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 Et si le chemin de la liberté s'appelait la fugue? [Libre]

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▬ Lost who he was▬King of Lies
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MessageSujet: Et si le chemin de la liberté s'appelait la fugue? [Libre]   Ven 22 Avr - 16:32



" Regarde moi bien, je ne leur ressemble pas Me laisse pas là, Envole-moi Avec ou sans toi, je n'finirai pas comme ça"



Samedi 30 Septembre, minuit:


Ca y est. C'était enfin le grand soir. Celui de mon départ. La journée avait semblé passé si lentement que je n'en revenais pas qu'il soit minuit. Mon après midi avec Narcissa, puis le repas dans la Grande Salle. Je me sentais enfin libre. Mais ce n'était pas encore fait. Il fallait déjà que je sorte de la salle commune de Serpentard, en espérant qu'il n'y ait personne. Habillé en moldu, c'est à dire d'un simple pantalon et d'un tee shirt, j'avais préparé un tout petit sac qui contenait à boire et un peu de victuailles. Il était assez petit pour qu'un chat le porte sur son dos, (merci la magie!) . Il fallait que je sois bien dans les temps que j'avais prévu sinon ça pouvait tout gâcher. Je descendis innocemment dans la salle commune, silencieusement surtout. Personne. Il n'y avait personne. Ouf, je sortis donc de la salle commune. Être le plus silencieux possible, le temps que je sois dans les couloirs. Peut être même que je pourrais me transformer en chat. Non, c'était trop risqué, quelqu'un pourrait le découvrir. Je regardais sans cesse autour de moi. Rusard était le plus important à ne pas croiser. Et puis par miracle ou par volonté, je ne savais pas, je réussis à sortir du château. J'étais dans le parc, dehors. Je respirais un bon coup. J'avais réussi le plus dur. Maintenant, il ne me restait plus qu'à me barrer de cette école. Je restais toujours silencieux. Le moindre bruit pouvait me perdre. Je repassais par l'endroit où j'avais enfin tout mis à plat avec Sirius. Et je me mis à penser à mon frère. Je me sentis alors très mal. Je savais que si je me barrais, je lui ferais du mal mais d'un côté je n'avais pas le choix. Je n'en pouvais plus de vivre dans l'enfer. Je continuais mon chemin avec un léger pincement au coeur. Je venais tout juste de retrouver mon frère mais j'allais le quitter, sans rien dire de plus de tout ce que j'avais dit auparavant. Je n'avais pas le choix, personne ne le comprendrait donc?


Je me précipitais jusqu'au grand portail qui menait à la gare où on prenait le train. Il était fermé. C'était à moi d'agir maintenant, en me transformant en chat, j'étais assez mince pour passer à travers les barreaux. Je me transformais alors. Et en tant que chat, je réussis à passer entre les barreaux. Puis, je repris ma forme humaine. Liberté chérie, enfin te voilà. Je me sentais d'un coup plus... plus libre et je décidais que pour cette nuit, j'allais rester dans les parages. Je continuais néanmoins d'avancer assez loin pour pas me faire repérer par quelqu'un. Tout me semblait si clair maintenant dans ma tête. Je n'avais plus besoin de réfléchir, j'avais enfin agis. Je me sentirais plus libre. Je l'étais d'ailleurs. Je dépassais la gare de l'école puis je continuais à marcher, d'un pas vif et rapide. Maintenant, tout ce qui m'importait, c'était de ne pas me faire pincer par quelqu'un sinon j'étais mal. Parce que non seulement, je serais obligé de retourner en enfer mais de plus, je ne pourrais plus me barrer car si ça venait aux oreilles des Black, je n'imaginais même pas les conséquences pour moi. Mais je ne voulais pas y penser. Parce que rien que d'y penser, ça me faisait peur. Quel lâche, avoir peur des conséquences de ses actes. Puis je repensais à mon frère, et ça me fit mal, très mal. Et si finalement, je n'étais pas assez fort pour pouvoir suivre ce que j'avais décidé? Non, il fallait que j'arrête de perdre le peu de confiance que j'avais en moi. Je pouvais y arriver. Non de nom! J'étais Regulus Black tout de même, je savais que j'étais capable de survivre dans la nature. Je n'étais pas un peureux tout de même.


