était avant. Ma mère est une femme intelligente, elle ne serait pas restée avec lui si longtemps si elle n'avait pas vu quelque chose en lui qui en vallait la peine. Elle m'a toujours dit que quand on rencontreais la bonne personne, c'est ce que cette personne aimait moins d'elle que tu aimes le plus, c'est les défauts qui te font fondre. »

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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Mer 13 Juil - 20:31

Andrew regarda, calmement et patiemment, Lilith tenter de se rafistoler. Il aurait peut-être du l'aider avant qu'elle ne lui demande, connaissant son tempérament fier et fougueux, mais ça lui était complètement sorti de la tête. Alors, dès qu'elle lui avait demandé, il s'était précipité pour attacher l'attelle qu'elle était en train de se poser, tout en prenant bien soin de ne pas effleurer son orgueil. Lorsque, par la suite, il lui avait demandé si elle avait quelque chose à révéler sur sa véritable identité, Andrew se doutait bien qu'elle n'allait pas lui répondre qu'elle était dans l'Ordre du Phénix. Il savait pertinemment que Lilith n'avait choisi aucun camp et qu'elle ne pourrait, de toutes façons, pas supporter Albus Dumbledore plus souvent. Mais même si Shelton savait à quoi s'attendre, il ne s'attendait en tout cas pas à une tirade aussi longue, dont Lilith avait le secret : « Moi. Moi je ne peux pas continuer à passer tout mon temps à douter. Je ne suis pas une personne qui doute : je sais, je devine, je prédis, je planifie, mais je ne doute pas ! Du moins, je ne doutais pas avant, et maintenant je ne sais plus rien. C'est comme si tous mes points de repères n'existaient soudainement plus. Ça fait peur, Andrew, j'ai vraiment peur. Le bien, le mal, il n'y a pas de différence pour moi. Ni noir ni blanc, tout est gris. D'un côté, je n'ai aucune envie de risquer ma vie pour des gens que je ne connais pas et qui ne ferrait sûrement pas de même pour moi, me battre contre toi ou Rosa ou mon père, mais de l'autre côté, je n'adhère pas aux idéologies des mangemorts. Oh, je pourrais facilement l'être, mais je n'y vois pas l'intérêt. Encore une fois, ce serait de me compromettre pour des choses en lesquelles je ne crois pas et je n'ai aucune intérêt. Alors qu'est-ce que je suis supposée faire dans ce genre de situations ? Si tu as une réponse, dis-la moi, parce que moi je n'en ai aucune idée. » Woh, woh, woh ! D'où ça sortait, tout ça ? Ouais, Andrew était habitué, mais des fois, ça faisait quand même peur, faut pas croire. Il lâcha quelques mots qui n'avaient que peu de sens, mais qu'Andrew se sentait obligé de rajouter : « Franchement, j'ai pas d'solution. Et si j'en avais une, même avec tout l'amour que j'ai pour toi, je l'aurais gardé pour moi. » Non, ce n'était vraiment pas nécessaire.

Andrew inspira un bon coup et réorienta brusquement et sans réelle raison apparente le sujet de conversation sur le père de Lilith. Après quelques mois de... de quoi ? De couple avec Lilith ? Peu importait, l'essentiel était qu'il ne savait rien sur elle. Et ça le chagrinait. Il avait presque honte de lui-même de savoir si peu de choses sur la femme qu'il aimait et sur son entourage. Premier pas : connaître son identité. Ce à quoi Lilith répliqua encore une grosse tirade amère qu'elle sortait de ses entrailles. « Jaimie. Sommers, évidemment. Sang pur, ancien auror. Il s'est fait renvoyé il y a peut-être quatre ou cinq ans. J'imagine que le ministère en a eut assez quand il a essayé de se battre avec le chef du département des aurors alors qu'il était complètement ivre. Si tu lui demande, par contre, il va te dire qu'il a quitté de sa propre volonté, que ça ne rejoignais plus ces idéaux. Probablement pas faux, si on voit où il en est maintenant... J'ai-- j'ai toujours été plus près de ma mère que de lui... visiblement. Je-- je ne sais même pas si je vais être triste le jour où il rendra l'âme... Mais encore là, la mort n,a jamais été quelque chose qui me touchait. Tout le monde passe par là, non ? Mais bon, il n'est pas entièrement mauvais. Il est capable d'amour, du moins il l'était avant. Ma mère est une femme intelligente, elle ne serait pas restée avec lui si longtemps si elle n'avait pas vu quelque chose en lui qui en valait la peine. Elle m'a toujours dit que quand on rencontrais la bonne personne, c'est ce que cette personne aimait moins d'elle que tu aimes le plus, c'est les défauts qui te font fondre. » Franchement, Andrew était plutôt mal à l'aise devant les confessions de Lilith. Il n'était pas habitué, il n'avait aucune idée de ce qu'il fallait qu'il réponde à ça. Alors il laissa son cœur le guidait, faute d'avoir de la raison :  J'imagine que tu as été terriblement emballée par ma cruauté, mon sadisme et mes opinions comme j'ai été emballé par ton entêtement et ta vanité extrêmement agaçante et touchante à la fois ? »
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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Mer 13 Juil - 22:28

