CalendrierAccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
▬ Lost who he was▬King of Lies
avatar

▬ Lost who he was▬King of Lies
▬ Ecrits : 937
▬ Arrivé le : 10/04/2011
▬ Age IRL : 29
▬Potoloin : dans la salle commune ou avec les Maraudeurs

Rapeltout
▬ Camp: le bien
▬ Sang: pur >
▬ Pensées diverses :
MessageSujet: De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]   Sam 21 Mai - 9:30

Je traînais encore et toujours dans les couloirs. Je crois qu'on m'y voyait autant que les fantômes de l'école. Et comme toujours, j'étais seul. Mais en ce samedi matin, j'étais en train de me torturer l'esprit à savoir si je partais encore ou pas. Oui, je voulais partir. Et je savais que j'avais la force de le faire. Parce que rien que le fait de partir, ça voulait dire que j'allais enfin me prendre en main. Mais d'un autre, je ne voulais pas vraiment partir parce que j'avais enfin retrouvé un semblant de famille. Alors que faire? Hein? Non, je ne le savais pas vraiment. De toute façon, je ne voulais même plus réfléchir à tout ça. Je n'avais plus envie. Je savais que ce soir, ça se ferait au feeling. Je regardais autour de moi. Personne. Enfin, quel soulagement. Je n'aimais pas le monde et j'avais pas trop envie d'en voir. Je ne voulais voir personne. Et je ne savais pas où aller. Puis enfin, je décidais de m'autoriser un peu à revivre. Je fis venir mon balai grâce au sortilège d'attraction, puis je partis faire un tour sur le terrain de Quidditch.

Je me demandais ce qui était le plus dur. Le fait de ne pas rejouer au Quidditch ou bien le fait que je n'avais même plus goût d'y jouer. Et ça aussi ça faisait mal, car ça me prouvait que je ne servais plus à rien ici. Et Severus.. Severus et ses grandes paroles. N'avait il seulement pas conscience que je faisais semblant de l'écouter mais qu'en réalité, j'en avais rien à faire de ses discours? Voilà pourquoi aussi, j'avais quitté Serpentard. Parce que dans la salle commune, il y en avait des centaines de Severus. Et qu'à force, ça devenait pesant. Je fixais le coin où j'avais reparlé à mon frère, d'un air rêveur. Et les larmes me remontèrent de nouveau aux yeux. Bon sang, j'étais vraiment incapable de me dominer. Je montais alors sur mon balai, et je m'élançais dans les airs. Le vent sécha mes larmes et je ressentis comme un goût de liberté. Mais il manquait quelque chose. Tout ça semblait faux. Je regardais de nouveau ce coin, et je détournais mon regard. Je vis les amis de mon frère et lui aussi, d'ailleurs. C'est alors que je repensais à partir. Oui, j'allais le faire, c'était sûr et certain. Et soudain, je me sentais libre, complètement. Je regardais alors au loin et je vis le fameux portail que je ne pouvais pas franchir en tant qu'humain mais je savais qu'en tant que chat, j'allais pouvoir.