Finalement, je décidais de continuer à marcher, jusqu'à Londres au moins, parce que j'avais pas envie de regretter ce que j'avais déjà commencer, c'était trop tard pour reculer maintenant. Je continuais d'avancer mais peu à peu, je commençais à fatiguer. Le jour allait maintenant commencer à pointer son nez et ça faisait bien cinq bonnes heures que j'avais marché. Je n'étais pas encore arrivé à Londres mais la fatigue se faisait déjà ressentir. Finalement, j'étais bien fou de vouloir partir comme ça. Mais néanmoins, malgré la fatigue, je continuais mon chemin. Bien plus lentement, mes yeux voulaient se fermer également. Mais je ne pouvais pas m'arrêter. On pouvait me repérer à chaque moment. C'était peut être ce sentiment d'insécurité qui me donna un peu de force pour continuer. Mais j'étais épuisé et je dus me poser contre un arbre. Mes yeux se fermèrent doucement et sans m'en rendre compte, je m'endormais peu à peu. Puis quand je me réveillais, il faisait jour complet. Je ne savais pas quel heure il était et en plus, je n'avais pas pris ma montre, ce qui était embêtant. Je me levais, me frottais les yeux et je décidais de manger, la pomme que j'avais emporté. Non pas que j'avais faim, mais si je voulais continuer à marcher, il fallait que j'ai quelques glucides dans mon corps. Enfin, jrepris ma route, je ne savais pas où j'étais. Mais je devais être loin de Londres, de plus, il n'y avait pas de villes aux alentours, juste des champs, des chemin et une forêt au loin. C'était désert et le temps était encore assez agréable. Je me serais presque cru en randonnée. Mais j'étais seul, enfin seul. J'écoutais le chant des oiseaux, c'était le seul bruit qu'il y avait. Ça me semblait si... calme. Loin des tourmentes de la vie d'écolier, je me sentais apaisé intérieurement. Si c'était la bonne solution pour aller mieux alors j'avais bien fait de partir. Je n'en revenais pas, moi, Reg Black, le type le plus dépressif au monde, j'arrivais à me soigner tout seul. Je fis une nouvelle pause, après avoir marché un long moment. Au moins, je pourrais toujours me vanter d'avoir marché aussi longtemps. Je bus un peu d'eau puis je repris ma route. En même temps, je me demandais si à l'école, on avait déjà remarqué mon absence. J'avais beau dire que je m'en fichais, je m'en inquiétais tout de même. Ma crainte était que si on découvre que je n'étais plus là, on se lance à ma poursuite. Je n'avais pas pris la peine d'effacer mes traces en plus. J'étais pas malin, sérieux moi des fois!! Mais je m'enlevais vite cette idée de la tête et néanmoins, j'accélerais la cadence de mes pas. J'avais peur. Sale lâche!


Je continuais d'avancer, et je remarquais que je m'approchais de plus en plus de la forêt. Je ne savais toujours pas où j'étais et la journée avait l'air bien entamée. Le soleil allait sous peu disparaître pour laisser place à la nuit. J'avais donc marché encore presque une journée entière. Et ma fatigue grandissait de plus en plus. Tout comme mon inquiétude à me faire attraper. Je savais que ça allait m'empêcher de dormir, donc il fallait que je continue à marcher. Autant avancer que de perdre son temps inutilement. Je pénétrais enfin dans la forêt et la nuit était tombée. Je commençais réellement à prendre peur qu'un danger me tombe dessus. Et ça pouvait être n'importe quoi. Je ne pouvais pas utiliser la magie sinon c'était bon pour qu'on me retrouve dans la demi-heure qui suivait. Non, non, je devais agir tel un moldu. Passer outre le fait qu'il pouvait y avoir des bêtes affamées. Et même me transformer en chat, était difficile car j'allais user de la magie et je n'étais pas majeur. Donc vite repérable. Je continuais d'avancer, un peu moins sûr de moi- même. En plus, je commençais à avoir froid. Bon je serais quitte, je crois à avoir un bon rhume. Mais tant pis, obtenir sa liberté demandait des sacrifices et j'étais prêt à les faire. Et puis, il était juste un tout petit peut trop tard pour que je fasse demi tour. Alors autant continuer à avancer. La nuit était plutôt calme, néanmoins, le bruit du vent dans les arbres était assez effrayant. Il se mit alors à pleuvoir et en l'espace de quelques minutes, je me suis retrouvé tout trempé. Décidément, tout jouait contre moi. J'allais m'abriter sous un rocher qui traînait et j'ai alors attendu. Je me suis reposé un peu, je n'étais pas non plus rambo ou Indiana Jones pour parcourir tant de chemin sans être fatigué.