Je me laissai faire tout simplement pendant qu'il exécutait les "ordres" que je lui avait données. Je réprimai un petit frisson au contact de ses doigts dans mon cou. Ce n'était ni l,endroit, ni le moment, pour ce genre de comportement mais je ne pouvais pas le contrôler.
« Franchement, j'ai pas d'solution. Et si j'en avais une, même avec tout l'amour que j'ai pour toi, je l'aurais gardé pour moi. » Je hochai la tête gravement, en signe que je comprenais... même si ce n'était pas vraiment le cas. Je ne comprenais pas vraiment ce qui aurait put le retenir, l'empêcher de me dire s'il avait une solution, mais en même temps je ne savait rien vraiment de ce qu'il pouvait vivre ou de comment ça se passait au sein de l'armée du seigneur des ténèbres. Peut-être que c'était ça qui le retenait. Si oui je préférais ne pas m'en mêler. Je ne suis pas le seigneur des ténèbres, et je ne suis pas dans ses rangs non plus, je ne pouvais donc qu'imaginer ce qui s'y passait... mais de ce que je décelais, j'étais déjà probablement un fardeau, un point faible, pour Andrew et un seul faux pas et tout serait fini. Nous étions tous les deux sur la corde raide et quelque chose me disait que d'ici peu, tout basculerait.

«J'imagine que tu as été terriblement emballée par ma cruauté, mon sadisme et mes opinions comme j'ai été emballé par ton entêtement et ta vanité extrêmement agaçante et touchante à la fois ?» Cette fois je ne put contenir un grand éclat de rire qui se réverbéra dans toute la cage d'escalier. Il n'y avait que lui pour faire passer la situation d'un ton aussi sérieux à une espèce de blague qui ne devait probablement pas en être une au départ.
«Côté vanité et entêtement, tu ne donnes pas non plus ta place, je te signales, mais oui, quelque chose du genre. Je crois que... je crois que si je ne t'aimais pas autant, je te détesterais probablement de tout mon être.» Il y avait quelque chose par contre, dans ce qu'il avait dit, qui me fit froncer des sourcils. Je me doutais bien que, puisqu'il était un mangemort, il n'était pas l'homme le plus sensible et doux sur terre, mais ce n'était pas la première fois depuis qu'ils se connaissaient qu'il émettait ce genre de pensées sur lui même. Ne s'était-il pas déjà traité de monstre, ou quelque chose du genre?
«Tu sais, je crois que tu es trop fixé sur ton "mauvais" côté. Je ne doute pas de ta cruauté et ton sadisme, comme tu dis, mais il faudrait que tu vois aussi la partie que moi je vois. Il faudrait que tu arrêtes de penser à la partie de toi qui a complètement ravagé ma classe et que tu vois celle qui t'as poussée à venir m'aider ce matin, ou à quand tu es venu me calmer après mon rêve. Quelqu'un d'aussi cruel, sadique et monstrueux que ce que tu penses être aurait rit de me voir sur le sol comme ça, ne se serait jamais excusé pour mes tasses et n'aurait jamais dit "je t'aime" aussi souvent et avec autant de sincérité que tu l'as fait.» C'est le moment où, normalement, j'aurais pris son visage entre mes mains pour l'embrasser mais la partielle immobilité de l'un de mes bras et l'endroit où nous nous trouvions m'en empêcha. Je me contentai de lever mes yeux pour plonger mon regard dans le sien et lui offrir un petit sourire.