J'eus soudainement un mal de tête horrible, je ne savais pas pourquoi mais je l'avais, ce qui me força à descendre. J'allais m'assoir sur les gradins et je me pris la tête entre mes mains. En fait, tout ce que j'avais fait, n'avait servi à rien. On était revenu à la situation de départ. Moi qui croyait que tout était arrangé avec Sirius. Bien au contraire, il en avait rien à faire. Même Remus avait menti. S'étaient ils arrangés entre eux? Peut être bien. Tout ça pour que je reste. Mais alors, c'était sûr que j'allais partir. Je n'avais plus rien à faire ici. Je n'avais plus de famille. Plus de parents, plus de frère. Juste une cousine, mais elle aussi, je commençais à ne plus avoir confiance en elle. Tout le monde me mentait, alors pourquoi pas elle, non plus? Je commençais à en avoir marre. C'était ce monde qui était pourri. Je n'avais plus qu'à le quitter, lui aussi. J'irais chez les moldus, j'étais sûr que c'était mieux. Je relevais enfin la tête, plus rien n'avait de sens. Mais je n'allais pas craquer comme hier soir. Non je ne le voulais pas. Et pourtant, ça en prenait bien le chemin. Les larmes me montèrent de nouveau aux yeux et je me mis à sangloter. Pourquoi tout le monde me mentait? Hein pourquoi? D'un coup, j'avais envie de tout exploser, tout ce qui était autour de moi. Mais il n'y avait rien. Je descendis des gradins et je marchais dans le parc pour aller dans la forêt Interdite. Non, ça ne me faisait pas peur d'y aller. J'essayais de marcher vite pour pas qu'on me voit. Mais tout le monde me regardait, parce que je pleurais. J'arrivais enfin dans la forêt. Là, je savais qu'on me ficherait enfin la paix. Et surtout que personne ne viendrait me chercher là. Je m'enfonçais dans la forêt. Enfin la liberté. Même si j'étais encore dans l'école, j'avais l'impression de ne plus y être. Je continuais d'avancer. Puis enfin, je stoppais et je m'asseyais par terre. On devait surement me chercher mais je m'en fichais. De toute façon, ce soir, je n'étais plus là.

Je commençais à arracher l'herbe qui était autour de moi. J'étais seul au monde. Mon propre frère qui faisait semblant de vouloir se rapprocher de moi. Que faisait il en ce moment? Sûrement, en train de rire de tout ce que je lui avais dit avec Potter. Depuis que j'étais à l'infirmerie, il n'était pas revenu me voir ou même me renvoyer un mot. J'étais déçu de lui. Comment pouvait il me faire ça? Et de nouveau, les larmes coulèrent le long de mes joues. Si la famille me voyait. Mais je m'en fichais d'eux. Ils étaient comme Sirius, hypocrites. Je ne pouvais compter sur personne. Et je crois c'était ce qui faisait le plus mal en ce moment. J'ai toujours vécu sans amour, jusque là, j'avais réussi à me faire croire que je pouvais très bien m'en passer mais en fait, je savais que ce n'était qu'un leurre et qu'un jour ou l'autre, ça allait me retomber dessus. Et j'étais vraiment naïf de croire que quelqu'un pourrait m'aider. Non personne dans cette école ne le pourrait. Et surtout qu'on ne vienne pas me parler de Dumbledore parce que Dumbledore, je ne lui faisais pas confiance du tout. Comment après tout ça, se sentir bien? J'en étais incapable. Je regardais l'herbe à moitié arrachée et je soupirais tristement. Si je ne pouvais avoir confiance en personne, alors que fallait il que je fasse? J'avais voulu me tuer, mardi dernier, et cet hypocrite de frère m'avait sauvé. Combien de fois maintenant, je lui en voulais. De toute façon, c'était fini, il avait perdu toute ma confiance. Je regrettais même de m'être confié à Remus. J'observais mes mains, encore bleues par mon exploit d'hier.