Un autre jour commença et je repris ma marche, reposé. La pluie avait cessé de battre et je commençais à éternuer. Et puis, enfin, je sortis de la forêt et au loin, j'aperçus une ville. Je n'étais pas encore arrivé. Je pensais en avoir pour au moins la journée avant d'arriver dans cette ville, qui ne devait pas être Londres. Je continuais ma marche, tranquillement. Jusque là, je n'avais pas eu affaire à qui que ce soit. Tant mieux, j'avais pu voyager tranquillement. Mais je savais que quand j'arriverais à Londres, ça serait le jeu du chat et de la souris ou si vous préférez, du gendarme et du voleur. Il ne fallait pas que je me fasse avoir, c'était tout. Je repensais à mon frère puis à Narcissa, je les avais déçu, je pense. Partir comme ça sans rien leur dire. Je me mis alors à pleurer doucement. J'allais tellement mal et je ne m'en rendais pas compte. J'en avais marre de porter un masque. Je continuais ma route, le moral plus bas que jamais. Le fait de quitter Sirius m'avait d'un côté profondément blessé dans le sens où je venais juste de le retrouver et je venais de faire une connerie monumentale de partir maintenant. De l'autre, si j'avais attendu, je crois que je j'aurais fait pire que partir alors il avait mieux valu que je parte. Le chemin était étrangement désert et je commençais même à me demander s'il ne valait mieux pas que je reste par ici plutôt que de continuer ce beau chemin vers Londres, la foule, et surtout … la peur de me faire attraper. Je commençais à me lasser de marcher et puis soudainement, je me suis vu proche de la ville et les chemins se tranformaient en route, et la désertification s'arrêta pour laisser place au bruit et au monde. Je venais d'arriver en ville. Etait-ce Londres? Pas besoin de demander, rien qu'à voir l'agitation qui y régnait, j'avais ma réponse avant même d'avoir demander la question. Maintenant, je ne devais plus me faire repérer et le meilleur pour moi, c'était que je reste discret et que je reste du côté moldu pour me fondre dans la masse. Sauf que maintenant, après ma petite randonnée, j'avais plus l'air d'un clochard que d'un moldu qui venait d'arriver dans une nouvelle ville. Mais tant pis, une nouvelle vie s'offrait à moi. Et je savais que cette nouvelle vie je la méritais. Tout ce que j'espérais c'est que je ne me comporterais plus comme un gamin pleurnichard comme quand j'étais à l'école, sinon c'était comme ça que j'allais me faire repérer et le but du jeu était que justement fallait que je me fasse discret sinon c'était mort pour moi. Et de plus, si je me faisais attraper, je savais alors que ma seule solution serait... serait d'en finir. Mais je n'en était pas là. Au contraire, il s'agissait d'agir avec parcimonie pour éviter de me faire repérer. Tout d'abord, je restais du côté moldu et puis, je commençais à traîner. Après deux nuits passée dehors, j'étais engourdi au froid. Non, je n'avais plus froid. Et oui, j'arrivais à me sentir un peu mieux. Mais ce n'était pas gagné pour que je retrouve ma joie de vivre que j'avais perdu il y avait bien longtemps. Oui j'avais perdu qui j'étais et personne ne pourrait m'aider. Je regardais autour de moi, les gens ne faisaient pas attention à moi. Tant mieux. Je marchais plus lentement et fis semblant d'être un touriste. Mais au fond de moi, j'avais toujours ce sentiment de culpabilité. Arrivé à un pont, je décidais de m'assoir sur un banc et de regarder les autres. Ca me reposait un petit moment. Mais je savais que je ne pouvais pas trop rester. Il fallait éviter que je me fasse repérer.