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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Jeu 14 Juil - 12:32

Apparemment, et même si ce n'était pas le but primordial d'Andrew, sa phrase amusa la jolie professeur de divination car elle l'interrompit pour éclater de rire. Il allait continuer sa tirade mais comme Lilith enchaîna directement, il se retint : « Côté vanité et entêtement, tu ne donnes pas non plus ta place, je te signale, mais oui, quelque chose du genre. Je crois que... je crois que si je ne t'aimais pas autant, je te détesterais probablement de tout mon être. » Autrement dite, la phrase de Lilith signifiait que si, un jour, il osait la quitter, il le paierait très, très cher et n'en ressortirait probablement pas indemne. Mais pour l'instant, une rupture n'était pas à l'ordre du jour. Là encore, Andrew aurait aimé en placer une mais visiblement, ce n'était pas franchement l'idée principale de Lilith, qui continua. « Tu sais, je crois que tu es trop fixé sur ton ''mauvais'' côté. Je ne doute pas de ta cruauté et de ton sadisme, comme tu dis, mais il faudrait que tu vois aussi la partie que moi je vois. Il faudrait que tu arrêtes de penser à la partie de toi qui a complètement ravagé ma classe et que tu vois celle qui t'as poussée à venir m'aider ce matin, ou à quand tu es venu me calmer après mon rêve. Quelqu'un d'aussi cruel, sadique et monstrueux que ce que tu penses être aurait rit de me voir sur le sol comme ça, ne se serait jamais excusé pour mes tasses et n'aurait jamais dit ''je t'aime'' aussi souvent et avec autant de sincérité que tu l'as fait. »
Évidemment, c'était si facile pour elle de dire ça, elle l'aimait. C'était vrai, quelqu'un qui détestait Andrew – et le choix était vaste, croyez-moi – n'aurait jamais dit qu'il devait se focaliser sur sa bonne partie car sa mauvaise n'était pas aussi influente qu'il le croyait... Alors vous pensez bien, quand Lilith dit à Andrew qu'elle ne doutait pas de sa cruauté, il ne savait franchement pas quoi en penser. C'était toujours effrayant que la femme qu'on aime nous avoue ça, sourire à tomber par terre ou non. « D'un côté, t'as pas tort, Lilith. Mais je pense que les deux côtés qui sommeillent en moi font ce que je suis aujourd'hui. L'un sans l'autre, ça serait rien. Si j'avais pas mon côté cruel, je serais pas venu à Poudlard, je t'aurais pas rencontré et je n'aurais pas pu ni te sauver aujourd'hui ni te briser ton service à thé il y a deux mois. Tu t'imagines, si je n'étais que gentil, tu n'aurais jamais eu le privilège de me rencontrer. » Il marqua une courte pause puis ajouta, avec un sourire taquin : « Crois-moi, tu n'y aurais pas survécu. » Andrew s'approcha un peu plus d'elle et lui déposa un baiser sur le front avant de la serrer contre lui, en prenant bien soin de ne pas lui faire mal. « On y va ? Tu veux que je t'amène à l'Infirmerie ? Pomfresh s'occupera de toi beaucoup mieux que moi, tu sais. Et puis, t'as quand même de vilaines bosses, j'ai pas envie que ça s'empire.» Il se leva brusquement et lui tendit le bras afin de l'aider à se relever. « Ca va aller ? Tu vas pas vouloir que j'te porte, quand même, si ? » Mais un bruit dans la cage d'escalier lui fit retenir son attention sur autre chose que l'état de santé de Lilith. Il se retourna vers elle après quelques minutes d'écoute :  « Hé, cocote, faudrait pas qu'on nous trouve tous les deux à cette heure-ci de la matinée... Surtout si Dumby a des envies de promenages matinales, non ?»
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MessageSujet: Re: Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]   Dim 17 Juil - 23:00

Spoiler:
 

Le soleil entrait doucement par les rideaux ouverts que j’avais laissés la veille au soir. J’avoue, ce n’était pas vraiment une très bonne idée, mais le fait de pouvoir regarder les étoiles par la fenêtre débarrassée de tout obstacle me charme, laisse mon imagination partir en vrille, me fais rêver de tout et de rien à la fois, me laisse enfin partir vers ses pays lointains que seule moi-même puis atteindre, comme le pays des merveilles d’Alice.