Oui, je souffrais toujours de mon exploit d'hier et de mardi. Ça me tirait de partout et j'avais envie de m'arracher toutes les cicatrices, pour recommencer à saigner et enfin partir loin et définitivement d'ici. Mais je ne fis rien, pourtant j'étais seul et personne ne savait que j'étais là. C'était tentant. Vraiment tentant mais non, avant de recommencer à vouloir me supprimer, il fallait que je tente la fuite. Le ciel était au contraire de mon humeur, et le soleil était au rendez-vous. Je commençais à avoir chaud pourtant on n'était encore qu'en Septembre. J'enlevais mon pull et je défis un peu ma chemise, non sans remettre mes cheveux en place. Je me calais contre l'arbre et je regardais le ciel. Si j'avais été autrement. Si j'avais accepté d'aller à Gryffondor, aujourd'hui j'en serais pas là. Aujourd'hui, je n'aurais pas eu le sentiment d'être orphelin et de n'avoir aucune famille. Parce que j'aurais eu mon frère à mes côtés. Mais là, j'étais bel et bien seul. Aussi, je n'aurais aucune difficulté à partir ce soir. Je fermais quelques secondes les yeux. Comme si ça allait me réveiller d'un cauchemar. Je les rouvris et malheureusement, je vis que j'étais toujours là. De nouveau les larmes coulèrent le long de mes joues. Ça faisait vraiment mal de se sentir seul et abandonné. Car j'avais l'impression d'être comme ce fameux premier septembre 1971, comme quand pour la toute première fois, je compris que j'avais perdu un frère, mon frère. Et puis ça avait continué l'été dernier et ça ne faisait que s'amplifier de jour en jour. Et de plus en plus, ça me tuait à petit feu, tellement c'était douloureux. Je me demandais même, si quelqu'un connaissait réellement qui j'étais. Personne ne l'avait vu.

La journée devait bien être entamée et cela devait sûrement plusieurs heures que j'étais là. Mais c'était un endroit apaisant, bien plus apaisant que l'école. Au moins, ici, il n'y avait personne pour me trahir ou me mentir. J'étais incapable de faire quoi que ce soit. Juste rester là, sans rien dire, sans effectuer le moindre mouvement. Aucune bestiole aux alentours, et j'étais réellement seul. En plus, de se sentir seul, je l'étais aussi physiquement mais je n'allais pas m'en plaindre. C'était ce que je recherchais. Et soudain, je fermais de nouveau mes yeux. J'avais du sommeil en retard à rattraper puisque cette nuit, alors couché dehors, transformé en chat, j'avais dormi seulement deux heures. J'avais trop réfléchi. Je m'installais alors sur le côté, ma tête appuyée sur mon bras,le moins blessé et je me reposais tranquillement. Il fallait que je arrête de réfléchir. Surtout pourvu, que je ne refasse pas encore ce même cauchemar. Je revoyais le départ de Sirius et puis les parents qui essayaient de m'amener de force chez les mangemorts. Je me réveillais toujours en sursaut au même moment. C'était pour ça que j'étais réveillé tous les jours, depuis fin Août, à 2h du matin avec impossibilité de me rendormir. Là, peu à peu, je fermais les yeux.

Mais peine perdue, je rouvris les yeux, j'étais trop en doute, pour pouvoir dormir. Ils m'énervaient tous autant qu'ils étaient. Ils étaient bien tous les même! Y avait plus rien à dire dessus, maintenant que j'allais partir, je n'avais qu'à couper court avec tout le monde. Oui, adieu le monde magique et leurs hypocrisies. Je me rasseyais et je repris mon activité d'avant, l'arrachage d'herbe. Au moins, j'étais capable de faire ça. Je restais néanmoins sombre. Ces derniers temps, j'allais de déceptions en déceptions. Sirius, Remus, Narcissa, Severus... tous autant qu'ils étaient, ils m'avaient déçus. Je ne pouvais plus compter que sur moi-même. Tout me semblait maintenant si las, j'étais juste qu'un stupide idiot qui ne savait pas faire face à lui même. Mais tout ça allait changer, je me le promettais. J'étais juste dégouté de moi-même, du monde magique et des autres. Et si je n'avais plus le choix? Et si je devais quitter à jamais ce monde, mais qu'on m'en empêchait? Alors quelles autres alternatives me restaient-ils? Et soudainement, une idée me vint à l'esprit. Mais je pensais bien que c'était irréalisable, j'étais trop faible. Je savais que je n'y arriverais pas mais pourquoi pas. S'il fallait que je le fasse alors je le ferais. Tuer Voldemort. Je crois que j'avais déjà eu cette idée loufoque auparavant mais là, je savais que j'allais surement le faire. Je n'avais pas le choix. Il était responsable de tout ça, et en plus je n'avais plus le choix. Je devais tout savoir sur lui et je le détruirais de mes propres mains.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
avatar
'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
▬ Ecrits : 1473
▬ Arrivé le : 12/03/2011