Je repris mon chemin et je continuais de faire semblant de rien mais en même temps, je surveillais qu'on ne me suivait pas ou qu'on ne me repérait pas. J'étais mal barré, croyez-moi. Car les moldus allaient surêment se demander ce que foutait un gamin de 16 ans ici. Mais d'un côté tant mieux,si je me faisais attraper par les moldus. Au moins, je n'aurais plus à m'inquiéter des sorciers qui me cherchaient. Car, je pensais qu'en trois jours d'absences, ils avaient dû se rendre compte que je n'étais plus à Poudlard et même si les trois quatre jours d'avant mon départ, je n'allais plus à Serpentard ni en cours, ils avaient dû me chercher partout. Je repensais à mon frère mais aussi à ma cousine. Et là, malgré ma promesse de me tenir un peu civilisé, je me suis remis à pleurer, doucement, sans bruit. Je me faisais du mal tout comme je leur en faisais. Mais j'avais prouvé à Sirius que j'étais capable du pire et j'espérais enfin qu'il comprenne que je ne pouvais plus rester par moi même. Et encore moins à Serpentard. La nuit allait tomber quand je décidais de chercher un endroit à l'abri pour dormir. Sous un pont, par exemple. Et enfin surtout, je remarquais que je n'étais pas le seul jeune à rester dans la rue. J'essayais de m'approcher d'un groupe, dans l'espoir que je puisse rester avec eux. Peine perdue, ils n'étaient pas très accueillants alors je suis parti. Et je m'installais sous un pont. Au moins, je savais que personne ne réussirait à me trouver ici. Je m'allongeais à même le sol et commençait à fermer les yeux. Cette nuit, serait nuit de vérité, à savoir si j'étais apte à vivre dans la rue. Mais en même temps, je m'inquiétais de savoir si jamais quelqu'un me trouvait, ce qu'il pourrait m'arriver et ça m'empêchait de dormir... Je n'étais pas tranquille.Mais dans ma situation, comment ne pas l'être? Au moindre bruit, je sursautais. Je me rassis et me tenais contre le mur du pont. Je n'arriverais pas à dormir alors autant monter la garde. Et tant pis, si mes cernes s'accentuaient. Tant pis, si j'allais finir par tomber malade à force de rester éveillé. Tout ce que je voulais, c'était ne pas me faire prendre. Ni par les Black, ni par les Mangemorts, ni même par les sorciers. Et peut être même qu'à force de rester sans dormir, j'allais m'endormir pour ne plus jamais me réveiller. Cependant, mes paupières commençaient à devenir lourdes et peu à peu, je me sentais assoupir. Non, il ne fallait pas que je dorme, je devais surveiller les alentours mais petit à petit, je n'arrivais même plus à lutter contre.Je fermais les yeux et m'endormis. Je me réveillais soudainement en sursaut. Il faisait encore nuit et dans ma tête et j'avais encore les images de mon cauchemar. Je me voyais rattrapé par ma famille. Et je me voyais enrôlé chez les mangemorts. Je me remontais mes jambes contre ma poitrine, signe que j'étais encore angoissé.

J'avais vraiment peur de me faire attraper. Mais au moins, si je me faisais attrapé, je préférais que ce soit par des moldus. Au moins, je savais que je ne serais pas obligé de faire des choses dont je n'avais pas envie. Je regardais autour de moi, mordillant ma lèvre jusqu'à en saigner.Et soudain, je me remis à pleurer, silencieusement. Non mais là ce n'était ni le lieu, ni le moment. C'était un bon moyen de me faire repérer. Mais je devais rester là. L'endroit était désert, sale et il semblait que personne n'y avait mis les pieds depuis des années. En fait , ça semblait être abandonné de tous, tout comme moi je l'étais. Je restais toujours en alerte de peur de me faire repérer mais le seul souci, c'était que je me sentais terriblement mal comme si mon acte de fugue n'avait rien changé à mes problèmes. Et je regrettais beaucoup d'avoir quitté Sirius. Sirius, j'avais plus que besoin de lui. Je voulais inconsciemment, qu'il me retrouve. Mais je ne voulais pas tomber sur les mangemorts car je ne voulais pas en devenir un. Et tant pis si je finissais clochard dans la rue, au moins, je serais libre d'avoir fait mes propres choix. Celui de vivre ou bien celui de mourir. Mais je n'en étais pas encore là.