Les rayons chatouillent mon visage, mon cou, mon torse, mes bras, et me rappellent ainsi qu’une nouvelle journée commence sur Poudlard, durant laquelle toutes sortes d’événements, mineurs ou majeurs, arriveront. J’aimerais bien, parfois, pouvoir prévoir ce qui va m’arriver dans ma journée, comme une sorte de vision qui me préviendrait à l’avance de ne pas emprunter tel ou tel couloir pour ne pas croiser Sirius, ou encore prendre un tel pour faire une rencontre magistrale, génialissime. Mais je sais bien que cela est impossible, inimaginable, et qu’encore aujourd’hui je devrai vivre ma vie une seconde à la fois, pas à pas, parole après parole, jusqu’à revenir ici ce soir, me coucher et regarder les étoiles brillées dans le firmament lointain.

Je regarde la lumière jouée dans mes boucles brunes, pour enfin me décider à me lever. Je sais qu’il est encore tôt, trop tôt pour la majorité des gens normaux, mais je dois me lever pour aller voir Felicity, ma chouette, qui, têtue comme sa maîtresse, doit déjà attendre son petit-déjeuner. Que voulez-vous, elle a été élevée de cette façon, cette petite chose, et ce n’est pas moi qui pourra changer ses habitudes, loin de là. C’est fou comme parfois des animaux de compagnie peuvent gérer notre emploi du temps, notre vie. Je ne sais pas pour votre grand-tante, mais la mienne, elle doit se lever au moins cinq fois pas nuit pour faire sortir un de ses quinze chats qui veut aller à l’extérieur. J’avoue qu’elle est moldue, et doit donc vraiment ce lever au lieu d’utiliser la magie, mais c’est quand même cinq fois, quoi.

Attrapant ma robe de sorcier, je l’enfilai rapidement et me dirigeai vers les bois. Rapidement, je trouvai ce que je cherchais : de petites souris blanches qui plairaient énormément à Felicity. Sans trop y penser, je les fourrai dans un sac, toujours vivantes, ce qui donnerait peut-être un peu de défi à ma chouette, mais sans plus.

Me dirigeant vers la volière, mon imagination repartit voler dans les nuages, tout blanc et duveteux, faisant penser à de la barbe à papa, qu’on aurait juste envie de croquer. Même si cette sucrerie moldue avait souvent la couleur bleue ou rose, le fait de la comparer aux nuages était totalement évident, une vraisemblance tout à fait commune et normale.

Grimpant les escaliers de pierre qui me mèneraient à mon oiseau, je n’entendis pas tout de suite les voix qui se trouvaient au dessus de moi. Vous allez dire; « Mais elle est idiote ou quoi?! » mais ce n’est certainement pas le cas, je vous l’assure. À ces heures si matinales, la volière est toujours vide, habituellement. Ou si ce n’est pas le cas, je ne suis pas au courant, y passant en coup de vent à tous les matins, en prenant seulement le temps de cajoler un minimum cette chère Fely.

C’est seulement en arrivant à la dernière marche que je me rendis compte de mon erreur. Je m’arrêtai nette, me demandant sérieusement ce à quoi j’étais en train de faire face. N’était-ce pas ma professeur de divination, Mrs. Sommers, étendue sur le sol, presque démantibulé, dans les bras de mon professeur de DCFM, Mr Shelton? J’avoue, je ne porte aucune valeur aux rumeurs, que je considère comme des inepties, mais celle-ci qui se concrétisait devant mes yeux, sauf si je faisais erreur, était totalement surprenante pour moi.

Chassant vite cette nouvelle de mon esprit pour l’analyser plus tard, je me concentrai vivement sur Lilith, qui semblait être très mal en point. M’approchant d’elle, je demandai :

« Vous allez bien, Professeur? »

Question idiote, Dorcas, vraiment idiote. Elle a l’air d’aller bien, tu crois? Me reprenant rapidement, je demandai à Mr Shelton :

« Laissez tomber. Je crois qu’il serait mieux d’emmener Mrs Sommers voir Mrs Pomfresh, Professeur, vous ne croyez pas? À moins que vous préfériez que j’aille la chercher? »

Peu importe la manière dont nous sommes arrivés à l’infirmerie, mes souvenirs de ces moments avec mes Professeurs étant assez confus dans ma tête, nous y sommes arrivés, pour le plus grand bien de Mrs Sommers qui, je l’appris un peu plus tard, avait fait une méchante chute dans les escaliers de la volière.




[Bon, c'est assez merdique et riquiqui comparé aux vôtres xD]

_________________

Dorcas Hope Meadows; « Beautiful hell yeah »
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Fix you [Lilidrew, à votre grand plaisir à tous *ouuuuut*]

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