Rapeltout
▬ Camp: Je suis mélangée, faut pas me demander >
▬ Sang: Mêlé
▬ Pensées diverses :
MessageSujet: Re: De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]   Sam 21 Mai - 14:18

Autour de moi dans la classe, les élèves regroupés en binômes discutaient en se fichant complètement du travail demandé, en faisant semblant de regarder dans leurs livres si mes yeux s'arrêtaient sur eux. Ha! Comme si ça allait changer quoique ce soit. De toute façon, je ne faisait que les regarder, je ne les voyaient pas vraiment. Depuis mon réveil, sois tout autour de moi allait trop vite ou bien c'était moi qui était au ralenti. Le plus petit des gestes semblait être une montagne. Ça m'avait tout pris pour réussir à marcher de mes appartements jusqu'au 7e étage. J'avais le vague souvenir d'avoir envoyé promener un collègue qui m'avait fait la remarque que je n'avais pas l'air bien... ça aurait très bien put être Mia, McGonagall, Andrew ou Dumbledore, mais sincèrement, je m'en fichais. J'aurais dut rester au lit ce matin, ça aurait été probablement plus sage mais je n'étais pas pour m'avouer vaincu par un virus qui serait parti d'ici 24 heures, non? Je suis plus forte que ça, et je n'étais pas pour laisser voir mes faiblesses. Des plans pour perdre le peu de crédibilité que j'avais déjà dans les murs de cette école. Il ne se passait pas une semaine depuis que je suis arrivée ici où je ne me demandais pas pourquoi j'avais acceptée l'offre d'emploi du professeur Dumbledore. D'ailleurs, pourquoi m'avoir demander m'échappe encore... lui qui croit que la divination n'est qu'une série de balivernes et considérais même abandonner le cours...

Ma tête était lourde et j'avais l'impression qu'on la coinçait dans un étau et qu' chaque exclamation, chaque rire un peu trop sonore à mon goût, produits par les élèves, on tournait la manivelle pour le resserrer sur les tempes. Jamais est-ce qu'un cours ne me parraisait plus long et pénible que celui-ci. Le temps passait trop lentement, les élèves étaient exhubérants et je n'avais même plus la force de protester pour qu'ils se taisent ou qu'il fassent ce qui était demandé. Je me contentai de rester assise près de la fenêtre et de tenter de tenir bon. Juste comme je commençais à perdre patience, l'horloge au fonc de la classe sonna la fin du cours. Si les jeunes étaient pressés de quitter la classe, je devait l'être encore plus. De l'air, il me fallait de l'air avant que j'étouffe! Une jeune serdaigle vint me poser une question mais je la rembarrai, lui disant de revenir demain parce que j'avais quelque chose d'urgent à faire, et sans un mot de plus, m'élançais dans les couloirs.

J'apperçut une fraction de seconde mon reflet dans une fenêtre. J'étais livide, encore plus blanche qu'à l'habitude, des énormes cernes violacées soulignaient la rougeur de mes yeux, bref j'avais l'air presque morte. Si ce n'était de mes cheveux toujours aussi éclatants, j'aurais pour me faire passer pour une des fantômes du château dans ma robe flottante de mousseline blanche. La lumière éclatante du soleil et la température assez chaude pour ce temps ci de l'anne semblait avoir amener beaucoup d'élèves à l'extérieur, mais je les ignorai. Je marchais, j'avançais jusqu'à ce que mes jambes ne puissent plus me supporter. Heureusement, je réussit à me trouver un petit rocher suffisament gros pour que je puis m'y assoir et me reposer un moment, prenant des grandes respirations. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Je fermai les yeux un moment, le visage tourné vers le ciel. Lentement mais surement, la douleur assourdissante dans mon crâne se résorba. Je semblais m'être sortie d'affaire... Semblais seulement, malheureusement... À peine est-ce que ma tête semblait claire, mon estomac, lui, sembla se retourner. Oh non! Tout mais pas ça!