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MessageSujet: Re: Et si le chemin de la liberté s'appelait la fugue? [Libre]   Sam 23 Avr - 9:38

    Lundi 1er Octobre, 10H

    Severus marchait d'un pas rapide et assuré dans le dédale des cachots. Ses yeux lancés des éclairs plus noirs que d'habitude et sa démarche trahissait sa rage. Il avait osé ! Regulus Black avait osé fuir Poudlard ! Cela faisait plusieurs jours qu'il ne croisait plus le jeune garçon dans la salle commune des Serpentards, il commençait à se poser des questions. Il savait, mais espérait que ce n'était qu'une rumeur, que le jeune Black s'était rapproché de son frère. Un peu trop rapproché. Il serra les dents à cette pensée. Depuis quelques minutes il avait la preuve que Reg venait de fuguer. Un élève de deuxième année l'avait vu avec un sac aux alentours de minuit il y a deux nuits. A première vue, Regulus sortait des cachots d'un air anxieux et pressé. Severus n'avait pas besoin de plus d'informations, son esprit vif en avait déjà tiré toutes les conclusions nécessaires. Et il n'y avait rien de plus à dire : Regulus Black venait de fuguer de Poudlard. Point final.

    Il devait trouver Cissy, c'était urgent. Elle seule comprendrait, elle seule pourrait l'accompagner. Car Severus était bien décidé, en cette matinée d'octobre, de ramener le jeune Serpentard égaré au cachots. Son amie, qui était la cousine de Reg en plus, devait certainement être dans la salle commune, il y entra donc sans plus de cérémonie. Chacun de ses gestes trahissait sa colère et sa déception. Oui, Regulus Black l'avait décu en décidant de quitter le château. Mais ça, il n'était pas près de l'avouer. Car même si les deux garçons étaient proches, Severus le considérait un peu comme son frère, ils n'avaient pas pour habitude (ni l'un, ni l'autre) d'exprimer leurs sentiments. Severus essayait de rester impassible et scrutait la salle du regard. Il aperçu Narcissa dans un coin, penchée sur un parchemin. Il s'approcha d'elle et lui dit rapidement, les idées s'entrechoquant dans sa tête :

    «  Cissy, on a problème. Reg' s'est enfui. J'ai besoin de toi. Il faut qu'on trouve un moyen de sortir. Il faut qu'on trouve un moyen de le retrouver. Bella.. transplanage, je sais pas. » Il reprit son souffle et se rendit compte que sa dernière phrase ne voulait rien dire. Il se repris une contenance et dit d'une voix posée. «  Peut-être que Bella pourrait prétexter un évenement famillial important, auquel je serais invité, ou alors on devrait trouver le moyen de quitter le château pour transplaner. Je suis majeur, il faut juste quitter l'enceinte. Enfin, tu connais les règles. Tu as une idée ?  »

    Il regarda autour de lui, les jeunes élèves étaient occupés à un tournoi de batailles explosives. Ils ne faisaient pas attention à eux. Si les deux Serpentards en venaient à quitter le château, il valait mieux que cela reste secret. Severus avait confiance en peu de gens dans cette salle, hormis Narcissa évidemment. C'était des Serpentard après tout ! Devant l'air un peu intriguée de son amie qui venait de poser sa plume, il reprit

    «  Je t'expliquerai tous les détails en chemin, c'est une longue histoire. Mais pour commencer, tu as remarqué que Reg' ne venait plus dans la salle commune depuis quelques jours ? Et bien, un des élèves l'a vu se promener à minuit dans les couloirs il y a deux jours. On a pas de temps à perdre, j'ai peur que Sirius retrouve ton cousin avant nous.  »

    Rien qu'à cette pensée, la veine de sa tempe se mit à battre un peu plus fort. Il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour ramener Reg à la raison et l'éloigner de son frère. Et il savait que la jeune fille serait de son avis, il n'en doutait pas un seul instant.
    Il tremblait d'impatience. Il voulait, il le sentait, il devait faire quelque chose. Parce qu'il était attaché à ce garçon, mais aussi parce que ça ressemblait furieusement à un affrontement indirect avec Sirius. Il ne voulait pas perdre cette bataille. L'affrontement indirect nécessitait de la fourberie, et Severus Rogue était l'un des Serpentard les plus sournois. Alors que l'aîné des Black allait se laisser guider par la pitié et les sentiments. Décidément, les Rouge&Or privilégient vraiment le biceps à l'intellect.



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