Rassemblant tout mon courage et mon énergie retrouvée, je me relvai de mon siège pourtant si confortable et piquai un sprint vers la forêt interdite. Je zigzaguai entre les arbre, sautai par dessus des roches jusqu'à ce que je ne puisse plus me contrôler. Je tombai à genoux sur le sol et, appuyée contre un arbre, vidai mon estomac sur le sol. Beurk. Haletante, je restai un moment prostrée sur le sol à tenter de reprendre mon calme. Oh que j'aurais dut restée au lit ce matin. Après quelques minutes, je me remis sur mes pieds, un peu chancelante. Pas question que je retourne au château... je ne savais même pas si j'y arriverais. Lentement, un peu étourdie, je repris ma marche un peu plus lentement dans la forêt. C'étais la première fois que je m'aventurais réellement dans la forêt. Elle m'a toujours intriguée, certes, mais jamais je n'avais osé y mettre les pieds et m'y promener avant aujourd'hui. Le jour, elle faisait nettement moins peur que le soir, c'était évident, malgré la noirceur qui y régnait quand même. C'est avec apréhension et crainte que j'avançais, tournant ma tête à droite et à gauche. C'était silencieux, un peu trop si vous voulez mon avis.

Puis, au loin, sur le sol, une silhouette sombre. Pendant un moment, je me figeai. Et si... et si c'était... Non, ce n'était probablement rien! Pas réflexe, tout de même, ma main se serra autour de ma baguette cachée dans ma manche et j'avançai lentement vers la forme. Lentement, je distinguai des mains, des bras, une tête. C'était quelqu'un... mais étrangement ça ne me rassura pas. Ça pouvait être n'importe qui et ses intentions pouvaient être tout sauf amicale. Ça pouvait être un piège. Tous les pires scénarios commençaient à défiler dans ma tête et je sentis une nouvelle vague de nausée monter en moi. Est-ce que c'était vraiment comme ça que j'allais mourir? Dans une forêt sombre où one ne me découvrirais que des jours plus tard... si on réalisait que je n'étais plus là. Parce que soyons sérieux: qui s'ennuierais de moi de toute façon, si je disparaissait? Pas grand monde... Un rayon de lumière frapa le visage de la personne et je descendit ma baguette, ma respiration sretrouva un rythme normal.

«Monsieur Black, vous savez que vous ne devriez pas être ici, j'espère.» non mais c'étais une conspiration! D'abord Lou, puis Regulus. J'étais désignée pour trouver les élèves qui s'échappaient là où ils ne devaient pas êtres ou quoi?

[HJ: Maman arrive pour te sauver, mon p'tit chou!]

_________________
Regrets collect like old friends, here to relive your darkest moments. I can see no way, I can see no way. And all of the ghouls come out to play, and every demon wants his pound of flesh, but I like to keep some things to myself. I like to keep my issues strong. It's always darkest before the dawn. And I've been a fool and I've been blind, I can never leave the past behind. I can see no way, I can see no way. I'm always dragging that horse around, and our love is pastured such a mournful sound. Tonight I'm gonna bury that horse in the ground Shake it out -- Florence + The Machine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
▬ Lost who he was▬King of Lies
avatar

▬ Lost who he was▬King of Lies
▬ Ecrits : 937
▬ Arrivé le : 10/04/2011
▬ Age IRL : 29
▬Potoloin : dans la salle commune ou avec les Maraudeurs

Rapeltout
▬ Camp: le bien
▬ Sang: pur >
▬ Pensées diverses :
MessageSujet: Re: De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]   Sam 21 Mai - 16:52

Me voilà déterminé à détruire Voldemort, je savais que j'y arriverais. Enfin pour le moment, c'était mal barré, vraiment mal barré. J'étais seul, et puis tout le monde me décevait. Je ne pouvais faire confiance à personne. Je fixais le sol d'un air désespéré. J'avais perdu tout le monde. J'avais de nouveau envie de pleurer. Mais je n'allais pas le faire. Non, il ne fallait pas . Déjà que la moitié de l'école me prenait pour un fou. Pardon, je disais la moitié, non toute l'école me prenait pour un fou. Qu'ils continuent à y croire, ça me faisait des vacances.Oh que oui, j'étais en vacances, loin de tout le monde. Mais en fait, non, ça me poursuivait toujours et encore. Et pourquoi Sirius s'était il amusé à me torturer l'esprit si c'était pour m'abandonner de nouveau comme si rien ne s'était pas passé. Je ne le comprenais pas et je n'allais pas chercher à le comprendre. Lui et moi, c'était fini. Point final, rideau. Il n'existait même plus pour moi. Et la suite? Remus, avec ses grands discours moralisateurs et puis finalement, lui aussi parti. Severus et ses : "si tu deviens mangemort, ta vie changera", qu'il aille se faire voir, et puis Narcissa. Tous des hypocrites, les uns que les autres. Je les détestais tous. J'avais plus jamais envie de les voir et ça allait venir. Ce soir, je partirais loin, très loin et on me fichera la paix. J'allais aussi quitter ce monde pourri et devenir un moldu. Quel rêve!

Et soudain, alors que j'étais dans mes pensées, j'entendis soudainement du bruit. Je me levais d'un coup et je regardais autour de moi. Qui était là? Qui osait venir me déranger dans ma solitude que je chérissais. Je ne voyais personne mais soudain, j'entendis:


«Monsieur Black, vous savez que vous ne devriez pas être ici, j'espère.»


Je fronçais les sourcils et soudain, je vis la prof de divination. Je me retins de pousser un juron. J'avais pas besoin d'un prof par dessus le marché. Je répliquais d'un ton sec et cassant:

Si je le sais? Mais j'en ai rien à faire!! Vaut mieux que je sois ici que en dehors de Poudlard, non?

Oui, là personne ne me reconnaissait mais la déception me rendait amer. En plus, elle ne m'avait rien fait. Elle aurait pu me dire plein de choses parce qu'elle ne m'avait pas vu dans son cours depuis au moins trois semaines. Et elle me regardait sans rien dire. Ce qui m'énerva encore plus, je me mis à hurler:

DE TOUTE FAÇON IL VAUT MIEUX QUE JE M'EN AILLE D'ICI, IL N'Y A QUE DES HYPOCRITES DANS CETTE ÉCOLE!!!

Ok, là, je poussais le bouchon un peu trop loin. Mais je repensais furieusement à mon frère et à son ami. Je regardais la prof et alors je me calmais aussitôt. Seulement, les larmes me revinrent aux yeux pour la millième fois. Je n'arrivais même pas à me contrôler. Je continuais alors:

Ça vous ferait quoi d'apprendre que vous ne comptez pour personne et que vous êtes seul au monde? Parce que c'est ce que je vis en ce moment. Je suis complètement seul au monde... Ils m'ont tous abandonné...

Je détournais mon regard et je préférais fixer l'arbre en face de moi. J'en avais marre et jamais je n'avais ressenti un tel état de désarroi. Et pendant combien de temps, j'allais être comme ça? Parce que je fatiguais réellement. Rien qu'à voir mon visage. J'avais les cernes qui descendaient au plus bas, j'avais les traits tirés et je ne parlais même pas de ma pâleur. J'étais en train de me rendre malade. Alors mes grandes ambitions, pour le moment, je les mettais de côté. Si déjà j'arrivais à fuir ce soir, je serais content mais vraiment content. J'en avais assez, plus qu'assez. Et je serais même prêt à me faire enfermer dans un hôpital pour dingue pour avoir enfin la paix. Mais même seul, je n'arrivais pas à m'apaiser. Je reposais mon regard sur la professeur avant d'imaginer que j'avais les yeux rouges en plus, à force d'avoir pleurer. Mais quelque chose me frappa alors. Elle semblait elle aussi mal au point. Et si, je pouvais trouver une alliée en elle? Et si elle pouvait m'aider sans me tirer des couteaux dans le dos comme faisaient les autres. Je m'approchais alors d'elle et je continuais doucement:

Je suis désolé, je ne le voulais pas mais... je ne sais plus quoi faire, je suis complètement perdu...

Mais je n'allais pas faire les même erreurs. Déjà, je n'allais pas lui dire que je voulais fuir. Même si c'était vrai, c'était un professeur et elle aurait les moyens de m'en empêcher. Et puis, je me posais la question de savoir si elle avait su que j'avais tenté de me supprimer, mardi dernier. Mais je n'allais pas lui dire. Parce que si elle le savait, elle m'en parlerait et si elle ne le savait pas, elle me prendrait pour un fou furieux. Non, il fallait que je m'arrête de jacasser comme une fille et il fallait que je m'apprenne à me taire. C'était possible non? Alors je restais silencieux. Mais les larmes continuèrent à monter à mes yeux et même, elles commencèrent à couler le long de mes joues. J'étais vraiment mal barré. J'étais un garçon de seize ans qui redevenait un petit garçon de cinq ans, effrayé, angoissé, de se voir abandonné par tout le monde et surtout par son propre frère. Je souffrais intérieurement et extérieurement et rien ne pourrait changer, j'étais minable et je le resterait toute ma vie. Si courte soit elle. Je tournais le dos à la prof et je restais, là, misérable, sanglotant pour la quatre cent vingtième fois de la journée. Adieu le sixième année et bonjour le petit élève de maternelle qui venait de quitter ses parents pour la première fois. Oui, madame le professeur, c'était bien moi ça.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
avatar
'Tite démone - Sweeter than heaven and hotter than hell
▬ Ecrits : 1473
▬ Arrivé le : 12/03/2011

Rapeltout
▬ Camp: Je suis mélangée, faut pas me demander >
▬ Sang: Mêlé
▬ Pensées diverses :
MessageSujet: Re: De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]   Sam 28 Mai - 18:39

Si je le sais? Mais j'en ai rien à faire!! Vaut mieux que je sois ici que en dehors de Poudlard, non? DE TOUTE FAÇON IL VAUT MIEUX QUE JE M'EN AILLE D'ICI, IL N'Y A QUE DES HYPOCRITES DANS CETTE ÉCOLE!!!

Je pressai mais longs doigts sur mes tempes, vermant les yeux. Quand il criait comme ça j'avais l'impression que ma tête allait exploser, et ce n'était franchement pas ce dont j'avais besoin. Je ne voulais tout de même pas lui répliquer sur le même ton, non seulement je n'en avait pas la force mais en plus, de le brusquer n'aiderait pas les choses. Ça faisait un bon moment que je n'avais plus vu le plus jeune des Black dans mon cours. Plus calm et effacé que son frère, j'ai toujours préféré Regulus à Sirius. Lui au moins n'essayais pas de foutre le trouble partout où il allait. Mais le Regulus qui se tenait devant moi, énnervé comme pas un, était bien différent de celui que j'étais habituée de voir. À moins qu'il ait toujours été comme ça et que je n'ai jamais remarqué... J'avais la tête qui tournait un peu et je pouvais presque entendre mon lit qui m'appelait, mais moi qui n'avais jamais vraiment été préoccuppée par quelqu'un d,autre que moi (à quoi ça servait, ils finissaient toujours par vous trahir ou vous faire du mal), ne voulais pas laisser le jeune homme seul. Qui sait ce qu'il pourrait faire dans un tel état?

Ça vous ferait quoi d'apprendre que vous ne comptez pour personne et que vous êtes seul au monde? Parce que c'est ce que je vis en ce moment. Je suis complètement seul au monde... Ils m'ont tous abandonné...

J'eus un petit pincement au coeur, parce que sérieusement, qui ne s'est jamais senti comme ça? Surtout à l'adolescence, l'âge ingras où chaque émotion est poussée à l'extrême. Quand on est heureux on le hurle sur tous les toits et on croit que c'est le plus beau jour de notre vie, et quand quelque chose va mal, c'est la fin du monde. Mais qui étais-je pour blâmer Regulusde penser comme, ce n'était pas comme si je ne m'étais jamais posée moi-même la question... Peut-être ma mère, probablement Benjamin... mais l'étendue de mes attachements affectifs s'arrêtaient là... Aussi soudainement que sa colère avait commencée, il venaitde se calmer et s'approchait doucement, lentementde moi, les yeux luisants de larmes. Il y avait quelque chose de brisé en lui, le pauvre petit, quelque chose que probablement personne ne pourrait réparer, surtout pas moi. Déjà qu'en temps normal, je n'étais pas particulièrement douée pour calmer et consoler les gens, quand j,étais visiblement malade comme un chien, je n'aidais pas mon cas.

Je suis désolé, je ne le voulais pas mais... je ne sais plus quoi faire, je suis complètement perdu...

Bienvenue dans le club, Reg. Ce sentiment de ne plus savoir quoi faire, d'avoir l'impression que peu importe la décision prise quelque chose ne tourneras pas rond, je connaissais. J'avais beau travailler de mon mieux pour éviterce genre de situation, apparement, elles, ellesaimaient bien me suivre. Étrangement aussi, elles mettaient souvent aussi Andrew Shelton à profit mais bon... Et avec un "don" comme le mien, il arrive beaucoup trop souvent à mon goût que je me retrouves avec des informations que je ne savais absolument pas quoi faire avec. C'est surtout dans ces cas là que je me sentais pardue. Si j'essayais de faire quelque chose, je pouvais me mettre moi même en danger, et si je ne faisais rien, c'était les autres qui risquaient quelque chose.

«Perdu... complètement perdu... vous ne pouvez pas savoir à quel point je peux comprendre ça, Black...»
répliquai-je d'un ton blanc, en me laissant tomber contre un arbre, prise d'un soudain vertige. Parler aussi franchement, de choses aussi personnelles, avec un élève n'était absolument pas dans mes habitudes mais je n,avais pas toutes ma tête aujourd'hui... Je ne sais pas ce qui le mettais dans un état pareil, ce qui pouvait bien le perdre à ce point, mais en vérité jene voulais pas vraiment le savoir. Ce n'étais pas de mes oignons. «Mais tout va finir par s'arranger, j'en suis sûre... Vous savez que si vous aviez daigné vous pointer dans au moins un de mes cours, vous auriez peut-être pu trouver une réponse à une de vos nombreuses questions...» ajoutai-je pour essayer d'alléger l'atmosphère trop lourd pour moi.

_________________
Regrets collect like old friends, here to relive your darkest moments. I can see no way, I can see no way. And all of the ghouls come out to play, and every demon wants his pound of flesh, but I like to keep some things to myself. I like to keep my issues strong. It's always darkest before the dawn. And I've been a fool and I've been blind, I can never leave the past behind. I can see no way, I can see no way. I'm always dragging that horse around, and our love is pastured such a mournful sound. Tonight I'm gonna bury that horse in the ground Shake it out -- Florence + The Machine
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]   

Revenir en haut Aller en bas
 

De déceptions en déceptions [Pv le premier qui répondra]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Joies, lettres et déceptions
» [Diplomatie] Les Ambassadeurs, les Traités, les petits fours
» Opérations, désillusions, déceptions. [PV Ketsueki Yami ; Saibogu Oniri]
» Bonheurs et Déceptions...
» Quelles sont vos plus grandes déceptions sur pokémon ?
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Unfamous story :: 
Parc de Poudlard
 :: 
Milieu naturel
 :: La Forêt Interdite
-
Sauter vers:  
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit